trente-sixième chronique qui tique et pique… 5/11-2
toi mon ami qui a mal, toi dont le corps, l’âme et l’esprit crient de douleur et souffrent de pleurs et de peur, toi qui vague de tout bord avec ton âme, avec l’âme dans la vase, avec l’âme qui tangue dans la vague, que dis-je c’est un tsunami dans ton âme… down d’ouragan…
toi qui dit même contempler partir de l’aut’bord… du bord des morts, de l’autre bord du corps… toi dont la peau est à fleur, gros gros bouquet ces jours-ci, je t’offre ces mots pour peut-être ainsi alléger tes maux… dire mes gros et petits mots pour ces maux qui sont trop et de trop… pour en finir avec le statu quo… gros mots nonos et slow maux pas jojos…
pour toi, je veux bien, pour toi, je veux le bien, ne veux que le mieux, mais pour toi je ne peux rien, ou si peu, pour toi je ne peux que si peu, que faire se peut, je ne peux que tenter de faire du mieux que je peux et de faire mien, un peu, ton fardeau… ce lourdeau… pour soulager le poids de ce lourd body de pain sur tes épaules… et me tenir derrière toi, dans ton dos et soutenir tes maux…
toi mon ami qui me dit bien ton mal, qui le prend avec impatience, toi qui veut le bien pour toi et les tiens mais qui sent surtout le rien, le dur, le trou en toi… trou noir, ouvert, béant, géant, néant, profond, à vif… viens sous mon toit et prend ma main, ne fais rien, regarde et ressens le train te passer sur le corps, te laissant à moitié mort… mais encore un peu fort… moi je garde le fort… et la lumière au bout du tunnel arrivera peut-être…
toi qui veut guérison mais qui ne ressent que tension, confusion, motton d’émotion, pulsions, de vie mais aussi et surtout de mort en ce moment… mort illusoire mais promesse d’allègement de la souffrance, idée de mort pour créer espérance, que faire ? que dire ? que lire ? fait que j’me tire, faut que j’me livre et me délivre, de ce mal de vivre…
que te dire d’autre que patience patience patience… patiente et attends, que le temps passe, que le motton se tasse, attends que ça passe car tous les trains finissent par passer, à travers nous ou bien tout droit… et vive ce désespoir qui décape, qui délivre, qui allège, qui nettoie et qui clean, qui détend et qui prend, la vieille peine, la vieille pain, qui parfois nous entraîne… dans le fond du tonneau, duquel on rebondit…
okahe !
… la guérison n’est pas un processus qui prend place en une seule nuit, c’est un nettoyage quotidien de la souffrance, un nettoyage quotidien de ta propre vie… – Leon Brown

Ouf! Oui pas toujours évident la douleur ou la souffrance.
Heureusement qu’on peut dans certain cas choisir de vivre la souffrance autrement.
Facile à dire quand on ne ressent pas en ce moment de la douleur.
Oui, guérissons en coeur, ensemble de tous nos maux et accompagnés de tes beaux mots.
Bon nettoyage quotidien!
L’amour s’en va et les amies(is) restent. On doit en prendre soins car eux aussi peuvent partir.
L’amitié aussi précieuse que l’Amour ? Parfois plus précieuse…
Au-delà de la mort ?
Friendship forever …..