et vous, combien de godasses ?

vingt-quatrième chronique qui tique et pique… 28/10

certaines personnes n’en ont pas du tout, l’enfant sur la photo n’en a qu’un, moi j’en ai une dizaine de paires et vous, combien en possédez-vous ? de paires de couvre-pieds de toutes sortes : godasses, souliers, shoeclacks, bottes, claques, babouches, chaussures, galoches, godillots, grolles, pompes, snicks, sabots, savates, tatane, etc…

la question est tellement lourde de sens que certain(e)s d’entre vous la prendront à la légère ! mais je vous force à le faire… allez, répondez ! vous en avez combien de paires de sandales et gougounes ? de pantoufles? de souliers ? de marche ou de course… de tango ou à claquette… de chaussures de soirée ou de tous les jours ? de bottes ? d’automne ou d’hiver… bottes d’eau et bottes à tuyau ? bottes de cowboy, bottes à vaches et bottes de ski ? de fond, télémark ou alpin… patins à glace, de fantaisie ou à roues alignées…

sans blague, ma question est sérieuse, ne vous défilez pas ! combien en avez-vous de paires de godasses et shoeclacks et autres habitats à pieds ? car le nombre de couvre-pieds divers que l’on possède est surprenant… comme si on nous faisait croire que l’on a besoin d’une gamme infinie de boîte à pieds toutes sortes… les contenants pédestres constituent à mes yeux le summum de l’exagération folle de notre société de consommation extrême… ma fille qui est Cégep en théâtre en avait sur sa liste d’achats à elle seule trois paires différentes seulement pour ses cours de danse…

en fait, les chaussures constituent un bien de consommation vraiment particulier, elles sont dans une classe tout à fait à part… une classe vraiment à part… un soulier n’est clairement pas qu’un soulier…

certaines femmes, quand elles ne feelent pas, vont magasiner des chaussures pour soulager leurs bleus à l’âme, dissiper leur cafard, faire passer le motton d’émotion… est-ce parce que les pieds sont à l’autre extrémité de la tête que ça soulage autant ? parce que c’est aussi près du sol ? magasiner des souliers pour nous grounder ? terre à terre magasiner le soulier ? ou peut-être qu’il existe un lien inconnu entre les pieds et le coeur… on dit qu’Imelda Marcos, la femme du dictateur philippin du temps en possédait à elle seule plus de 2700 paires ! 7 ans et 1/2 de souliers différents à chaque jour… ça frôle la maladie mentale ça madame chose…

la photo qui joint ce texte me rappelait le film Rebelle (formidable en passant, courrez-y avec vos Nike) qui se passe en Afrique dans lequel on voit des armées de jeunes faire la guerre et à qui on remet un gros tas de souliers usagés en vrac dans lequel ils doivent s’en choisir une paire pour aller à la guerre en espérant qu’ils en trouveront une paire qui leur fera… à peu près… trop grands OK mais pas trop petits ! à l’autre extrême de madame marcos…

faites l’inventaire de l’ensemble de vos couvre-pieds et vous allez voir, vous allez en apprendre sur vous-même… je suis ce que je porte… aux pieds… vous en découvrirez des pairs qui ne servent plus à rien depuis la belle lurette (salut Fred !), d’autres que vous ne portez plus depuis des années mais que vous gardez au cas où… certaines que vous portez à tous les jours ou presque, d’autres qui vous font sentir bien, des chaussures feel good… quelques pairs pour les grandes occasions… d’autres pour les petites… voilà ! même vos vieilles bottes de ski de fond à trois trous…

certaines personnes ne possèdent que le strict minimum (combien ça le strict minimum ?), d’autres les collectionnent en masse, les magasinent avec grâce… quelques-uns n’en ont que quelques paires, certaines les empilent et se font même construire des walk-in pour les entreposer… différents pieds, différents styles…

