Les chroniques inutiles… écrire pour écrire (27)…

bonjour, pas d’ati aujourd’hui…

nous sommes le comité des entités responsables de la création littéraire, secteur inspiration et ressources humaines… nous avons kidnappé l’auteur de cette chronique car il roulait trop vite à notre goût… il écrivait en fou… il allait se brûler, l’enthousiasme du débutant… il n’aurait pas été le premier vous savez… en fait il devenait malade chronique, ce que nous nommons dans notre jargon une maladie d’chronique…

on le met donc au repos forcé pour la journée et on verra quand on lui permettra de reprendre le clavier… possiblement demain, quoi qu’il a concert à préparer… eh oui, il est aussi musicien dans ses temps libres l’écrivain amateur et il présente son premier concert demain après-midi, donc probablement seulement samedi le retour à l’écriture pour lui… il a tendance à s’enflammer le jeune et à en faire trop en même temps… comme s’il allait mourir demain… ou aujourd’hui…

car aujourd’hui il doit commencer la correction des travaux de session; il en a une grosse pile à corriger et il néglige cette tâche pour écrire sa chronique inutile… alors hop ! au travail l’apprenti écrivain ! au travail forcé de la correction… trève d’écriture, on met la lecture au programme aujourd’hui pour toi…

pendant ce temps, nous aimerions vous entretenir sur le thème de l’inspiration et de la création car nous savons que plusieurs d’entre vous aimeriez écrire, mais que vous hésitez, n’étant pas certain(e) d’avoir quelque chose de valable ou d’assez important à dire… d’autres sont intimidé(e)s, gêné(e)s tandis que d’autres sont pleins de talent mais simplement paresseux, procrastinant ainsi sans fin… autant l’écriture que plusieurs autres tâches…

écrire est simple… tout ce que vous devez faire est d’oser, prendre un risque, vous laisser aller, vous faire confiance et laisser couler le flot, laisser le flot couler … car pour couler, ça coule ! prenez l’exemple de notre otage vedette de la journée, un vrai ptit speedy gonzalez du clavier… un maniaque du tac tac tac… qui pond deux-trois chroniques par jour comme d’autres mangent des biscuits au chocolat…

pour écrire vous devez premièrement faire confiance que vous pouvez nous canaliser, nous permettre de passer par vous, en vous, pour nous exprimer… puiser dans la banque infinie des mots, la voute céleste des sens et des connexions syntaxiques… car ce n’est pas vraiment qui écrirez, c’est nous qui le feront, à travers vous… donc il ne fait trop s’attacher à ce qui sort de vos doigts car ça ne vous appartient pas, ce ne sont que nos mots, dits via vous…

vous devez aussi vouloir avoir du plaisir, être prêt(e) à vous découvrir, à voir ce qui se cache dans votre mental car même si vous n’êtes qu’un canal, le contenu qui se trouve en vous est aussi mis à contribution dans le processus d’expression, c’est votre matériau et notre énergie… en fait comme il n’existe qu’un grand inconscient collectif, tout ce qui est exprimé via vos doigts provient de la même source – pourrait-il y vraiment y en avoir différentes dans cet univers unique et multiformes ? vous ne faites que lui donner votre couleur, votre saveur à notre contenu… notre contenu, votre contenant…

il n’est même pas nécessaire d’être lu pour écrire, vous pouvez garder les mots écrits et dits seulement pour vous, cachés et à l’abri des regards indiscrets… en faire un journal intime qui contiendra vos secrets, même ceux que vous ne connaissez pas encore… ou comme notre employé du mois de la journée, publier sans trop de censure, ouvertement, librement afin de rejoindre les autres et faire contact… en fait dire un peu n’importe quoi !

mais si vous partagez vos écrits, n’accordez pas trop d’importance à la réponse des autres car d’un côté vous ne savez pas vraiment ce que vous dites vous-mêmes et de l’autre, les écrits seront inévitablement interprétés différemment de l’intention avec laquelle ils sont exprimés qui en premier lieu n’est même pas claire… vous voyez donc pourquoi il est parfois bien difficile de se comprendre… et de se faire comprendre…

tout de même… si l’envie d’écrire vous habite, on vous encourage à commencer dès maintenant, ou au plus tard un peu plus tard aujourd’hui, car si vous ne le faites pas maintenant, vous ne le ferez jamais… allez un peu de courage, d’audace et de folie créative… nous sommes avec vous et veillons sur vous…

veuillez agréer, monsieur, madame ou autre, l’expression de nos intentions les meilleures

les membres du comité des entités responsables de la création littéraire, secteur inspiration et ressources humaines

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