et vous, quand vous envolerez-vous ?


cinquième offrande 17/11 (plus que 33 jours avant le 21 décembre… yo !)

ouain, heavy le chroniqueur à matin ! quand même c’est samedi, donne-nous un break le quêteux ! offre-nous un ptit sujet mollo… slack tes grandes lancées existentielles…

mais admettez que la question se pose ! samedi ou pas… d’ici, du milieu de mon motton du moment, je réalise ce matin comme jamais auparavant que moi, c’est exactement ce que j’attendais, cette période de crise-ci, pour commencer à vivre à la verticale, sans lendemain, à vivre ce moment, puis l’autre, et l’autre, et l’autre… un coup d’aile à la fois… mais on va se l’avouer, si j’avais eu le choix, je serais encore passer à côté volontiers cette fois-ci… si la distraction avait encore été une option, j’y serais allé all the way… encore une fois…

car pas si simple quand même de brûler en soi, de vivre en état de crise au quotidien… sans vouloir se pitcher en bas du nid avant que l’oisillon ne soit prêt et qu’il ait atteint maturité… mais on s’y fait… le feu brûle le superflu, le crise devient routine, la crise devient état, temporaire, semi-permanent et puis finalement, le nouvel habitat…

j’étais  dans cet état l’hiver dernier, sur le point de mourir, mais j’ai choisi de revenir dans le mode wait and see… pour me perdre de nouveau dans le rêve, d’une relation, peut-être même d’une nouvelle famille, d’une carrière, de projets futurs, d’un ailleurs meilleur, d’un plus tard pétard, plus fort, plus wow…

mais en ce second tour de piste, il semble ça ne fonctionne plus… plus possible de procrastiner, de postponer, de remettre à plus tard… la vie me le met dans la face, drett en-dessous du nez… tiens ! dans les narines le quêteux, sens ça… alors depuis quelques temps je marine dedans… et je continue… et ça brûle et ça consume… et ça s’allège…

ces jours-ci, je ne peux plus en sortir, ne veux plus m’en sortir, je plonge, j’ai le pied gauche dans la marge, le droit sur le marbre… et le chroniqueur a le nez dans sa barbe… alors plus le choix le quêteux… plus le choix d’ouvrir tes yeux, d’ouvrir ton nez, fouiller ton âme inside down et regarder, enquêter, pousser la quête à son plus bas fond… jusqu’au fond du baril, jusqu’au bout du tapis, au-delà du ati… last call… c’est le temps de vivre… terminus ti-gars et prend ton envol…

tout remettre en question sans chercher de réponse… tout lancer en l’air et voir ce qui retombera… ou pas… la route s’arrête ici… le ciel commence ici… alors simplement vivre sa vie d’oiseau ordinaire, humble nobody dans le fond de son rang, de gars dans son bois… en compagnie de latika, ma chienne du moment, ma maîtresse et môman… elle, toujours dans le moment, voulant jouer, marcher, courir la balle, totalement présente à moi, en m’en tomber sur les nerfs parfois, car tant d’amour inconditionnel faut apprendre à le prendre…

depuis quelques jours, quelques ami(e)s m’écrivent pour me réconforter, m’uplifter, m’offrir leurs pensées douces… ça me touche et je l’apprécie, et peut-être que je ne m’exprime pas clairement, mais je ne voudrais pas passer à côté de cette période pour rien au monde… je sens que pour la première fois de ma vie, je suis totalement moi, en moi, dans moi, tout moi… et plus moi du tout, beaucoup plus grand que moi… plus de toît sur la tête… je ne voudrais pas me retrouver une seconde plus tard que maintenant… le temps est infini, le temps est lent et arrêté, c’est la fin du monde, la fin de mon monde tel que je l’ai connu jusqu’à maintenant… dur, difficile mais vrai et sans détour, sans mensonge, sans mayanité, full humanité

et vous, quand cette dernière période où tout a sacré la camp ? quand ne saviez-vous plus ? quand le maintenant était en même temps presque insoutenable, incontournable et inévitable? quand le temps passait si lentement et que l’avenir avait sacré l’camp ?

je ne vous le souhaite pas nécessairement car la vie se charge de nous le livrer au parfait moment anyway… je vous souhaite seulement, si et quand ça se reproduira, d’y aller avec sincérité, lucidité, totalité… et alors, je vous comprendrai et serai avec vous… et avec votre esprit… amen !

image: the spirit that moves me (via Facebook)

14 réflexions au sujet de « et vous, quand vous envolerez-vous ? »

  1. Avatar de OdetteOdette

    Je suis avec toi en pensée. Je sens que tu as toutes les ressources en toi pour vivre ce passage d’une grande richesse une seconde à la fois.
    Avec tout mon respect et mon amitié ,
    Odette

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  2. Avatar de SamanoSamano

    Tomber… peut-être mais avec grâce…. quelle incroyable image!
    PS: tu vois, je suis toujours là… un peu comme ton ombre… ou ta lumière!