les chaussures passent de plus en plus vite… la preuve ? les cordonniers disparaissent, en effet on ne donne plus de cours de cordonnerie… le métier devra dorénavant se passer de mains à mains, de bouche à oreilles, de pied à pied… vive la tradition orale… et pédestre…

et un peu d’empathie SVP… car pas facile d’être un soulier non plus !  quelle job mes ami(e)s… on vous lace, strappe ou velcroïse serré serré, et on vous marche dessus cloquin cloquant, on vous fait courir des kilomètres, on kicke des ballons ou des roches… et on vous sacre dans le le coin de la pièce et on vous oublie… décidémment, quelle vie de souliers ! ce n’est souvent que quand ils nous font mal qu’on s’occupe de nos souliers…

de grâce, prenez soin de vos souliers ! et aimez-les ! c’est notre lien avec le monde du dessous…

l’illumination ? Basta !

vingt-troisième chronique qui tique et pique… 27/10

Personnellement, ça fait 30 ans que je cours après l’illumination; depuis que je suis ado, que dis-je depuis des millions de vies, je désire plus que tout quelque chose de plus grand, un beau gros show de lumière, un feu d’artifice magistral, quelque chose d’inconnu mais que je pressens tellement plus grandiose que cette réalité horizontale, un habitat tellement plus vaste que ce simple corps, plus gigantesque que ce monde de matière… je rêve d’absolu, d’abstraction, d’infini, de céleste, de divin…

alors je cours après l’illumination en joggant, en méditant passivement et activement, en criant, en braillant, en sautant, en flushant et en shakant, en lisant des centaines de livres sur le sujet, en écoutant des milliers d’heures de discours d’Osho, en prenant toutes sortes de potions magiques… même les millions de citations aperçues sur Facebook ne m’y m’ont pas mené… rien, rien n’y fait…

eh oui ! toujours le même moi ! ati, un gars ordinaire, plein de pensées, de désirs, d’insatisfactions, de malaises intérieurs… la plupart du temps inconscient… bien sûr avec quelques petits épisodes d’exstase et de lumière, mais en plus dorénavant doté d’un super égo spirituel boursoufflé de 30 ans de fausse humilité de disciple…un gars incapable de vivre le moment présent la plupart du temps, simplement, tout bonnement… tout ça pour ça… alors j’abandonne… car là j’en peux plus (pus pas pluss), that’s it, I give up ! basta ! stop ! kapout ! j’arrête, je dépose les armes, j’arrête d’essayer… I’m donecooked…

donc aujourd’hui, que dis-je immédiatement ! je commence à arrêter, pour débuter dès maintenant à vivre ma vie de gars ordinaire, simplement, ma simple et petite vie de gars ordinairement ordinaire… un nobody heureux… qui ne s’en va plus nulle part, qui dit oui à ce qui est, sans artifice, qui vit sa vinaigrette, sa vie de gars qui fait du place, n’essayant plus… rien d’autre que ce qui est… et attendre paisiblement la mort… pour vivre en paix… la sainte… la vraie…

car tanné de vouloir, plus plus plus, toujours plus et sans cesse toujours plus, davantage, more, autre chose, pas ça, du mieux… tanné d’aller vers quelque part que je ne connais pas et qui n’existe probablement même pas non plus, courant après un illusoire ailleurs, pourvu que ça ne soit pas ici… tanné de rêver d’un vaporeux ailleurs meilleur…

car comment plus tard pourrait être meilleur que maintenant ? meilleur que quoi ? plus doux ? plus gratifiant ? plus identique à mon idée de ce que mieux sera ? plus tard OK ! pis après ? plus tard n’est que maintenant… plus tard, je serai encore et toujours le même observateur… je réalise que je ne suis pas ce qui est regardé mais ce qui regarde, pas l’objet mais le sujet, et de toute façon l’un est l’autre… l’observateur observé… alors peu importe ce que je regarde, so be it ! si je ne suis qu’un miroir, pourquoi ne puis-je accepter toutes les images qui s’y réfléchiront sans discrimination ?

