les mots vers le courage… 8/8/2012

ces temps-ci quand je ferme les yeux ça ressemble à ça… plein de couleurs, de formes, de voiles, de beauté… et de petites bibittes bougeantes… et vous, quand vous fermez les vôtres, ça ressemble à quoi ?

intéressant le changement radical de dimension que provoque une simple petite couche de peau qu’on appelle paupières quand elle vient recouvrir nos yeux non ? sésame ouvre toi, et ati ferme-là…

les yeux ouverts, on regarde et on voit le monde extérieur, que certains décrivent comme une illusion, soit les autres, tous et toutes différents, mais aussi la nature, la beauté, la laideur, tout plein d’écrans différents sur lesquels on peut projeter jugements et/ou amour et empathie… on regarde le film qui joue autour de nous… avec un filtre qui déforme de diverses façon cette réalité, qui transforme la réalité extérieure en notre propre petite réalité privée…

on se fait son propre show à partir de ce que l’on voit… en fait, on dit qu’on impose ce qui est en nous quand on perçoit l’extérieur.. c’est donc surtout nous que nous voyons quand on regarde dehors… on ne rêve que de soi selon Betty…

les yeux fermés, alors là, c’est nous avec nous avec au programme: idées multiples et infinies et en boucle, vieilles expériences complétées ou non, sensations, images belles, laides, plus ou moins belles et/ou laides, et autres divertissements issus du passé, que l’on embellit pour former un avenir plus rose ou plus noir, ça dépend des styles et des périodes de vie…

les yeux fermés, notre mental a plus de grip sur nous, c’est lui le boss encore plus que lorsque l’on regarde hors de soi… car rien pour se distraire de soi… les yeux fermés, on se retrouve davantage avec soi-même… plus difficile pour la plupart d’entre nous… car les côtés plus sombres ont tendance à se manifester alors… et prennent plus de place, parfois toute la place… et on ne veut pas vraiment ça…

on dit que nous sommes en grande partie des visuels, que la vue est le sens le plus interpellé chez l’humain… vrai pour moi en tous cas, je vous laisse dire pour vous-même… pas surprenant alors que nous soyons portés à regarder en dehors de soi, plus habiles à voir les bibittes des autres que les nôtres… ainsi que leur beauté… et tout ce qui se retrouve entre… très difficile pour la moyenne des ours de se fermer les yeux et d’être à l’aise dans son propre antre noir…

car pour se voir soi-même, il faut regarder en dedans et ça prend un autre oeil pour ça, le troisième… et on ne fait pas encore de lunettes ni de vers de contact pour celui-ci… alors faut ajuster le tir, la vision, faire focus…

ce que j’apprends lentement et sûrement, c’est que peu importe ce que je regarde, il m’importe de garder le focus ce qui regarde et perçoit et non pas sur ce qui est regardé… checker le sujet et non l’objet… ou du moins checker le sujet qui checke l’objet… l’observateur observé… observer l’observateur observer l’objet observé…

facile de se perdre dans l’objet quand il reflète beauté et calme, plus difficile quand ça renvoie à quelque chose de soi que l’on aime moins… en ce sens, les gens sages disent que plus l’objet observé – gens, chose, pensées, sensations etc… – est dérangeant, plus il est riche de prises de conscience pour l’observateur car il pointe vers quelque chose en soi que l’on peut difficilement voir soi-même de l’intérieur…

il semble vrai que c’est lorsque l’on voit et vit les choses les plus difficiles que l’on apprend le plus… les gens et les situations qui dérangent, si pas toujours faciles à accepter sur le moment, sont souvent les plus riches de leçons lorsque rencontrées, traversées et intégrées… ce que l’on nomme «crises» dans la vie constituent ses étapes les plus cruciales… à nous de foncer ou pas… et vive les tricksters…

pour terminer, un petit jeu le fun : fermez vos yeux et regardez le dedans de vos paupières… vous allez y voir plein d’affaires qui bougent, des couleurs changeantes et si vous êtes chanceux, vous y verrez peut-être même votre visage originel… bonne chance… et belle méditation…

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