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  3. Avatar de Michel LafranceMichel Lafrance

    Pour moi, tout a sacré le camp avant, pendant et après le décès de ma mie. Avant parce que mon monde me semblait flotter, dans l’irréel, dans un espoir de survivance. Le pendant de la journée même, le grand bascul, l’irréel devient réel, l’impossible s’est réalisé. Et l’après où le maintenant est en même temps insoutenable, incontournable et inévitable. Où je me suis d’abord senti protégé du plein impact de cette réalité pour que je puisse fonctionner et, peu à peu, cette protection s’est escamotée pour laisser place à ce manque, cru et vrai, Où le premier 4 mois dure une éternité. Je me sens aujourd’hui entrer dans une nouvelle réalité, une nouvelle perception où un semblant d’élan tente de me faire décoller mais je me sens attaché par mes propres limites, mes croyances, mon vide intérieur. Un début de guérison où le fond est solide mais la gestation pénible. Un nouveau moi prend vie, sincère, lucide et total, se découvre et ré-apprend à vivre, à voler. Petit coup d’aile par petit coup d’aile, je finirai bien par m’envoler. Au parfait moment…

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      1. Avatar de Michel LafranceMichel Lafrance

        Merci Ati. Ta présence, même loin, est importante pour moi. Par tes chroniques et tes réponses à mes commentaires. Je me sens moins seul quand je me sens seul. Aho!

  4. Avatar de RaviRavi

    du connu pour moi également……
    vivre maintenant ce que la vie veut pour moi…… et surprenant les intérrogations se présentent d’elle même, les réponses également……
    ce voyage au Brésil m’a confirmé dans «sois prêt à»….. et lorsque cela se présente, je perçois le clin d’oeil de la vie, mais pas toujours facile à accepter….. que ta volonté sois faites….. oinnnn et sti….. des fois…..
    merci Ati pour te livrer ainsi….. je t’embrasse mon frère
    Ravi

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  5. Avatar de Chantal DeslauriersChantal Deslauriers

    Salut Ati!
    Je reviens d’une vacances à Cuba durant laquelle je me suis sentie tellement seule dans la foule que s’en était vraiment difficile.
    Oser être sois même était mon objectif de voyage et je peux te dire que j’ai été oui moi-même mais j’ai vécu beaucoup de jugement, de rejet et de solitude à travers le groupe avec qui j’étais.

    Ce qui m’a permis de tenir le coup, l’enregistrement de musique que j’ai fait durant le Courage au coeur…
    T’as pas idée combien de fois j’ai écouter en boucles ces prières chantées… Même la nuit. Solidaire dans la solitude ou dans la douleur des creux de vagues.
    Je sens que le cheminement que je fais depuis ces weekends de l’Auberge transforme ma façon de réagir et de vivre. Chaque fois que j’ai mal, je me répète que la douleur et la mais la souffrance n’est pas nécessaire. que je peux faire des actions qui rendent la douleur ou la peine moins pénible.
    Ce matin, encore, je me laisse pleurer. Pour faire de la place, pour nettoyer à l’intérieur.
    Oxum m’a beaucoup accompagnée.
    Heureusement la mer était belle, nourissante et rejénérante. Yoga et méditation, j’en ai fais beaucoup plus, et j’adore cela. Les rendez-vous avec moi-mêmes étaient les meilleurs moments de tout mon voyage. Une chance car c’est avec moi que je continue ma vie!
    Bon Courage mon ami!
    p.s. Heureuse de te lire de nouveau… Ça m’a beaucoup manqué! On se voit le 25 nov!

    Chantal

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  6. Avatar de Sharpie DouceSharpie Douce

    Salut Ati! J’y suis dedans depuis 1 1/2 an…. Comprend pas vite? Résiste à tout prix et à quel prix? Vas savoir! Tannée de chercher, tannée de me raccrocher à tout ce qui passe, j’ai des Épiphanies qui me font croire que « ça y est, c’est passé » et puis bang!Le nez dans le caca encore. Pourtant je ne suis pas malheureuse, pas roulée en tite boule en-dessous de mon lit. Je ris, je chante, j’apprécie la vie et tout ce qui m’entoure en étant parfaitement perdue et sans savoir de kessé, de oùtesque, avec qui? Position extrêmement incorfortable mais au combien révélatrice. Tentant de balayer sous le tapis, mais ma relative sagesse me chuchote à l’oreille de crever l’abscès, pas pour toujours! Aie que je me voyes! Non, mais juste assez longtemps pour bâtir un petit quelque chose, quitte à le démolir en temps et lieu. Tiens ça me fait réaliser que,contrairement à mes « inconforts » précédants, je vis celui-ci, ma foi, assez bien. !!! C’est toujours ça de gagné, non? Elle est où la fameuse porte vers une dimension super hot, han? J’espère juste ne pas me cogner le nez dessus LOL

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