aujourd’hui, j’organise une journée de méditation ici… et je ne ferai rien… je passerai donc la journée assis sur mon cul, sans attente ni désir autre que celui de prendre du temps, ni bon ni mauvais, relaxer… arrêter et simplement être… écouter mon coeur qui tente de me chuchoter sa vérité, pendant que je cours après quoi au juste ? accepter absolument tout ce que et qui je suis, mes bibittes et mon potentiel de divin, ma petitesse et mon grandiose… ma lumière et mon ombre, surtout mon ombre en fait, car l’illumination n’est peut-être rien d’autre que la simple levée de l’ombre…

création et co création : que sonne la récréation !

vingt-deuxième chronique qui tique et pique… 26/10

nous humain(e)s, on se prend pour dieu, on joue à dieu… à chaque jour on crée le monde, on se re/crée soi-même, on re/crée sa vie, on projette sa vision du monde… toujours le même monde autour de nous et en même temps jamais le même monde, ni en soi, ni hors soi… toujours différent… same same different different

alors on se dit co créateur/trice… pas pompeux un peu ça mesdames et messieurs ? car crée-t-on vraiment quelque chose ? ou ne sommes-nous nous-même pas qu’une création ? une création issue d’un jeu tellement plus grand et complexe que notre petit nous… et on prétend co créer… mais que peut-on créer au juste vous et moi mes ami(e)s ? notre vision du monde peut-être ?

car que pouvons-nous réellement créer autre que des projections d’un monde fait de la même matière que nous-même ? créer à partir de la même matière que soi… si le monde est création, nous ne pouvons que re créer car tout est déjà là, déjà créé… nous ne pouvons que transformer la matière déjà présente… remodeler la même glaise sous une autre forme…

enfants, à la petite école, le cours le plus intéressant était la cour de récréation… le seul cours vraiment fondamental… matière ultime… tellement qu’on en avait trois par jour de ces cours toujours trop courts, matin, midi. après-midi… c’est là que les vraies affaires se vivaient, s’apprenaient, se déroulaient… les batailles, les filles, les jeux éffrénés, le cours relations sociales 101, les courses folles dans la grande cour de la vie… dans cette cour s’apprenaient les matières qui nous permettaient de tenir le reste de la journée et d’apprendre à compter et à mettre une lettre après l’autre pour former des mots… les arts plastiques étaient pas mal non plus right ? premiers pas de création…

alors comment une créature peut-elle penser devenir co/créatrice ? comment un organisme créé de toute part, qui ne décide pas de venir au monde ni quand en partir, peut-il penser faire équipe avec son créateur ? le fait de penser est probablement notre plus grande création et à ça on est efficaces mes ami(e)s ! jour et nuit, jour après jour… la ptite souris fait son kilométrage… mais crée-t-elle quelque chose ?

est-ce qu’un esclave qui interprète son association avec son maître comme un joint venture est juste dans sa perception ? s’il ou elle considère sa situation ainsi, so be it ! et là réside notre création ultime, notre capacité de percevoir et de concevoir le monde… ce monde qui peut être menaçant ou accueillant, stérile ou fertile, bon ou mauvais… le monde extérieur n’est en fait qu’un reflet de notre monde intérieur… le dedans dehors…

mais même notre monde intérieur n’est pas tout à fait notre création… il est davantage le résultat de nos expériences d’enfance, de nos conditionnement, des traces du passé en soi… peut-être même que cette vie-ci n’est seulement que la suite du déroulement de nos vies passées… si on ne peut décider ce qui nous arrive dans la vie, on peut toutefois créer et s’approprier le sens de ces expériences… et là réside notre réelle et ultime capacité de création…

faire de ce monde une grande pièce de théâtre, une drame ou une comédie musicale, un film d’aventure ou d’humour, une science-fiction ou un thriller psychologique… nous sommes à la fois acteur/trice, réalisateur/trice et tous les autres teurs/trices impliqués dans la conception de cette grande oeuvre cinématographique, en plus d’être le spectateur/trice qui reçoit cette oeuvre… nous jouons autant devant la caméra que derrière… donc ? sommes-nous dieu ?

