that’s it, that’s all…

douzième offrande 22/11 (29 jours avant le 21 décembre… atiguidou…)

OK that’s it ! j’abandonne… I give up… je démissionne… je dépose et rends les armes… finie la bataille, basta l’combat… bye bye les efforts… depuis trop longtemps que j’essaie, that’s all… tanné d’essayer… d’être quelqu’un, d’être quelque chose, de me rendre à quelque part, d’être de ce monde… je n’essaie plus… je n’essaie plus d’être qui ni quoi que ce soit… dorénavant en ce monde mais plus de ce monde… je coupe les ponts… la marionnette coupe ses fils…

premièrement, je ne suis plus le fils de ma mère, elle est morte depuis des années… plus le fils de mon père non plus, parti encore depuis plus longtemps lui… plus le disciple de mon maître non plus car il a quitté son corps depuis belle lurette lui aussi et en plus comment être en relation avec un être qui n’y était même plus anywayfull orphelin donc, et assumé à 100 %… bonne chose de faite… plus léger… feeling d’ange… plus le descendant de personne bibi… rien à poursuivre ni à respecter comme tradition…

encore le père de mes filles ? si elles le veulent bien… moi je suis plus que willing… mais elles n’ont plus besoin de moi au quotidien… rendues grandes les belles… bien sûr, je continuerai de prendre soin du mieux que je le peux, de loin, avec bienveillance, continuerai de les voir une fois de temps en temps comme je l’ai fait hier… d’ailleurs ai lunché avec ma plus jeune et l’ai aidé à gonfler ses pneus d’auto, suis allé voir un film (lincoln excellent en passant!) et prendre une bière et manger des nachos avec ma plus vieille… bien belle journée papa-fifilles… alors si elles veulent encore un père, ça me fera plaisir de jouer ce rôle pour elles, sinon, je pourrai être un de leurs alliés, un elder, conseiller, parrain, ami, compagnon de route sous une forme quelconque… tout ce dont elles ont besoin, je suis là… car l’amour sera toujours là aussi…

aujourd’hui, je mets ma maison peut-être à vendre… pas certain que je veux la vendre… si le ou la ou les bons(nes) acheteur/euse(s) se manifeste(nt), si ça fait bing ! je la vendrai… c’est ce que ma maison veut… elle veut se mettre sur le marché et se faire désirer… je sais, elle me l’a dit cette nuit pendant que je dormais… ça m’a même réveillé… et si c’est le cas, alors on se dira adieu elle et moi et je poursuivrai mon chemin… vers où ? aucune idée… mais le pont quand on arrivera à la rivière right ? et si ça ne se vend pas, alors je resterai ici, tout à fait OK aussi… pile ou face la vie ? sans problème ! toute la même chose dans ce grand casino anyway… 

j’ai eu beau essayer tout faire, surtout de mon mieux, mais je ne sais plus quoi faire de plus… plus envie de faire la job de bras, plus envie de faire l’effort, encore moins les efforts, plus envie d’essayer, de tenter, de pousser la puck tout seul dans les coins

dorénavant seulement envie de couler, avec la rivière ou avec le vide, envie de suivre le courant, de suivre le flow… flow pow wow… envie de laisser la vie me posséder, m’animer, me mouvoir, envie d’être une marionnette sans fil, envie de ne même plus co-créer, God and me fini, je suis prêt à lui remettre tout le pouvoir… fais ce que doit grand esprit, j’obéirai… j’t’écoute… ready… même plus envie de méditer, simplement ne plus rien faire et attendre patiemment… quoi ? aucune idée !

envie d’être paresseux aussi, de ne faire que ce que j’ai envie, de ne faire que ce que la vie me dictera comme juste, au bon moment… envie de prendre de grandes marches inutiles vers nulle part, et de revenir, ou pas… envie de me perdre dans les bois juste parce qu’il fait novembrement beau… envie de jouer, de la musique ou dehors, chanter et rire, envie de me prendre à la légère, de rire de moi, rire de mon moi (et de rire de vous aussi mais ça je ne vous le dirai pas car je vous sais susceptibles)… envie d’être une joke unto myself… et de jouer la vie, cette grande pièce comico-tragique, de me laisser jouer un tour par la vie, envie d’être manipulé par les esprits, envie de me faire faire un tour de piste dans ce grand cirque du soleil… et de la lune et des étoiles… envie de me faire mener par le bout du nez par l’existence… et envie de rien si c’est que vie veut…

ça y est, je passe de l’autre bord… sioux… j’ai fait tout ce que j’ai voulu faire, ai fait tout ce que j’ai pensé pouvoir et vouloir et devoir faire pour en arriver au point de départ anyway encore et toujours pour revenir à la même place… alors c’est le temps de voir ce qui se passera, ici ou ailleurs, si je me tasse et prend place sur le banc du passager et que je remets les clés au bonhomme d’en haut (expression qu’utilisait mon père pour désigner dieu lorsqu’il était dans les AA)…

et vous ?

