seizième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 7/1
depuis ce matin, cette image m’hypnotise tout simplement… elle m’est tombée dessus avant le lunch… d’ailleurs je voulais chroniquer sur autre chose mais je suis obsédé depuis… change d’objet de bla bla le chroniqueur… je suis allé marcher et j’ai même dû rebrousser chemin pour venir écrire quelques mots autour de cette image… un prétexte pour pouvoir la regarder, m’en imprégner, être touché par elle… inspirante et mystérieuse…
et en plus, elle a à voir avec la noirceur dans laquelle fleurit notre âme; c’est intuitivement je crois ce qui m’a mené vers elle, le mystère et la noirceur, desquelles émanent compassion et beauté sombre…
j’ai traduit ci-bas le texte anglais qui accompagne la photo… je garde mes mots pour moi, préférant laisser parler ces quelques auteurs qui nous présentent cette Reine de la Noirceur…
gratitude à la Madonne Noire et à son chemin de l’ombre…
__________
Maître Eckhart affirme que le terreau de l’âme git dans la noirceur… ainsi, si nous vivons superficiellement afin d’éviter la noirceur, nous nous coupons de notre ancrage, de nos racines, de notre profondeur…. la Madonne Noire nous invite à visiter cette noirceur, notre ombre, à aller dans nos profondeurs… ce que les mystiques désignent comme le coeur des choses, l’essence même… c’est là que réside la divinité, là où vit le vrai Soi… là où les illusions sont pulvérisées et là où se trouve la vérité…
Selon Andrew Harvey, la Madonne Noire est la transcendance de la mère Kali, l’utérus sombre de lumière duquel tous les mondes émergent et dans lequel ils retournent, la présence derrière toute chose… la noirceur de la lumière et l’incertain amoureux de la mère dans lequel se réfugie l’enfant lorsque son illumination est parfaite…
la Madonne Noire nous appelle vers cette noirceur qui est le mystère même… elle nous encourage à nous sentir à la maison là, en présence du mystère noir, profond et non-résolu… selon Harvey, elle est la noirceur du mystère divin, le mystère célébré par les adeptes de l’aphophatie (une théologie négativiste, qui tente de décrire dieu, le divin, par la négative, par ce qu’il n’est pas…)… ces penseurs considèrent le divin comme éternellement inconnu, mystérieux, au-delà de tous nos concepts, caché à nos sens dans une lumière si aveuglante que tout autour semble sombre…
Maître Eckart désigne la noirceur de dieu comme une noirceur superessentielle, un mystère derrière le mystère, un mystère dans le mystère qu’aucune lumière n’a jamais pénétré… et honorer la noirceur consiste aussi à honorer les gens de couleurs… en opposition au racisme… la Madonne Noire nous invite à dépasser les stéréotypes raciaux de même que les peurs raciales et les projections et de tendre vers la noirceur… (Matthew Fox)
Art par: John Giuliani.
-Matthew Fox

Silence.
Mystère sans fond.
Abime ……………..
en tantra il y a également une Déesse noire, celle qui initie l’homme (mâle) et le fait naître à sa masculinité d’homme, le vrai
….l’homme ne peut pas la posséder, il peut seulement danser avec elle dans l’énergie…..