photo : désolée, source non retrouvée, mais quelle belle création 😉

too much ? toujours et seulement parfaitement juste assez …

vingt-et-unième chronique qui tique et pique… 25/10-2

c’est too much ! ah là j’en peux pus (pus pas pluss ;-), pus capable… j’suis à bout… là c’est vraiment trop ! I give up… j’abandonne… I surrender… je me rends… OK mais après que ça ça soit dit, qu’est-ce qu’on fait et où on va ? voyez, c’est jamais trop ! la roue tourne, la vie continue… plus jamais c’est toujours maintenant…

car où est-ce que l’on s’arrête vous et moi ? à la fleur de notre peau ? et notre Aura, fait-il aussi partie de nous ? et jusqu’où ? combien de pouces de diamètre ? englobe-t-il les autres ? et où est-ce que l’on commence ? et le début des temps et le bout de l’éternité, ça s’arrête où ? quand est-ce que trop c’est trop ? est-ce que trop peut être trop anyway ? puisque si ça arrive, ça ne peut qu’être juste assez, sinon ça ne serait tout simplement pas… ça n’existerait pas ni ne se passerait pas… on peut confiance à God…

la vie est toujours parfaitement designée… le plan est parfait… right on, sul piton ! comment est-ce que ça pourrait être autrement puisque c’est Dieu le boss, celui qui existe ou celui auquel vous ne croyez pas… y a rien qui ne peut pas exister qui existe, pensez-y ! tellement logique la vie aussi ! mais tellement magique aussi la vie parce que même ce qui n’existe pas peut exister ! si on veut que ça existe ça existe bon ! que ça soit le cas pour les autres ou pas…

on fait son propre monde, à la  carte, comme bon nous semble… on projette la réalité qu’on veut et on la suit… ou pas… parfois la réalité, ou l’autre, vit sa propre vie, fait à sa tête…

et à travers nos yeux tout passe par un prisme de croyances, de perceptions visuelles, filtrées par notre passé et nos expériences de vie… le monde de l’extérieur qui entre en chacun(e) de nous tombe en un terreau particulier, unique, comme nul autre… comme jamais ailleurs ni à autre temps…

et la vie prend forme en nous à partir de cette vie en provenance de l’extérieur… que l’on prend, qu’on on fait sienne et qu’on redonne… la vie a un sens et il est double, in and out

comme se tenir sur un fil, centré, droit, dans son hara qui rit… sans se jeter en bas, tenir bon sur le fil… de sa vie, de la vie, un fil, une aiguille… constant déséquilibre…

«Your consciousness is far bigger than the whole universe. It is infinitely infinite. You cannot come to a point where you can say, « Enough. » There is always more and more. There is always a possibility to go on growing. And growing, maturing is such a beautiful experience, that who wants to stop it ?»     – Osho

photo : Thomas Keller

peur 101 : des faits qui fessent dans face

vingtième chronique qui tique et pique… 25/10

la peur quossa donne ? on ne sait peut-être pas quossa donne mais elle est tout de même très présente dans nos vies… que dis-je, pour la plupart, elle mène nos vies… à chaque jour et même la nuit quand on dort, allo cauchemars ! du moins notre cerveau reptilien carbure à la peur… et ce cerveau reptilien n’est pas à négliger mes ami(e)s, je vous en passe un papier, en fait je vous en passe un écran, plus difficile hein ?

mais la plupart du temps, on a davantage peur d’avoir peur que peur de quelque chose de concret, de réel, peur de l’ombre et non de la chose en question… alors voici tout (ou presque) ce que vous avez toujours voulu savoir sur la peur en ayant shaké dans vos frocs… et sans même le demander… que vous le vouliez ou non, que vous lisiez… ou pas…

le noir, quelle épouvante ! pourtant ! dans le noir il n’y a la plupart du temps jamais rien, rien que nos projections… mais quelle plénitude que ce rien dans le noir… en fait on n’imagine que tout ce qui nous fout la trouille, tout ce stock caché deep down dans notre inconscient qui se révèle à nous devant cet écran noir et vierge… écran qui peut ainsi devenir notre propre film d’horreur personnel house version… nous ne rêvons que de soi, salut Betty !