tendre la main et franchir le seuil…

onzième offrande 21/11 (30 jours avant le 21 décembre… hipipip… où ? là !)

tendre la main, tourner la poignée et voir ce qui se cache de l’autre côté… l’autre côté du connu, l’autre côté du mur, l’autre côté de la vie, l’autre côté de la mort… oser la folie pour risquer le génie… oser tout simplement être ce que être aurait pu, ce que être est… tout lancer en l’air et ainsi soit-il…

tendre la main, tourner et oser faire le premier pas dans l’inconnu, dans le non encore su, le non encore vécu, le non encore dit… mais le déjà là, le déjà ici… franchir le seuil et plonger dans l’éternité du moment… la vie, la mort, la totalement totale totalité de l’être… et plus encore…

tendre la main et franchir le seuil et la porte et sortir du cadre sans savoir où cela mène, sans savoir ce qui s’y cache derrière, la porte… sans savoir ce que le prochain moment nous réserve… sans savoir qui l’on est lorsque ce pas est franchi… une fois pour toute… pas à pas, pas ou pas…

tendre la main, à l’autre, à soi, sans jugement, sans attente, le coeur ouvert, reconnaître ses erreurs en toute sincérité et humilité, demander pardon et continuer… pardon accordé ou pas… continuer, continuer…

tendre la main à l’ombre de soi, à l’ombre en soi, à l’ombre tout court… regarder sa propre face cachée et mystérieuse, épeurante, inconnue, et dire oui, à tout, surtout ce à quoi l’on voudrait dire non… oui quand même… et mettre la certitude de côté car le diable est dans ces détails et le bon dieu sans doute, le bon dieu s’en doute… se mettre le nez dedans, les détails justement, et quêter, enquêter, s’enquérir…

tendre la main et quêter, ne rien attendre, tendre la main et la laisser là, ouverte, vulnérable et disponible, sans savoir ce qu’elle recueillera, ce qui s’y ramassera… peut-être rien, peut-être tout… peut-être pas…

tendre la main, son clavier et ses mots, vers vous le monde, humbles offrandes du chroniqueur aux lecteurs/trices, dire son coeur, qui sera lu, vu, su… ou pas… et, vice versa, offrandes des lecteurs/trices au chroniqueur, tendre ses yeux et ses oreilles, lire les écrits, les mots dits, offerts, librement, sans arrogance, ni méfiance, ni défiance… deux mains tendues, qui se rencontreront peut-être, qui se toucheront possiblement, ici, maintenant, plus tard ou là-bas… ou pas… deux mains libres ouvertes au gré du temps…

tendre la main avec son coeur dedans, ouvert au vent du large, sensible au goût du sable… coeur battant, battu, batté souvent, aussi… par l’autre ou par soi-même… coeur attendri et coeur meurtri de vie…

tendre la main pour faire la paix, cette paix toujours plus loin qui inclut toutes les guerres, tourments internes, en soi, conflits externes hors soi, face à moi, face à toi, face à face…

tendre la main tendre, la peau rugueuse… peau de bébé, peau basanée…

tendre la main et dire oui, dire je ne sais pas, dire pourquoi pas ? s’avouer, vaincu, gagnant car ayant tout perdu, ouvrir la main et se livrer, se montrer, tel quel.. à nu, à vif… sous la peau, derrière les masques… la main tendue, le coeur tordu…

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quant à mon auteur du moment dont je vous parlais hier : http://www.wisefoolpress.com/

le mur du cash et le trésor évident…

dixième offrande 20/11 (31 jours avant le 21 décembre… houra !)

quel beau stunt publicitaire ! quelle idée formidable ! trop beau pour ne pas vous la présenter et l’utiliser pour partir une chronique ce matin, en ce superbe temps automnal, alors allons-y donc… chronique pas rapport, mais un peu quand même… chronique légère en ce matin d’une autre belle journée annoncée, aveu cashé dans une chronique…

la photo ? de la compagnie 3M, shoppe à génie s’il en existe une en ce monde, a déposé 3 millions de dollars dans ce mur transparent sur un coin de rue à Londres… librement… ou presque… à la vue de tous et toutes, à la disposition de la population… enfin presque… 3M fait ainsi la promotion de son nouveau verre incassable…

que j’aime cette audace, que j’apprécie ces gens qui ne font pas simple, qui osent faire différent, même être un peu baveux… qui vont dans les coins, qui bidulent, qui ouvrent la voie, qui défoncent les murs – et qui offrent de le faire…

si je vous parle de ce mur de cash ce matin, ce n’est pas pour parler de mur, ni de cash… pas grand chose à en faire de tout ce cash, je vis dans le bois… et vous non plus car je sais que l’argent ne vous intéresse pas… non, ce mur de cash n’est qu’une excuse… si je vous parle de ce mur ce matin, c’est pour vous partager ma lecture du moment… une lecture que je ne saisis pas encore vraiment… alors je la partagerai avec vous de façon timide, discrète, indirecte, ptit bout par ptit bout… en fait je la partagerai mais presque pas… que par mots détournés…

