envie de lancer une nouvelle série de petits paquets de mots d’ici la fin de l’été… alors les voici les voilà !
des mots pour tout dire, et surtout ne rien dire, pour dire le rien, mon rien à moi, mon petit paquet de vide, d’ordinaire… un ordinaire tellement ordinaire qu’il en devient extra… rondement plate comme la terre avant Galilée…
pas de promesses quant à la fréquence ni la pertinence… en fait plutôt des chroniques impertinentes… simplement quand ça sortira, ou pas… cette fois encore avec un deadline, soit l’atelier intitulé le courage au coeur à l’auberge à la fête du travail… donc destination 31 août… une stretch de mots pensées, dits, polis, écrits, transmis… des mots amis, des mots émis…
je reviens justement de l’auberge où Premo et moi – duo groundé aux ailes déployées – avons animé Wakatonka et Flying Bull, un espace plus qu’un atelier, une expérience ouverte plus qu’un atelier, un terrain de jeu plus qu’un atelier… de travail… quoi que… right guys and girls ?
un temps de guérison, de partage et de creusage en soi, un temps d’arrêt… autant pour Premo et moi que pour les participant(e)s… aho beaux gens de coeur…. car nous sommes tous et toutes des joueurs dans ce grand jeu de la vie… même quand c’est pas drôle…
j’étais fébrile à me retrouver en salle de groupe après une pause de quelques années à avoir surtout explorer la voie des plantes sacrées puis une – kind of – retraite fermée en solo dans mes bois ces dernières années…
heureux de ces retrouvailles après un si long temps, car un week-end plein de coeur et soie, doux doux, plein d’eux et de moi, de racines de pieds nus, d’ailes de taureau et de voie lactée… si j’entrevois avec enthousiasme l’atelier sur le courage de la fête du travail car ce thème me fait m’exciter de peur, je ne suis pas certain si j’animerai encore des ateliers par la suite… 1-2, 1-2, testing…
en tous cas surtout pas des ateliers dits de croissance, peut-être des temps et des espaces d’introspection, de questionnement, de méditation, du zen en gang, avec la nature comme enseignante, mais surtout plus de croissance personnelle… au contraire, vive les ateliers de décroissance personnelle…
pour redevenir un gros rien tout nu, pour réduire l’égo à sa plus simple expression, pour le ratatiner avec conscience, pour le remettre à sa place, le virer à l’envers et de travers, pour l’écrapoutir avec compassion et délicatesse et l’harakiriser… pour lui apporter lumière et connaissance, re-connaissance de l’au-delà de l’égo…
car au début de la vie, pas d’égo, puis égo puisqu’il le faut… et ensuite plus (pus pas plusss) d’égo… d’ici là, on gère les dégats d’égo, les dégats d’eau, les débordements émotionnels… donc le grand cycle de la vie d’égo: pas d’égo, égo, pus d’égo…
ce week-end en mini-société, même si grandement apprécié, m’a permis aussi d’apprécier ma vie solo, ma vie sans métro ni boulot et si peu de dodo… ma vie d’hermite, recluse et cachée, à l’adresse introuvable, protégée du regard d’autrui, mon refuge à moi dans la paix de la forêt, dans le choix des bois… dans la patience du silence…
en terminant:
un mot spécialement adressé à ceux et celles qui me lisent plus ou moins régulièrement mais qui ne me likent jamais… I see you picaboo… SVP continuez à ne pas me liker… j’aime ça…
quand je les rencontre, plusieurs personnes révèlent me lire régulièrement et ça me surprend toujours car j’ignore totalement que vous êtes là… que vos yeux se posent sur mes mots, que mon âme se révèle à vous sans que je ne m’en doute le moindrement, sans que je ne vous sache… cultivons le mystère et la relation fantôme… restez caché(e)s…
et un autre petit mot, mais celui-ci spécialement adressé à ceux et celles qui me lisent et me likent et me font des commentaires…
SVP continuez à me liker… I like it……
en fait j’aime tout… mais surtout son contraire…
allez hop, à plus…