le vertige ? qu’est-ce que c’est sinon la simple peur de tomber de si haut… et de se fracasser la carcasse sur le sol dur et froid et non accueillant ? et croyez-le car c’est un vertigineux peureux du vide ex-sauteur de bungee qui vous le dit… parfois, de là-haut, je regarde en bas et je me vois écrapou sur le sol en bas… ou encore j’imagine la lente, pénible et interminable chute… des restes de nos anciennes incarnations de vie de propriétaires de cervelles d’oiseaux ? plus on se trouve haut, plus on a peur… comme la vie souvent alors que l’on garde nos espoirs et nos rêves pas trop loins du sol, de peur de tomber de trop haut… parfois quand ça monte tout seul, on se sacre même en bas soi-même…

peur des autres ? pourtant on ne connaît pas la majorité d’entre eux… comment avoir peur de quelqu’un que l’on ne connaît pas ? probablement plutôt la peur d’être rejeté(e) par eux right ? peur d’être humilié(e), ne pas être choisi(e), être le dernier/dernière de la cour d’école à être choisi pour la game de ballon chasseur… peur des sourires en coin quand on nous regarde… peur des jugements des autres imposés sur nous.. et le plus drôle est probablement que ce ne sont que nos propres jugements que nous entretenons et qui nous reviennent en pleine face… nous sommes les créateurs/trices de nos propres malheurs relationnels… très créatifs ces humains !

peur de l’amour ? mon oeil ! peur de ne pas être aimé(e) peut-être, ne pas être aimé(e) autant que l’on aime l’autre… peur d’en donner plus qu’on en reçoit… et ici aussi pourtant, foutaise non ? on nous rappelle sans cesse que l’amour n’est pas une relation, plutôt une disposition intérieur, un état d’être, une disposition intérieure… et il semble aussi que donner de l’amour est plus riche que de le recevoir… alors ? peur de l’amour ? non peur de se faire avoir !

peur de lâcher prise ? non ce n’est que ça qu’on veut… je crois que nous avons plutôt peur de réaliser que l’autre n’est plus là… alors on ne demande pas, ni ne vérifie… on en parle pas… même si on le sent souvent… plutôt attendre que la vie nous le confirme… car lâcher prise n’est qu’une évidence quand on constate que l’autre n’y est déjà plus… et l’autre n’y est souvent déjà plus en esprit avant qu’il ou elle n’y soit plus du corps… ce qui fait que nous aussi, notre âme vague ailleurs pendant que notre corps fait du sur place, on vague à l’âme ailleurs…

peur du nouveau ? mais comment avoir peur du nouveau quand par définition on ne peut pas savoir ce qu’est le nouveau c’est puisque le nouveau n’est qu’inconnu, il n’existe pas encore, ne peut pas exister c’est du nouveau ! pas encore inventé, vierge, tout à faire et à créer à partir de rien… notre création en devenir… à moins que la peur du nouveau ne cache que la peur trop connue et répétée advitam eternam d’être blessé(e) pour les mêmes raisons que nous l’avons été dans le passé… welcome jour de la marmotte…

alors la peur, ça tient encore ? décortiquée comme ça, la peur perd de son sens non ? disséquée dans ses nuances, analysée comme un objet de recherche par une gang de scientifiques, elle devient séparée de nous, elle ne nous appartient plus, elle devient autre chose que soi… yé !

mais nous continuerons probablement à avoir peur car nous aimons avoir du peur, nous avons du plaisir à avoir peur car c’est connu, ça nous fait sentir vivant(e), ça nous garde carrément en vie… la peur est précieuse… jusqu’à un certain point !

quand y en a plus, y en a encore, alors on dose ?