mais attention, si vous décidez éventuellement de mettre vos yeux sur les mots de cet auteur que je ne nommerai que dans une prochaine chronique seulement car par encore prêt à partager le quêteux, votre vie risque d’être bouleversée pour toujours, comme jamais auparavant… et peut-être que vous m’en voudriez pour toujours… et pas certain si je veux ça…

une lecture pour les audacieux/ses, aventureux/ses, pour ceux et celles qui veulent en finir avec la limitude de leur existence, en finir avec ce que l’on connaît, ce qui nous semble certain… pour ceux et celles qui veulent se faire brasser les yeux et le reste par des mots, ceux et celles qui veulent en finir avec les mots creux, avec les mots vides, les formules new agies, les traditions mortes, le sweet nothing, les discours sans base d’expérience, les mots des autres…

cet auteur est un américain… une quarantaine d’années, un gars ordinaire… ben ordinaire… il parle d’éveil mais de façon crue, non orthodoxe, américaine… il blaste les gurus, dit fuck souvent, brasse les religions, nos outils de croissance… ses mots dérangent fondamentalement, lui me dérange jusque dans mes sous-vêtements… mais je continue à lire justement parce qu’il me dérange… et ça m’arrange d’être dérangé… d’être bafoué dans mes croyances et mes convictions… et on aime ça être dérangé(e) vous et moi non?

il existe un certain lien entre le message de cet auteur et la publicité du mur du cash… principalement la façon différente de passer un message… une façon de mettre en évidence ce qui est évident, mais si évident qu’on finit par ne plus le voir… l’argent ou la vie, l’éveil ou la vie… dans le cas du mur du cash, le trésor monétaire est à la vue de tous/tes… prend l’oseille et tire-toi… du moins essaie… dans le cas de l’auteur mystère, même chose… par son message, il met en évidence ce que l’on pense chercher mais ce que dans le fond, on ne veut pas vraiment trouver… ce que l’on a jamais perdu… ce qui est toujours là, disponible, up for grabs…

ce very simple guy nous met en pleine face que nous sommes confortables avec nos  fantasmes, nos illusions, confortables à chercher mais pas vraiment intéressé(e)s à trouver… cozy cozy à ne pas trouver car toute notre vie serait virée à l’envers dans ce cas… alors nous nous contentons de tourner autour du pot, sans vraiment s’approcher du trésor…

alors chronique agace, chronique teaser… chronique à suivre… comme la vie…

se glisser hors du poids du monde…

neuvième offrande 19/11-2 (32 jours avant le 21 décembre… bing !)

certain(e)s portent le monde sur leur dos, d’autres l’évitent… certain(e)s portent tout le poids du monde sur leurs épaules, d’autres lévitent…

certain(e)s si, d’autres non, pour éventuellement, ah finalement ! s’en libérer…

temporairement, longtemps, définitivement, une fois de temps en temps, une fois pour toute, une foi pour toutes et tous… pendant que la vie regarde ailleurs, zoup… en profiter pour s’évader hors du monde, hors du temps, glisser hors gravité, s’échapper hors soi, à fleur de peau… et re zoup… et gloup…

se glisser hors du poids du temps, comme l’alouette et comme le vent… surfer sur la vague du temps, qui prend le mien, qui prend ton temps et tout son temps…

se glisser hors du temps qui passe, à chaque seconde, tour de passe-passe… le voilà qui vient et qui passe et repasse, chaque minute et chaque instant, instant tanné, instant dompté, instant fané… et temps qui passe et qui dépasse…

se glisser hors la loi, hors la peau, hors le temps… flotter, s’évanescer, et transcender…

zoup et rezoup…

rentrer dans l’mur pour s’en sortir…

huitième offrande 19/11 (31 jours avant le 21 décembre… toc !)

rentrer dans l’mur pour s’en sortir,
rentrer dans l’mur pour en sortir,
rentrer dans l’mur ou en mourir,
rentrer dans l’mur pour en mourir,
rentrer dans l’mur et aboutir…
rentrer dans l’mur et en finir…
pour en finir avec le désir…

si les murs ne viennent pas à nous, pourquoi ne pas courir après eux ? eh oui, pourquoi ne pas chercher les murs dans la vie… ou du moins les inviter… les laisser venir à nous… les murs, du moins ne pas les éviter… car la route risque d’être longue et de nous y mener de nouveau…

les murs pour rentrer dedans, les murs pour se faire rentrer dedans… et à travers, right true le mur… Humpty Dumpty ou Waterloo…

les murs sont riches, les murs sont durs, les murs sont sûrs… et certainement très éclairants… pour nous faire comprendre, nous désemmurer, nous démesurer, nous grosses têtes dures… tête dure, coeur mou, tête sûre, coeur fou, tête mûre, coeur doux…

