de plus en plus bon, à de moins en moins rien…

trente-et-unième chronique qui tique et pique… 1/11-3

journée prolifique coté chroniques, ça tique et pique en câlique… tic tac tic tac en tabaslac… ça clique vite vite, les doigts me piquent… les bibittes s’invitent, ça pique ça pique… les mots sortent et fusent, ma fuse m’amuse, ma muse est jalouse… ma muse à mots, parle-t-elle trop?

comme une grande poussée, comme un besoin de rimer, de s’arrimer à cette réalité… se coller le nez sur le monde, laisser aller sa sonde, sentir, dedans dehors, y a le chien qui sort, dehors, dehors… esprit des mots, sors de ce corps, sors-y les mots bien comme il faut…

ça coule ça coule, c’est le déluge, le juge qui juge, maudit que ça urge… tiens j’sors ma luge, et free falling, en bas d’la côte… ça a pas d’allure, les mots sont durs, ils m’laissent pas de pause, ils me font dire… n’importe quoi, à n’import’qui, ne le prends pas si personnel, on a déjà souvent vu pire…mais quoi donc dire, qui n’a pas déjà été mots dits ?

quelle belle image moi ça m’inspire, à dire et à écrire… cette chevelure, ça roule en rond, ça rock, ça roll, tout comme une vrille… monte ou descend cet acrobate ? ou peut-être ni l’un ni l’autre, tout simplement suspendu dedans, le temps qui ne passe pas… ou le temps qui passe, et le fil qui casse, tombe bien bas et monte encore…

si écrire pour ne rien dire, pourquoi donc lire ? pour ne rien manquer ? ou pour manquer tout ce rien dit ? car l’art du rien ne se cultive, qu’avec patience et sa salive… ça se raffine, ça se peaufine, ça se pas fine, ça se muffin, s’écrire et ne rien dire, lire et ne rien comprendre pour ainsi tout saisir… rien à dire, tout à lire et pourquoi tout simplement ne pas en rire… délire de mots, sans saint bon sens, écrits nocents, écrits décents… écrire écrire pour ne rien dire alors pourquoi ne pas juste m’enfuir pendant qu’il n’y a pas de temps ?

une ptite chronique dans tous les sens, pour aboutir en quête de sens… sens à tunnel sensationel, y est là qui watche, bien haute la marche…

allez dehors, avec le chien, qui veut baballe, moi j’ai les mains…

photo: musafir osho

7 réflexions au sujet de « de plus en plus bon, à de moins en moins rien… »

  1. Avatar de PrashantiPrashanti

    Superbe image . beauté du corps tout en couleur dans ce monde sous-marin où il ne me reste
    qu’à te lire….
    Mots qui débordent , sensations qui nous amènent encore plus creux…..

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