😉

traduction maison de la photo tout d’un bloc :
la réalité au sujet de la peur
tu n’as pas peur du noir juste de ce qu’il peut contenir…
tu n’as pas peur des hauteurs, seulement de tomber de si haut…
tu n’as pas peur des gens autour de toi, seulement d’être rejeté…
tu n’as pas peur de l’amour, seulement de ne pas être aimé en retour…
tu n’as pas pas peur de lâcher prise, seulement de la réalité que l’autre est parti…
tu n’as pas peur d’essayer de nouveau, seulement d’être blessé pour les mêmes raisons…

photo: Belwellbuzz.com

les yeux bleus…

dix-neuvième chronique qui tique et pique… 24/10-2

back à back, yeux rouges/yeux bleus… yeux innocents, yeux puissants, yeux perçants et transperçants, yeux radieux, yeux sans rouge, pour le moment… yeux bleus et rouges, yeux mauves, yeux de fauves…

yeux bleus, yeux de dieux, bons yeux bleus de bon dieu, yeux rieurs et enchanteurs… yeux bleus à la naissance, yeux bleus de l’innocence… au début de la vie, tous les yeux sont bleus, tous les yeux sont dieu…

yeux bleus, yeux de feu, du feu dans les yeux, du feu dans les deux… et le troisième oeil ? bleu aussi ? yeux bleus mais coeur rouge, âme blanche du dimanche, yeux d’ange qui démangent et qui dérangent…

yeux bleus comme le ciel, bleuis par les anges qui dansent, par la vie qui passe, dans nos yeux, dans les cieux…

yeux bleus comme la mer, yeux bleus de la mère… yeux bleus cheveux blonds, ou rouges ou bruns ou bleus… yeux bleus de pureté, bleus de bonté… bleus au coeur, rouge aux yeux et bleu au yeux…

âme bleue, yeux bleus… ou rouges… mais yeux quand même…

les yeux rouges…

dix-huitième chronique qui tique et pique… 24/10

ces temps-ci, il me semble que plusieurs ami(e)s et connaissances – moi compris – ont de la peine… un gros tas de peine, de la vieille ou jeune peine… beaucoup beaucoup de peine… a lot of pain… ils et elles sont pleins de peine… full peine, painful, plein de pain… le coeur plein de peine… l’âme pleine de peine…

quand elle reste enfermée cette peine, elle devient lourde, stagnante, paralysante, pesante… mais quand elle circule et qu’elle sort cette peine, elle devient moins painful… plus soutenable, plus humaine… quand on peut la pleurer la peine, elle s’allège, elle nous allège, elle élève même, élève notre âme et soulage notre corps, soulève notre âme et soulage notre corps… quand les yeux rougissent, l’âme blanchit… quand les yeux rougissent, le coeur rosit et sourit…

les femmes ont en général plus de facilité  à la laisser sortir cette peine… les hommes, plus durs, plus dur…

traditionnellement, les femmes pleurent, les gars fessent… quand elles sont tristes, elles pleurent, et souvent quand elles sont fâchées, elles pleurent… les hommes, quand ils sont fâchés, ils fessent, et souvent quand ils sont tristes, ils fessent aussi… sur eux-mêmes, dans le mur ou dans les pires cas, sur les autres… le rouge, l’amour et la peine sont liés de près… rouge et blanc…

la douleur, la tristesse et la souffrance constituent les facettes d’une émotion inévitable, une énergie fondamentale / é motion = énergie en mouvement / un moteur de changement, une motivation à devenir plus près de soi… pas toujours évident de l’accepter comme telle mais inévitable…