les murs qui nous emmurent, les murs qui nous murmurent,mais qu’on écoute rarement c’est sûr… les murs ? oui les murs, pour quand c’est dur, pour quand c’est mûr, pour quand c’est le temps et le bon moment… quand la leçon doit être apprise, v’là l’mur, v’là l’mur… quand la leçon doit être comprise, voilà le mur qui attend sa prise…

besoin de liberté ? de briser les chaînes ? de couper les ponts ? de sortir du cadre ? de prendre votre envol ? de lâcher prise ? peut-être mais… pas certain que ça soit la bonne voie… sérieusement… the only way out is in… le mur… tout le monde dedans… le mur… les durs de durs… les mûr(e)s, les dur(e)s, les pur(e)s…

imploser, s’éclater de l’intérieur, se rentrer dedans, creuser le tunnel… long, ardu et tortueux chemin jusqu’aux trippes… good trippes, bad tripppes… full trippes…

pas toujours évident comme destination le mur je sais, mais il semble que quand la vie est mûre… v’là l’mur… le mur apparaît sur la route, là aucun doute… temps mûr pour le mur… et y rester tant que ça dure, rester debout, prendre le temps…. maintenant, tout le temps… sentir le mur pour ce qu’il est, jouir du mur pour ce qu’il révèle… et le message risque d’être surprenant…

bon mur à vous… quand ça sera le temps…

art: george cousot via Facebook

voir dans le noir…

septième offrande 18/11 (32 jours avant le 21 décembre… tac !)

salut noirceur, bonjour lumière, allo lecteur/trice… salut l’ami, salut lumière…

la nuit… noire, sombre, vide, rien… puis ouvrir les yeux, même dans le noir… ouvrir les yeux surtout dans le noir car c’est là que la lumière s’y loge, s’y réfugie, s’y enfouit et s’y cache… la lumière est dans le noir comme la perle est dans l’huître… dans le noir du fond de mer…

ouvrir les yeux et tenter d’y voir, y voir clair, y voir noir, y voir de plus en plus gris de petit à petit, regarder en l’air, regarder par terre, r’garder d’travers… pour simplement fermer les yeux et voir à-travers, voir dans le noir, l’obscurité, le néant, le vide et le rien, le flou et le plein… voir dedans, voir l’obscurité, oser voir l’obscurité, oser voir son obscurité… sa noirceur et son ombre… mais pas d’ombre sans lumière… regarder pour y voir… et y perdre son regard…

plonger en soi, y boire sa noirceur, s’y perdre, s’y lover, s’y purifier, s’y mélanger, y abandonner ses sens et ses croyances…. boire la lumière, noire ou blanche, jusqu’à plus soif… jusqu’à plus croire… en soi et par choix… étancher sa soif et faire son rapport au grand boss, à soi-même, au néant… se gaver de noirceur puis se gaver de lumière, la laisser passer en soi… la laisser nous lover, nous laver, nous brûler…

toute sa vie durant, on cherche la lumière en dehors de soi, on cherche la switch… on cherche la switch ON mais c’est la switch OFF qui compte, qui sert à nous ramener en soi… alors que c’est la lumière du dedans dont a besoin pour voir… voir l’essentiel, ce qui compte et surtout ce qui ne compte pas, ce qui nous aveugle… alors que la lumière du dehors ne fait que nous boucher les yeux, nous fait penser que ce que l’on doit voir se situe à l’extérieur, dans la grande illusion quand au fond, on ne voit rien hors de soi, on ne rêve que de soi… on ne peut voir que du dedans… voir le rien du dedans… mais le chemin est sombre avant de se rendre à la lumière… et requiert courage et foi… et peut-être qu’il n’y a pas de lumière… pas de garantie…

car dehors, tout ce que l’on peut voir, c’est du dehors, de l’autre, de l’étranger, du non-moi… oh oui, on peut voir bien de la beauté en dehors, certainement, dans la nature, dans le ciel étoilé, tiens un enfant qui rit et une madame qui prie ! mais, au fond, beaucoup de distraction et de divertissement out there… au fond, ce n’est que soi que l’on voit out there anyway… alors au fond de soi…

car le vrai film, l’ultime comédie dramatique ne se passe qu’en soi, l’écran est au fond du gouffre, le géant, le grand, le creux, 3 D, Imax etc… l’écran le plus vrai et le plus épeurant… alors fermer les yeux et perdre le focus, plonger son regard et accepter de ne rien voir pour un temps… indéfiniment… éternellement… jusqu’à ce que le focus revienne… ou pas… dans cette grande comédie, nous sommes l’écran et le/la projectionneur/niste…. et l’ensemble des acteurs/trices, et producteur/trice et réalisateur/trice et le reste de l’équipe…

alors plonger son regard en soi, dans le noir, dans le sombre, dans le dense, comme en trance… et accepter cette cécité, temporaire ou permanente… pour développer un autre type de regard… fermer les yeux pour voir, finalement… voir ce qui compte, voir au-delà du conte pour enfants, cette belle grande histoire inventée qu’on n’arrête pas de faire jouer, pause play pause play… pour possiblement finalement découvrir le grand jeu qui se trame derrière l’écran… faire équipe avec le gars des vues, pas la ptite vue, la grande, la belle histoire qui ne se termine jamais… et qui n’avait d’ailleurs jamais commencé…. et qui se poursuivra toujours…

the end…

_______
image : thomas keller

tous et toutes connecté(e)s ? vraiment ?

