je suis en train de mourir…

trente-septième chronique qui tique et pique… 6/11

riez pas, vous aussi ! nous sommes toutes et tous en train de mourir ! en train de mourir, mourir d’entrain, un peu plus à chaque jour, toujours un peu plus près, le retour aux souches…

mourir de vivre, mûrir de vie, mourir de rire, fou fou ce vivre, la vie nous tue… et nous enseigne tant de leçons… mais rien n’y fera, la mort vaincra, valderi, voldemort… et qui vivra mourra, et on verra… verrât !

en fait, la vie n’est qu’une mort continuelle… la vie ? un bouquet de petites morts à chaque seconde, une série d’étapes qui passent back à back, next next next… un chapelet de grandes et petites morts quotidiennes la vie, vivre sa vie à mort, amor amor amor la vie… un grand cirque que cette vie pour un gang d’acrobates qui tiennent sur un mince fil, une trajectoire la vie, qui nous mène directement vers la mort du corps mais non de celle de l’esprit ! objectif urne la vie ! chacun chacune on fera la Une du quotidien Vie…

la vie me tue… en fait déjà la naissance est un tel phénomène éprouvant que ça nous rend à moitié mort… ça prend toute une vie pour s’en remettre… pour finalement lever les pattes, remettre la clé et passer la flambeau…

auparavant, après notre date d’expiation, on se dirigeait directement six pieds sous terre, pour se faire manger par les vers, beurk cette mort… dorénavant on se brûle la carcasse pour s’élever l’âme en l’air… crémation, finale récréation… il paraît qu’un maître zen, lors de sa mort, avait caché des pétards à mèche dans ses vêtements… sauté le sacré coquin…

nous sommes en train de mourir mais aussi en train de mûrir, mûrir avant de quitter le navire…  vogue vogue le grand petit paquebot… car chaque jour, quitter sa mère, surfer la mer, voguer l’écume des jours et des nuits…

mourir un peu, mûrir beaucoup… mûrir avant de pourrir sur pattes, avant de dormir debout, avant d’attendre la call final, avant de rendre les âmes, mûrir avant de surir et de cailler, mûrir avant de caller l’original… mûrir pour apprendre à rire de vivre, rire de la mort…

squeezer tout le jus avant de s’étendre pour une dernière fois, serrer la vis, serrer la vie à tour de bras… avant de manger ses bas et les pissenlits par les racines… tordons la guenille, filles et gars, on se prend dans nos bras, on relève nos manches et 1-2-3, on vit on vit on vit… vite vite vite car le temps passe, de plus en plus vite… et on verra ce qui suit, on verra ce que la vie nous propose… et là soit on ose, soit on dispose ou on se repose avant de déposer les armes… et que les larmes coulent sur nos joues et celles de nos amours…

prendre sa place dans la vie car y a de la place pour toutes et tous… et y a la mort qui pousse et pousse… avancez en arrière, la mort nous pousse dans le derrière, avancez en avant car on ne peut reculer… on va, on avance, on devance mais nous y arriverons tous au bon moment… peut-être que notre mort est déjà planifiée, prévue, peut-être nous attend-elle dans le détour ? à chaque jour, la vie nous joue un tour… à chaque jour, tous les jours, toujours, toujours… l’amour, la mort, toujours plus fort…

mourir neuf, mourir veuf, vivre sans peur, de vivre, de soi, de la mort car mourir est notre finale destination… terminus tout le monde descend…

avant la mort ? amor amor… prépare toi la mort, prépare moi amor, j’m’en viens la mort… je te sens, de plus en plus fort… amor la mort…

Renouvelle-toi complètement chaque jour; fais-le encore et encore et tous les jours de ta vie.  – Proverbe chinois

10 réflexions au sujet de « je suis en train de mourir… »

  1. Chantal Deslauriers

    Rire de vivre, rire de la mort…
    Ça prend du courage pour rire de la mort ou de l’expérience vivante de la mort.
    Amor la mort… Amour à la Vie!
    Je me souviens du père d’un voisin qui disait qu’il voulait qu’une fois dans la tombe,
    il voulait qu’à chaque fois que les gens s’agenouillieraient pour prier un mécanisme lui fasse lever le bras… 🙂
    C’est ce que le « sauté » qui a mis des pétards dans ces poches m’a ramené coomme souvenir qui fait rire ou sourire.
    Trouvons nos moyens pour renaître complètement, le plus souvent possible, à chaque instant.

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  2. jackie

    Lorsque j’ai demandé à ma fille de m’expliquer pourquoi elle voulait arrêter l’école, elle m’a dit d’un air convaincu: parce que si je devais mourir dans 2 semaines, je ne voudrais pas passer le temps qu’il me reste sur un banc d’école, point à la ligne… * C’est moi qui décide à ma vie bon!* me disait-elle du haut de ses 4 ans lorsqu’elle était contrariée… Et moi j’ai peur, peur que la mort nous sépare, peur que la mort l’emporte au loin, loin loin là-bas… Et si je la retenais ici, aurais-je tué à petit feu ses élans de vie, ses rêves, ses espoirs, sa confiance en moi, en elle? Beaucoup de questions et peu de réponses face à la mort, face à la peur, de perdre, de se tromper, de regretter… On passe tous de la vie au trépas, du début à la fin de quelque chose, alors tant qu’à succomber, succombons librement… On dit que l’important n’est pas le but, mais le chemin… Alors va ma fille, va ton chemin, je vais le mien et il est parsemé d’amour…

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  3. sylvainbreton

    La mort devient notre alliée quand elle nous accompagne au quotidien. Après tout, elle est la soeur jumelle de la vie, omniprésente, et se manifeste constamment dans les évènements, dans les petits bonheurs et tristesses, dans les être chers, la nature et dans notre souffle.

    Il y a 2 jours, j’ai dit à mon grand garçon de 9 ans: « si je meurs tantôt, demain, qu’est-ce qu’il vaut la peine de nous dire? »
    Et sa réponse: « j’espère que tu auras un beau repos papa, je t’aime beaucoup, beaucoup, beaucoup … »
    J’aime la mort. L’apprivoiser m’a permis de ne pas la provoquer par bravade … et suicide.
    Je n’ai plus peur, je peux mourir maintenant, en paix, demain s’il le faut ! Ou dans 100 ans !

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  4. Prashanti

    J’ai visité une vieille dame ce matin, son corps est à demi paralysé, à moitié mort.
    Mais, dans ses yeux pleins de larmes , il y avait plein de vie.
    Elle me montrait comment elle voulait quand même vivre.
    Y a pas de prix pour ces cadeaux…

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