à peine perdue… ça vaut la peine… bébé a de la grosse pepeine… à chaque jour suffit sa peine… drôle de mot la peine mais pas nécessairement un mot drôle… mourir de peine ou rire de sa peine ? rentrer dedans mais ne pas s’y perdre…

comme l’eau de l’érable, la laisser couler en nous, la laisser s’écouler, la laisser s’égoutter, se laisser la goûter… la savourer, l’accepter, la dilapider, goutte à goutte, coûte que coûte… l’inspirer, l’amplifier, l’expirer… et espérer qu’elle passe et dépasse son statut de peine…

totalement humaine la peine, nullement veine la peine non plus car elle nous apprend et nous enseigne même si parfois on en saigne… elle vaut la peine d’être vécue la peine… même animale la peine, elle nous donne la chienne parfois la peine… et toi et moi on la fait mienne et tienne la peine… quand j’aime, ma peine c’est ta peine et la mienne c’est la tienne… aussi…

certain(e)s aiment leur peine, l’adorent, s’y attachent, s’y accrochent et s’y identifient… je suis ma peine… j’aime ma peine… par contre, d’autres la détestent… j’haïs ma peine… peine perdue…à peine sentie et reconnue, la peine nous prend, nous occupe, nous envahit, nous manipule comme des marionnettes et nous faire vivre et mourir… de peine et de misère…

vive la peine parce que la peine est… tout simplement, si simplement, la peine est… réelle ou imaginée, la peine est… telle est la peine… pleine de larmes, pleine de sensations, de sentiments et de vie…

la peine est une rivière, rouge sang, rouge coeur, rouge vif… pain river… la peine marche, court, saute d’un neurone à l’autre, d’une pensée à l’autre, du coeur au yeux, de moi à toi et de toi à moi…

la peine, soit on la suit, soit on la fuit mais quelle qu’elle soit, la peine vaut la peine…

vivre pleinement la peine, vivre sa peine en paix…

Adieu Gabrielle Roth, dancing your way to God…

dix-septième chronique qui tique et pique… 23/10-2

une ptite chronique hommage, une chronique ptite vite en hommage à Gabrielle Roth, décédée hier… sa mort nous rentre dans le corps… par toutes les pores…

Gabrielle Roth, une danseuse phare, une fonceuse, une transe danseuse, une danseuse de transe, une bougeuse de sens, une changeuse de monde…

une belle femme à crinière, une belle femme qui coulait et coule encore comme rivière… une belle femme groundée, une belle femme flyée, dans les airs et dans tous les sens du terme…

une grande et belle femme de vagues, une grande et belle femme de rythmes et de sauts périlleux…

une énergétique de grande et belle femme folle de mouvement, une énergétique de grande et belle femme pleine de vie, pleine de génie…

merci pour les sons, thank you pour les rythmes, thanks pour les moves et les poses à tout jamais immobiles, dans le ciel dorénavant…

http://www.gabrielleroth.com/

up we go…

seizième chronique qui tique et pique… 23/10

quelle photo ! ça vous dit quelque chose vous ? comme ça que ça passe vous aussi quand vous vous assoyez pour méditer ? un peu fort peut-être mais on pogne le concept quand même right ? l’énergie veut monter, up up up we go ! mais tout ce qui monte redescend, tout ce qui veut monter peut aussi descendre… l’énergie circule… de bas en haut, de haut en bas… ça coule, ça flow… as above so below… 

enfin que la tête nous poppe, que la sève divine coule vers les cieux, qu’elle ascencionne vers le cosmos, notre finale destination… car bien que la destinée de notre corps porte vers la terre, notre âme cherche à monter, à s’évaporer…. à se dissiper dans la poussière d’étoile, dans le grand tout cosmique, vers ce de quoi notre âme est constituée…

s’élever, monter, s’évaporer, ascencionner… notre poussée profonde, notre mission, notre retour vers le futur… se popper le septième chakra, ou plutôt le laisser popper pour sortir à tout jamais de la prison de sa tête… transformer la petite souris qui court dans sa cage en aigle divin qui surfe dans les astres…