sixième offrande 17/11-2 (toujours 33 jours avant le 21 décembre… poim !)

les mots poussent et toussent en ce petit samedi matin de novembre… alors écrire et lire we go again… car la question se pose, se dépose et s’impose, pas reposant…

vous, vous vous sentez lié(e) au reste du monde ? le sentez-vous ce lien ? vraiment ? souvent ? de quelle manière ? comment ? dans votre corps ? dans votre tête ? dans votre esprit ou votre âme ? dans chacune de vos cellules ? chanceux/se !

car moi je ne le sens pas ce lien… si je suis sincère, je ne me sens pas vraiment lié au reste du monde, ne l’ai jamais vraiment senti… je me sens plutôt coupé du monde, à part ce blogue… lien virtuel… assez pour faire la job ? so far so good…

en effet, pour être sincère, moi je vis dans mon monde à moi, un monde que j’ai créé depuis toujours, même avant que je ne le sache… sans même m’en rendre compte j’ai créé mon propre petit monde… un monde à part… un monde à part et à partager comme le dit le slogan de Val-David… mon monde à partager au monde…

je vis dans ma maison, dans mon bois, sur la Montée Gagnon, dans ma tête, dans mon mind, dans mon imagination, parfois dans le reste de mon corps, dans mon coeur parfois aussi, surtout quand ça bouge en dedans et que je décide de le sentir…

je ne suis que dans ma vie à moi, ma vie en solo qui, en principe, vous inclut, vous qui lisez ces quelques lignes, vous et le reste du monde… ça vous inclut mais seulement parfois, un peu abstraitement, floument…

mais un monde aussi duquel vous êtes la plupart exclu(e)s… désolé mais vous ne faites pas partie de mon monde… pas que je ne le veuille pas, tout le monde est welcome… et je ne crois pas que, moi non plus, je vis dans votre monde… chacun son monde… dans le même monde… petits mondes…

même si on se porte dans nos coeurs l’un l’autre, même si l’on pense les un(e)s aux autres, même si on s’intentionne positivement les un(e)s les autres, même si on sait avec notre tête que nous sommes une seule et grande famille d’humains et d’humaines, sommes-nous vraiment en lien réel grâce à ces idées ? gros doutes de mon côté… mais je veux y croire… sincèrement…

car pas mon expérience la plupart du temps de sentir ce lien concret avec vous, le monde… parfois, dans le temps où j’ingérais des substances, je le sentais ce lien, ou du moins je croyais le sentir… je le voulais fort… et parfois, je sentais la frontière entre moi et le reste du monde se fondre en moi, hors de moi… ou du moins je croyais le sentir…

mais à frett comme ça ce matin ? je suis plutôt full dans mon ptit monde à moi… full foule en moi-même… ce qui laisse peu de place pour vous car je prends toute la place en moi… en ce moment du moins… mon assiette est pleine de moi-même, avec moi-même… et je ne veux pas me remplir d’autre monde quand le mien est encore à trouver… et à retrouver…

puisque bien en verve et en forme ce matin, je me permets de vous lancer un défi :

convainquez-moi que nous sommes un, connecté(e)s vous et moi et tous les autres, prouvez-moi que nous formons un grand tout… car quand ça brasse en dedans, quand le feu pogne, au cul et au coeur, quand les limites se ferment sur soi, que ce soit réel ou illusion, le grand tout n’est pas la première réalité à se manifester…

tous et toutes uni(e)s dans ce grant tout ? un beau concept, sûrement… une belle idée, for sure…  mais notre expérience réelle vraiment ? parlez-en à quelqu’un(e) au seuil de la mort ? ou aux palestien(ne)s qui reçoivent des bombes sur la tête en ce moment même… alors SVP arrêtons de nous faire des accroires… ce que j’ai fait si longtemps moi-même… bull…

que de beaux mots sages sur cette grande connexion n’ai-je moi-même prononcés… qui semblaient encore plus vrais quand je les prononçais publiquement… les oreilles des autres me servaient à me croire… tout sonnait juste dans mes beaux mots… que de belles citations aussi j’ai postées sur mon mur… tout sonne juste et vrai dans ces beaux discours, mais ce n’étaient pas mes propres mots, ni les vôtres, ce sont ceux des autres… et dans ces mots des autres, tout fait sens, tout se tient…

