les yeux rouges…

dix-huitième chronique qui tique et pique… 24/10

ces temps-ci, il me semble que plusieurs ami(e)s et connaissances – moi compris – ont de la peine… un gros tas de peine, de la vieille ou jeune peine… beaucoup beaucoup de peine… a lot of pain… ils et elles sont pleins de peine… full peine, painful, plein de pain… le coeur plein de peine… l’âme pleine de peine…

quand elle reste enfermée cette peine, elle devient lourde, stagnante, paralysante, pesante… mais quand elle circule et qu’elle sort cette peine, elle devient moins painful… plus soutenable, plus humaine… quand on peut la pleurer la peine, elle s’allège, elle nous allège, elle élève même, élève notre âme et soulage notre corps, soulève notre âme et soulage notre corps… quand les yeux rougissent, l’âme blanchit… quand les yeux rougissent, le coeur rosit et sourit…

les femmes ont en général plus de facilité  à la laisser sortir cette peine… les hommes, plus durs, plus dur…

traditionnellement, les femmes pleurent, les gars fessent… quand elles sont tristes, elles pleurent, et souvent quand elles sont fâchées, elles pleurent… les hommes, quand ils sont fâchés, ils fessent, et souvent quand ils sont tristes, ils fessent aussi… sur eux-mêmes, dans le mur ou dans les pires cas, sur les autres… le rouge, l’amour et la peine sont liés de près… rouge et blanc…

la douleur, la tristesse et la souffrance constituent les facettes d’une émotion inévitable, une énergie fondamentale / é motion = énergie en mouvement / un moteur de changement, une motivation à devenir plus près de soi… pas toujours évident de l’accepter comme telle mais inévitable…

à peine perdue… ça vaut la peine… bébé a de la grosse pepeine… à chaque jour suffit sa peine… drôle de mot la peine mais pas nécessairement un mot drôle… mourir de peine ou rire de sa peine ? rentrer dedans mais ne pas s’y perdre…

comme l’eau de l’érable, la laisser couler en nous, la laisser s’écouler, la laisser s’égoutter, se laisser la goûter… la savourer, l’accepter, la dilapider, goutte à goutte, coûte que coûte… l’inspirer, l’amplifier, l’expirer… et espérer qu’elle passe et dépasse son statut de peine…

totalement humaine la peine, nullement veine la peine non plus car elle nous apprend et nous enseigne même si parfois on en saigne… elle vaut la peine d’être vécue la peine… même animale la peine, elle nous donne la chienne parfois la peine… et toi et moi on la fait mienne et tienne la peine… quand j’aime, ma peine c’est ta peine et la mienne c’est la tienne… aussi…

certain(e)s aiment leur peine, l’adorent, s’y attachent, s’y accrochent et s’y identifient… je suis ma peine… j’aime ma peine… par contre, d’autres la détestent… j’haïs ma peine… peine perdue…à peine sentie et reconnue, la peine nous prend, nous occupe, nous envahit, nous manipule comme des marionnettes et nous faire vivre et mourir… de peine et de misère…

vive la peine parce que la peine est… tout simplement, si simplement, la peine est… réelle ou imaginée, la peine est… telle est la peine… pleine de larmes, pleine de sensations, de sentiments et de vie…

la peine est une rivière, rouge sang, rouge coeur, rouge vif… pain river… la peine marche, court, saute d’un neurone à l’autre, d’une pensée à l’autre, du coeur au yeux, de moi à toi et de toi à moi…

la peine, soit on la suit, soit on la fuit mais quelle qu’elle soit, la peine vaut la peine…

vivre pleinement la peine, vivre sa peine en paix…

6 réflexions au sujet de « les yeux rouges… »

  1. Avatar de Manon RousseauManon Rousseau

    Une prof m’avait dit un jour, les hommes crient leurs peines et les femmes pleurent leurs colères, ça m’avait réellement bouleversé puisque comme femme, je pleurais la peine, la rage et bien d’autres choses encore. Depuis, tant dans ma vie, que dans tous les groupes et les personnes que j’ai accompagnés, cela a été un leitmotiv, laisser pleurer, hurler, crier ce qui cherche à être entendu, déverser, vécu. Tout est beau, noble. Rien n’est interdit puisque tout est sacré!

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  2. Avatar de jackiejackie

    Touchée en plein cœur, right in the middle, là où ça saigne si abondamment depuis quelque temps… en plein dans le plein de peine, dans la peine à peiner, au milieu du tourment et des chagrins d’antan… Merci pour tes bons mots qui me susurrent à l’oreille que je ne suis pas seule, qui me prennent par la main et m’encouragent à rester au cœur de l’orage quand je perd le nord et me sens perdue, qui m’accompagnent sur ma route et me réconfortent quand il pleut tant de larmes… xx

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    1. Avatar de atisupinoatidion666 Auteur de l’article

      oui en effet tu n’es pas seule, nous sommes tous et toutes là une fois de temps en temps, prends soin et ça va passer, smack

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  3. Avatar de PrashantiPrashanti

    Moi qui voulait la cacher , la pleurer en silence pour ne pas déranger les autres….
    Et j’ai vu à la fin de la soirée que mon mascara avait tout dégouliné sous mes yeux.
    Ils ont vu ce que je voulais tant cacher, quelle honte ! C’est honteux avoir de la peine ?
    Mon père me disait: pleure et tu pleureras seule et rit et tu auras de la compagnie…
    Quelle foutaise. Les amies(is) sont là aussi quand il pleut , ça prend beaucoup d’humilité
    pour oser demander leur écoute quand il pleut dans mon coeur.

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