laisser cette énergie en provenance de la terre nous passer à travers le corps, nous brûler les neurones, nous carburer les chakras – 1, 2, 3, 4, 5, 6 et you hou 7 – permettre à cette énergie de nous chatouiller, nous chauffer, nous blaster… laisser notre corps s’échauffer, prendre feu, s’enflammer, combustionner et pouf ! wow ! quels feux d’artifice !!! …

laisser le courant fin et divin nous allumer et court-circuiter le mental et le reste du canal… permettre à tous les petits points d’énergie du body de pétiller pour allumer, donner la vie à tous les corps de notre corps…

une chronique inspirée et flyée, pour redonner du sens céleste, divin et cosmique en ce ptit mardi terre à terre d’octobre, pour sortir du cadre, sortir du corps, sortir du char… pour alimenter la poussée vers le haut, vers le oh vers le ho ! aho !

inspirer du sens vertical à notre horizontalité… les deux pieds au sol mais la tête au ciel, vers l’essentiel, ainsi soit-elle… des mots ordinaires pour insuffler de l’extraordinaire… du haut, du up pour les coeurs dans la flotte… 

la vie monte vers up there plus qu’elle ne pousse en avant… alors changer de plan pour retourner à la source… le corps bien à terre et l’âme toute en l’air, allège, légère, transparente, limpide, vaporeuse… l’âme dans le corps mais d’abord on change de bord, on monte plutôt qu’on fonce, qu’on avance… on s’assoit, on attend, on se rend disponible, on respire et on tire, vers le haut, vers le beau… vers le plus grand que soi, vers la grande boîte à surprise cosmique…

alors ami(s) cosmonautes, on se rejoint là-haut ?  à tout de suite…

photo : thomas keller

Ceci est un signe pour…

quinzième chronique qui tique et pique… 22/10

si vous attendiez un signe, en voici un… un signe, un signal, un signal vital et des signaux vitaux, un seul signe, un single, en solo, un cygne, je sors de signe signe… je persiste et signe… une autre chronique pleine d’espoir mais de l’espoir immédiat, un espoir now… un espoir si désespéré qu’il prend racine uniquement et totalement dans le présent…

si vous attendiez un signe pour changer votre vie, l’alléger, l’accepter, apprécier la moitié pleine de votre verre d’eau, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter d’attendre et commencer à vivre simplement et totalement ce moment, juste un moment et un jour et une vie et une éternité à la fois, centré(e), calme, totalement OUI ou NON ou peut-être, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter de vouloir être autrement et changer, vouloir devenir quelqu’un d’autre, vouloir retourner dans le bon vieux temps, vouloir retourner dans le ventre de votre mère, vouloir faire un autre travail que celui que vous avez en ce moment, vouloir autre chose que ce qui est, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter d’attendre des signes pour commencer à vivre, en voici un… 1-2-3 go !

si vous attendiez un signe pour commencer à vivre le reste de vie maintenant, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter de penser que sans avoir trouver l’âme soeur, ou âme frère, la vie est incomplète, ceci en est un…

si vous attendiez un signe pour ne plus vouloir autre chose que ce qui est, ce que vous êtes, ce que la vie est, tout simplement, en voici un…

si vous attendiez un signe pour continuer à vivre exactement comme vous vivez depuis toujours, en voici un…

si vous attendiez un signe pour vous assumer vous-même en totalité, avec tout ce qui fais de vous qui vous êtes, en voici un…

si vous attendiez un signe pour arrêter de repousser la mort par en avant et commencer à la préparer dès maintenant car la mort se passe maintenant à chaque expiration, ceci en est un…

si vous attendiez un signe pour accepter cette période intense que vous vivez depuis un bout et arrêter d’avoir hâte que ça passe, et accepter que ça se passe, en voici un…

si vous attendiez un signe… plus le temps d’attendre, 1-2-3 go, c’est un départ…

car en fait tout est un signe, ceci, cela, autre chose et son contraire, tout et rien, on fait des signes où et quand on en veut… tout est signe pour qui le veut…

aho !