et justement là le problème ! tout se tient, et nous retient, alors que la vraie job de bras implique plutôt de défaire, déconstruire, démolir, blaster… se libérer, se tordre le sens, se désensé, se nonsensé… couper ces liens avec le passé, avec les croyances et les idées non fondées sur l’expérience directe, vides de sens si non senties… laisser aller nos certitudes –  pas certaines du tout – et oser se mettre à nu devant la vie, devant soi-même…

tous ces beaux mots que j’ai prononcés et que je lis sur FB ne sont rien d’autres qu’une liste d’ingrédients décrivant un succulent plat à déguster, plusieurs portant d’ailleurs sur ce grand lien… mais très loin de mon expérience à moi je l’avoue… pas faux, ni insensés ces beaux mots… mais tanné du menu moi… j’ai faim ! je veux manger la vie !

car même si très appétissant ce menu, ça ne remplit pas ma panse… j’ai l’appétit plus grand que je pense, plus grand que ma panse… plus de mots empruntés, je préfère mes ptits mots à moi que les mots des autres… mon silence à moi pour remplir ma propre panse… tous ces mots des autres qui ne font que remplir mon vide à moi… ma machine à penser qui a besoin de viande fraîche pour rouler sur elle-même et s’emballer… les mots que tout le monde pense… mais encore… moi je veux les dépenser les mots…

alors si vous pouvez m’aider et me prouver que we are all one, bienvenue !  je suis sincèrement ouvert et prêt à vous croire, mais pas sur paroles empruntées… je veux vous croire sur parole, votre parole à vous, sur votre propre expérience… en fait je ne veux pas vous croire sur parole, mais plutôt goûter à votre vérité… à tout de sweet…

image : Anonymous ART of Revolution (vai Facebook)

et vous, quand vous envolerez-vous ?


cinquième offrande 17/11 (plus que 33 jours avant le 21 décembre… yo !)

ouain, heavy le chroniqueur à matin ! quand même c’est samedi, donne-nous un break le quêteux ! offre-nous un ptit sujet mollo… slack tes grandes lancées existentielles…

mais admettez que la question se pose ! samedi ou pas… d’ici, du milieu de mon motton du moment, je réalise ce matin comme jamais auparavant que moi, c’est exactement ce que j’attendais, cette période de crise-ci, pour commencer à vivre à la verticale, sans lendemain, à vivre ce moment, puis l’autre, et l’autre, et l’autre… un coup d’aile à la fois… mais on va se l’avouer, si j’avais eu le choix, je serais encore passer à côté volontiers cette fois-ci… si la distraction avait encore été une option, j’y serais allé all the way… encore une fois…

car pas si simple quand même de brûler en soi, de vivre en état de crise au quotidien… sans vouloir se pitcher en bas du nid avant que l’oisillon ne soit prêt et qu’il ait atteint maturité… mais on s’y fait… le feu brûle le superflu, le crise devient routine, la crise devient état, temporaire, semi-permanent et puis finalement, le nouvel habitat…

j’étais  dans cet état l’hiver dernier, sur le point de mourir, mais j’ai choisi de revenir dans le mode wait and see… pour me perdre de nouveau dans le rêve, d’une relation, peut-être même d’une nouvelle famille, d’une carrière, de projets futurs, d’un ailleurs meilleur, d’un plus tard pétard, plus fort, plus wow…

mais en ce second tour de piste, il semble ça ne fonctionne plus… plus possible de procrastiner, de postponer, de remettre à plus tard… la vie me le met dans la face, drett en-dessous du nez… tiens ! dans les narines le quêteux, sens ça… alors depuis quelques temps je marine dedans… et je continue… et ça brûle et ça consume… et ça s’allège…

ces jours-ci, je ne peux plus en sortir, ne veux plus m’en sortir, je plonge, j’ai le pied gauche dans la marge, le droit sur le marbre… et le chroniqueur a le nez dans sa barbe… alors plus le choix le quêteux… plus le choix d’ouvrir tes yeux, d’ouvrir ton nez, fouiller ton âme inside down et regarder, enquêter, pousser la quête à son plus bas fond… jusqu’au fond du baril, jusqu’au bout du tapis, au-delà du ati… last call… c’est le temps de vivre… terminus ti-gars et prend ton envol…

tout remettre en question sans chercher de réponse… tout lancer en l’air et voir ce qui retombera… ou pas… la route s’arrête ici… le ciel commence ici… alors simplement vivre sa vie d’oiseau ordinaire, humble nobody dans le fond de son rang, de gars dans son bois… en compagnie de latika, ma chienne du moment, ma maîtresse et môman… elle, toujours dans le moment, voulant jouer, marcher, courir la balle, totalement présente à moi, en m’en tomber sur les nerfs parfois, car tant d’amour inconditionnel faut apprendre à le prendre…

