chroniquer pour ne rien dire…

filetrente-septième offrande 6/12 (15 jours avant le 21 décembre…ça s’en vient)

ce matin, pas d’inspiration claire, alors on commence à taper et on verra où ça mène OK ?

bien sûr, le chroniqueur chronique pourrait passer son tour, se taire le macbook pro, lui fermer l’écran et lui sa gueule, se croiser les doigts sur le clavier, faire la grève du mot, rester au lit et caller malade… mais vous ne vous débarrasserez pas de lui comme ça… oh que non… chronique son affaire…

car un chroniqueur chronique faut que ça chronique… car justement, c’est chronique son tic… faut que ça clique, que ça claque, tic tac, tic tac… que ça frappe sur ses touches, que ça digitalise sa bouche… faut que ça exprime ses crimes, réprime sa déprime et supprime sa frime, câline ça rime ! faut que ça tasse son extase et que ça passe ses phrases… creuses ou pieuses… mon dieu écrivez pour lui !

un chroniqueur chronique faut que ça se pratique et que ça réplique, faut que ça dise, tout et rien, ce qui l’habite, ce qui l’abrite, ce qui l’effrite, ce qui l’irrite et le mérite, faut que ça révèle, de l’intérieur de son coeur… son malheur, son bonheur, ses peurs et ses pleurs, ses joies et ses crises de foi… sans moi, ni toi…

car un chroniqueur chronique ça ne vit que pour ses chroniques, en tous cas ça ne saurait vivre sans… ça se donne en pâture à ses lecteurs/trices, ça se dévoile, ça s’expose, pour le bien de la cause, cause toujours mon lapin… tape toujours mon coquin… tape tape tape…

un chroniqueur chronique ça a la prétention – ou l’audace ou le courage ou l’insouciance ou ou ou dit le hibou… name it we got it – de se montrer la face même quand elle est à claque, même quand elle est plate, même quand craque le masque… claque claque la face du chroniqueur chronique, plate plate la face à farce… bas bas bas les masques à rides…

un chroniqueur chronique ça écrit même quand ça ne sait pas ce que ça dit, surtout quand ça ne sait pas, justement, ça veut voir et savoir ce qui se cache dans la cabane… ça dit même quand ce n’est pas certain de ses propres mots… ça écrit pour se voir, se comprendre, se découvrir, se dévoiler l’âme, le coeur et l’inconscient… métier à risque, pas assurable, pas de garanti pour les chroniques… personne ne gagerait sur leurs mots… mal à dire chronique…

un chroniqueur chronique ça s’étend sur le sofa virtuel, ça associasionne librement, ça se met le vécu sur l’écran, s’avouant parfois vaincu, parfois tordu, souvent perdu… mais il continue… il dit, dévoile, rédige, conjugue, complique ou simplifie, ou les deux en même temps et tout à la fois… ça dit ça dit ça dit, du dimanche au samedi…

le chroniqueur chronique en arrivera bientôt à sa 250ème chronique… il se relit souvent et voit le chemin parcouru… et il réalise qu’il est encore et toujours à la même place, ici, à l’instant, sur cet écran, dans vos yeux, ce matin ou ce soir… encore maintenant, toujours maintenant… nowhere, now, here… bla bla bla, toujours tout dire… et n’y rien comprendre, donc à tout prendre et à tout rendre… l’âme, up ou down…

le chroniqueur chronique aime jouer avec les mots, ils sont ses meilleurs amis depuis des mois, ses plus fidèles gurus, disciples, professeurs, enfants, parents, amis, amantes, maîtresses… ils les fait siens, les manipulent, leur tord le sens, les anglicisent, les twistent pour qu’ils fittent chronique

et eux, les mots doux, les mots dits, de leur bord, rient de lui pauvre tapeur, ils le possèdent, lui font dire n’importe quoi, mais souvent des niaiseries… ils le font déparler, se décrire, se crier et s’écrier, se dire et de dédire mais jamais médire… les mots le font avoir l’air fou, avoir l’air doux.. le mots sont lui, lui qui ne sait même pas qui il est autrement que par mots dits…

alors pour toi, lecteur/trice, cette salade de mots dits tapés écrits qui ne veulent rien dire, qui ne veulent rien de toi… que de garder un lien, entre mon ordi et le tien, entre nos âmes et le divin, entre mes doigts et tes yeux, pour éventuellement toucher ton coeur, avec le mien… un seul coeur… des mots pour dévoiler cette humanité commune que l’on partage toi et moi, avec nos conquêtes, nos errances, nos connaissances et notre ignorance…

et voilà encore une fois, le chroniqueur chronique vient encore d’enfiler des mots pour ne rien dire, 822 dans ce cas-ci, comme ça, pour rien d’autre que de passer un peu de temps avec vous, pour le simple plaisir de les partager, ces mots, ses mots, vos mots, pour les mettre dans votre bouche, les offrir à vos yeux et, si on est chanceux, pour qu’ils se rendent jusqu’à votre coeur, car ils partent du mien…

art: file (via facebook)

12 réflexions au sujet de « chroniquer pour ne rien dire… »

  1. Avatar de Alain LeBlondAlain LeBlond

    Toujours un plaisir, de laisser « entrer » tes mots…ils s’écoutent comme musique, et s’amusent a se croiser, dans une danse qui fait penser…(et on s’y laisse emporter).
    De « bouche à oreille » De « sensibilité à sensibilité » De « te dire à regarder en soi aussi »
    Bonne journée le chroniqueur…merci pour tes mots!

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  2. Avatar de Chantal DeslauriersChantal Deslauriers

    Oui, même sans goût de le faire… Goût de te lire…
    Réflexions, passions, interrogations, tout peut y passer…
    Je te souhaite une excellente journée et je prédis une autre chronique aujourd.hui…
    Au plaisir de te lire…
    Chantal

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  3. Avatar de RaviRavi

    alors je deviens un lecteur chronique…….
    bientôt 250 ? est-ce un code régional? le 250 shake shake shake?…..
    alors nous les lecteurs chroniques devont fêter cela……
    préparons nous…..

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  4. Avatar de lili

    tes dernières chroniques m’inspirent tout plein de douceur… ché pas pourquoi? mais j’aime! doux mots, tout doux, pour ne rien dire, peut-être pour toi, sinon pour moi « rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour ».
    tourlou chroniqueur chronique de mots qui apaisent mes maux!

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  5. Avatar de PrashantiPrashanti

    Des mots pour le dire, dire ce qui est , ce que l’on voudrait, ce qui fait mal et du bien aussi.
    De ton coeur à mon coeur….
    Autre façon de nous dire : je suis là…
    Je suis vivant.
    Gracias a la vida.

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  6. Avatar de Angelo LeonardiniAngelo Leonardini

    un chance que ce matin là, tu n’avais pas d’inspiration mon chroniqueur, mais l’inspiration est venu au four est mesure, est encore une foi de plus tu touche avec tes chroniques notre coeur chroniqueur.

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