les chroniques du d’ssous du lit… écrire et lire pour ne pas s’endormir… /22

légère légèreté d’être de samedi matin pluvieux… chronique légère et volage… chronique ailée… et aérienne… chronique à bout de plumes…

la terre, pacha mama, boit goulûment depuis hier ici, elle se gorge, fait le plein, vire une brosse, abuse, elle se gonfle, se bombe les bajoues et les collines, se joufflone de fun et de H20, môman est heureuse car elle avait grande soif depuis quelques mois… on l’entend se sustenter… jouissance de terre pleine d’eau again… jusqu’à ce que gaine soit pleine…

parce qu’on baigne dedans en cette partie du monde où l’on a la chance de vivre, on se rend peu compte du rôle précieux que l’eau joue dans nos vies… même chose pour l’air, le feu, la terre, tous ces éléments vitaux pour notre survie au quotidien… on s’est en quelque sorte dissociés de ces éléments fondamentaux avec le progrès que l’on arrête pas de ne pas arrêter… et qui nous ramène toujours à la base… back to basics… feu, terre, eau et air…

quand on vit en nature, on constate plus aisément l’importance de ces éléments au quotidien… on entretient un contact direct avec ces éléments…

quand on chauffe au bois, on apprécie la chaleur du feu les matins d’hiver… quand on a sa propre pompe à eau plutôt qu’un aqueduc public et anonyme, on ménage et apprécie l’eau à sa juste valeur, quand on a un jardin, on saisit tout le sens de l’Action de grâce envers la terre, et quand on respire l’air pur, on sent la vie pénétrer au plus profond de nos entrailles…

retrouver l’essentiel comme quand après avoir passé une période lourde, heavy, oui oui essentielle parfois mais toujours décapante dans les coins, intense dans le corps et qui se répercute inévitablement sur l’âme, on retrouve une certaine legèreté d’être… la légèreté est un service essentiel… up up up… rising…

on dit que les anges peuvent voler car ils se prennent à la légère (they take themselves lightly)… mais aussi parce qu’ils portent leurs ailes déployées… c’est ce que je nous souhaite, de sortir nos ailes, de se prendre à la légère, non sérieusement, avec légèreté et un brin d’insouciance comme dans sans soucis… rire de soi quand le sérieux guette nos vies…

Osho nous rapellait constamment qu’un(e) chercheur(se) de vérité peut être sincère sans être sérieux(se)… en fait, il faisait de l’humour et de la légèreté d’être des valeurs primordiales… il nous racontait d’ailleurs des farces à chaque discours, certaines particulièrement salées… des farces toujours adaptées aux thèmes dont il parlait… on a même compilé toutes ses jokes dans un recueil contenant les milliers de farces qu’il a raconté intitulé Don’t take yourself too seriously… 

cette si chère légèreté d’être dont les plumes sont les dignes représentantes…

les plumes sont d’ailleurs très présentes dans le travail chamanique… elles permettent de passer à travers les moments les plus lourds lors des travaux de guérison… les chamanes travaillent constamment avec ces outils de base…

toutes les tribus des sociétés ancestrales ont d’ailleurs conservé cet élément essentiel du travail de guérison chamanique qui constitue aussi un élément de décoration chez tous les peuples des premières nations… les plumes sont belles et elles allègent… ailes allèges…

les plumes constituent notamment notre lien avec toutes les créatures ailées, avec tout ce qui vole, ce qui tend à nous rapprocher de Dieu… les plumes sont notre lien avec le ciel, avec les cieux, avec l’au-delà… les plumes sont belles, colorées, spectaculaires… elles nous rendent envieux des oiseaux qui, eux, se déplacent à leur gré et sans frontières… liberté liberté… l’inspiration des snow birds québécois qui fuient l’hiver en Floride… si j’avais les ailes d’un ange, je partirais pour….

les premiers humains se sont d’ailleurs inspirés des ailes d’oiseaux pour imaginer les premiers avions, étudiant leur mécanique pour conceptualiser leurs engins… quel rêve fou de penser voler quand cela n’avait jamais été fait… chapeau aux frères Wright et à tous ceux qui avant eux ont fouillé en ce sens et poursuivi ce rêve… plusieurs en sont morts pour que l’on puisse en profiter aujourd’hui… hommage à nos ancêtres fous qui ont osé rêver voler…

avoir une belle plume… les plumes ont aussi été un des moyens privilégiés pour les écrivains… on les a dorénavant remplacé par des claviers… moins romantique…. mais efficace… tac à tac, en dépit de cette alchimie technologique ayant perdu de sa romance, gardons tout de même notre prose légère et aérée, écriveux et écriveuses…

photo via shivani sheldon, thanks sister…

Laisser un commentaire