depuis quelques jours, quelques ami(e)s m’écrivent pour me réconforter, m’uplifter, m’offrir leurs pensées douces… ça me touche et je l’apprécie, et peut-être que je ne m’exprime pas clairement, mais je ne voudrais pas passer à côté de cette période pour rien au monde… je sens que pour la première fois de ma vie, je suis totalement moi, en moi, dans moi, tout moi… et plus moi du tout, beaucoup plus grand que moi… plus de toît sur la tête… je ne voudrais pas me retrouver une seconde plus tard que maintenant… le temps est infini, le temps est lent et arrêté, c’est la fin du monde, la fin de mon monde tel que je l’ai connu jusqu’à maintenant… dur, difficile mais vrai et sans détour, sans mensonge, sans mayanité, full humanité

et vous, quand cette dernière période où tout a sacré la camp ? quand ne saviez-vous plus ? quand le maintenant était en même temps presque insoutenable, incontournable et inévitable? quand le temps passait si lentement et que l’avenir avait sacré l’camp ?

je ne vous le souhaite pas nécessairement car la vie se charge de nous le livrer au parfait moment anyway… je vous souhaite seulement, si et quand ça se reproduira, d’y aller avec sincérité, lucidité, totalité… et alors, je vous comprendrai et serai avec vous… et avec votre esprit… amen !

image: the spirit that moves me (via Facebook)

nouveaux débuts en habits de fins douloureuses ?

quatrième offrande 16/11-2 (encore 34 jours avant le 21 décembre… doubidou…)

… seule la communion avec la souffrance psychologique ouvre la porte à sa libération et à sa transcendance… seule la communion avec la souffrance psychologique… tout ce qui vous fait souffrir doit être accepté, vous devez créer un dialogue avec la source de cette souffrance… il n’existe aucun autre moyen de transcender cette souffrance, la seule façon consiste à l’absorber… –  Osho: Unio Mystica, Vol 1 # 8

entre vous et moi, ne rencontrons-nous pas tous et toutes à certains moments une souffrance quelconque en nous-même ? si ça n’a jamais été votre cas, nice to meet you ! et on se reparlera tantôt…  après tout, tout/e humain(e) que l’on soit, tous/tes dans le même train… tchou tchou me & you…

personnellement, ces jours-ci sont très parlants en termes d’intensité pour moi … une douleur surprenante monte à la surface, se révèle, s’élève et me dit quelque chose… elle prend possession de mon corps en entier… allo j’écoute ! mais d’où vient donc cette souffrance qui émerge dans ma tête et dans mon corps ? se cachait-elle en moi depuis toujours pour ne se révéler que maintenant ? voulait-elle se montrer à moi depuis longtemps alors que moi je ne voulais simplement pas la laisser être ni l’entendre ? mais éventuellement, elle se montre…

donc depuis quelques jours, plus moyen de passer à côté… elle me passe dedans… je la respire, la sens me tirailler les entrailles, me jouer avec les trippes, je lui dis parfois oui, parfois non, mais comme ce non empire la situation, alors oui à la fin… communion dit Osho… alors communions toi et moi ma belle… je t’écoute… je te goûte… coûte que coûte…

nouveaux débuts déguisés sous des habits de painful endings que cet actuel épisode de vie pour bibi tel que l’affirme ce dicton de Lao Tsu ? possiblement, probablement… et à la fin pas si important… que l’expérience qui compte, et ces jours-ci, elle ne ment pas… elle sacre ment…

alors dialoguons toi et moi chère source… parle moi, j’écoute… archh, je goûte… crache, je doute… pars si tu veux mais moi je reste ici, c’est mon corps après tout… je te rentre dedans… et toi de même… dans l’dash, dans face, j’en arrache et je vacille mais je reste debout et te fais face… face à face mortel bordel… tue-moi sinon je te goberai, te boirai, t’engloberai… je te regarde en plein face, je sens tes traces en moi, je suis ta trace… vers nulle part en moi… je suis le filon vers la source… qui s’évanouit… accueillir cette source jusqu’au centre de soi… même si épeurante et terrifiante… courage courage… confiance confiance…

alors disons oui à ce combat ultime… combat extrême sans gants ni casque… George St-Pierre et moi, même combat, sauf que moi, mon adversaire est en moi… non que dis-je, pas un adversaire, un partenaire… de danse, de cha cha… pas combat mais rumba extrême…

je voudrais bien être romantique et nouvel âgeux et dire que tout est rose et gentil et beau, que tout est juste et  bon mais en ce moment, le défi est brut, cru, tough, rough et raw… et surtout bien réel… le passage se négocie serré, la courbe est obtue, ténue… tenu à deux mains le volant… ça glisse, ça dérape, ça déraille, ça travaille et ça tiraille… mais la fin justifie les moyens, les petits et les grands…

finalement, possiblement ni début ni fin, qu’un infini et interminable processus de réalisation de soi… et tant qu’il y a de la vie… résultat imprévisible et inconnu… mais looks good so far… à suivre…

