la 15, ah ! ces relations…

depuis quelques jours, je suis témoin de relations autour de moi qui se terminent, de certaines qui flanchent, d’autres qui reprennent, d’autres encore qui sont en standby… en attendant.. la réconciliation ou la fin… ou une autre résolution…

les relations, on ne peut pas vraiment vivre sans, mais parfois aussi difficile de faire avec… toutefois, quelle source privilégiée d’apprentissages sur soi, sur ses angles morts, sur ses zones d’ombre, sur ses capacités de donner et de prendre soin…

l’amour et l’affection qu’apportent les relations humaines constituent une nourriture précieuse pour le coeur et l’âme… un besoin essentiel… et en même temps, parfois difficile de concilier sécurité émotionnelle et liberté individuelle, encore plus quand le couple a fait enfant(s)…

personnellement, au cours des deux dernières années, j’ai vécu deux séparations… une après une relation de 20 ans, l’autre après un peu plus d’un an d’une relation courte mais passionnée… et impossible au quotidien… toujours déchirant… et ultimement ces séparations sont essentielles pour revenir à soi… dis-moi ce qu’est la solitude… et back le koan qui revient…

mais avec le temps, l’amour, qui fut au début lune de miel puis graduellement relation au quotidien de moins en moins passionnée mais de plus en plus réelle et concrète, se transforme dans le meilleur des cas en amitié, en complicité nouvelle, en relation transformée… pour moi ceci est le signe de la profondeur réelle d’une relation : ce qu’elle devient suite à la phase amoureuse…

dans certains cas, malheureusement, quelques relations se terminent en queue de poisson, prennent fin sur un conflit, une fin de relation qui cache toute la beauté qui a pu exister en cours de route et que l’on doit traîner pour le reste de sa vie comme un bleu au coeur… comme une ombre dans le ciel… comme une mouche dans la chambre à coucher…

car lorsque l’on ouvre son coeur à une autre personne, on devient vulnérable, sujet à blessure, à rejet, on ouvre la porte au risque… au risque d’être aimé, adoré, flatté, adulé, touché mais aussi brûlé, trahi, élevé au rang d’âme soeur… et resdescendre…

d’ailleurs, quelle aberration que ce concept d’âme soeur…

probablement la plus grande illusion dans le monde relationnel… sans nier que certaines personnes peuvent passer leur vie ensemble et semblent destinées à se rencontrer depuis très tôt dans leur vie, il me semble toutefois que la croyance que toute personne possède une âme soeur à quelque part dans le monde est à la base de tant de déceptions et d’illusions…

comme si quelqu’un quelque part nous attendait et nous cherchait, afin de nous rendre complet… comme si nous étions incomplet en nous-même sans cette autre personne… une moitié d’humain…

et cette quête de l’âme soeur idéalisée nous place dans un état constant d’attente – est-ce Lui ou Elle ? nous fait élever ces attentes face aux autres à un niveau irréel et impossible à combler… rendant toute personne incompétente ou pas assez bonne ou belle… ou encore nous incite à projeter sur les autres ces mêmes attentes… ce qui nous empêche de les voir pour qui ils ou elles sont…

et en terminant… sans minimiser l’importance des relations humaines qui sont le sel de la mer humaine, pourquoi ne pas aussi considérer davantage l’importance de nos relations avec les animaux – vous auriez dû voir le chevreuil qui me regardait droit dans les yeux hier et avec la nature… relations tout autant importantes et souvent plus objectives…

miow miow… OK OK charlie, je te donne ta bouffe… mon chum du moment…

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