la quête ? pas de A à Z mais de a minuscule à A MAJUSCULE

troisième offrande 16/11 (34 jours avant le 21 décembre youhou…)

la réalité n’est pas plate ni linéaire, pas horizontale, la mienne du moins, je ne sais pas pour vous…

ces jours-ci, la vie est verticale, pleine de hauts mais aussi de bas… et ça peut descendre creux autant que monter… roller coaster… en fait, ça aura inévitablement tendance à descendre avant de pouvoir monter car comment prendre son envol avec tous ces poids attachés aux ailes ? conditionnements, croyances, rêves, illusions, peurs, compromis, name it… et on ne veut pas tant descendre en soi vous et moi, moi le premier, je ne sais pas pour vous… du moins tant qu’on a le choix… mais la vie ne nous donne pas toujours le choix… il faut aller détacher ces poids lourds qui nous gardent au ras du sol…

j’ai toujours pensé que la vie commençait à la naissance pour se terminer sur le pas de la porte de la mort… ensuite ? mystère ! je pensais donc que la vie se déroulait via un long et plus ou moins sinueux chemin horizontal, plus ou moins prévisible, ou pas, rempli d’amitiés, de quelques amours passionnés, de quelques enfants pour certain(e)s, de quelques succès et échecs professionnels et personnels… par des rencontres marquantes, d’autres insignifiantes, bref, la ptite vie quoi !

mais bonne nouvelle, beaucoup plus rock n roll que ça la vie ! pour le meilleur et pour le vivre… personnellement, je me retrouve en ce moment dans un motton dense, vrai, riche mais intense à passer à travers de… gros motton de reality check qui ne peut que prendre le temps que doit… pas moi qui est aux commandes… finalement c’est peut-être le motton qui me passera au travers… me polira, me sablera, me rendra fin ou fou, ou mort… ou A majuscule…

plus moyen de rêver, de m’évader, de me  projeter par en avant, de m’illusionner… ça a déjà marché mais ça ne fonctionne plus… je n’en sortirai pas le même de ce motton, même pas certain que j’en sortirai d’ailleurs… le petit a se majusculise… mais il risque d’y laisser sa peau de petit a… A A ! ati est pris… je me vois de plus en plus sans voile, pas toujours beau ce que je vois… du moins je vois le petit a avec moins de voile que jamais auparavant… le striptease se continue… et ce que je vois n’est pas toujours aussi rose que je le croyais… certainement pas ce que j’aurais choisi de voir… mais je creuse… et continue de creuser… avec courage, persévérance, lucidité, les yeux grand ouverts… ça creuse creux…

plus moyen de rêver donc… j’ai perdu ce luxe… plus possible d’avancer par en avant, pas de b en vue… qu’un petit a qui devient grand, plus creux, plus vrai, et qui veut éclater et exploser pour éventuellement se fondre et se dissiper dans la vie et se discipler dans le grand maître du jeu

le quêteux veut s’ouvrir à la quête, bondir hors de soi, s’offrir, mourir à son petit a… et il est prêt à souffrir et même à mourir pour cela… car grandir implique inévitablement et incontournablement une part de souffrance… sortir de ses anciens habits, de son petit habitacle, de ses anciennes habitudes… que l’on aime ou pas…  qu’on le veuille ou non… on ne peut qu’avoir le dessert, il faut manger son steak, ses patates et ses choux de Bruxelles avant… et bien mâcher, mastiquer et goûter pour digérer le tout… rentrer dedans, se faire les dents…

la vie ordinaire donc le maintenant de l’ici, dans le novembre de l’année et de la vie, sur le neutre, à faire du sur place horizontal mais en avançant par en dedans… surtout par en bas, dans la cave… digging digging… deep cleaning... du sur place horizontal mais du creusage à l’interne, du drillage dans la mine… ce qui implique donc fouiller dans ses croyances, ses illusions, ses vieilles émotions emmagasinées, se mettre le nez dedans, réaliser que le petit a, même s’il veut devenir majuscule, est aussi confortable dans sa minisculité… car il connaît… mais ça ne suffit plus…

mais la majusculité est inconnue, imprévisible, épeurante, stretchante, étirante… elle semble prometteuse mais qu’en sait-on vraiment ? petit a depuis si longtemps… mais on avance par en-dedans tout de même, même si on ne sait pas où l’on s’en va… et qui sait, peut-être que dans ce processus de majusculisation, le petit a ne se rendra pas, il se perdra possiblement en chemin, tournera en rond dans le néant, peut-être bien que le petit a devra y laisser sa peau et qu’il ne deviendra jamais le grand A majuscule qu’il convoite… car un effort spectaculaire et un don de soi est requis… sans parler du risque… et bien qu’on prétende vouloir y arriver, les distractions et les illusions sont nombreuses… et attirantes…

mais le petit a, le petit gars n’a plus le choix… l’idée du bonheur tranquille ne suffit plus, désormais c’est la grande grande quête qui s’impose…