lisez entre les mots…

64042_514523191912723_408244817_ndix-neuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 8/1

Pré scriptum : cette chronique est rédigée au son (encore je sais mais je like) de http://www.leonardcohen.com/ca/news/listen-show-me-place / pas une mauvaise idée de la faire jouer en lisant cette chronique, ça donne une ambiance et une connexion avec le feeling de l’écriture… ça met au diapason… leonard chez-nous, leonard chez-vous, les mots vont se reconnaître…

traduction maison : écoutez ce que les gens disent et ce que les gens ne disent pas… les mots non-dits sont habituellement les plus importants car ils dissimulent secrets et vérités cachés...

same same pour les mots non-écrits… les lisez-vous ?

chronique pleine de plein air, chroniqueur de retour d’une longue marche sur la route vers Ste-Marguerite, là où il y a même pas encore de poteaux d’hydro… creux creux comme chemin… si beau ici !

en marchant tout à l’heure, comme d’habitude je regardais, je sentais et je pensais… qu’en écrivant ces chroniques, je suis un peu fou… je me mets sous la loupe… je suis un peu exhibitionniste à vous et voyeur de moi-même… et je me demandais à moi-même puisque j’étais seul : pourquoi t’écris ati ? mais je ne me suis pas répondu… j’ai laissé plané la question… et le doute…

si je suis bien sûr le sujet de chaque chronique, une courte perspective intérieure du moment à chaque fois, celui qui tient le clavier entre ses doigts, celui qui décide ultimement, simultanément, je suis aussi l’objet, le rat du labo, la bibitte décrite… la bibitte écrite, la bibitte décrite… parfois décrépite la bibitte, et parfois en orbite la bibitte… oui, drôle de bibitte…

je parle de moi, je me parle de et je suis parlé de… tout ça en même temps et pas toujours clairement…

au lieu de me pencher sur un objet d’actualité extérieur, j’éclaire un aspect de mon intérieur, surtout le versant inconscient car c’est ça qui monte en premier… chaque matin, c’est : OK qu’est-ce qui pop up aujourd’hui ? et up le pop-up sur la place publique… avec plus ou moins de censure… parfois plus que moins, parfois moins… parfois plus… parfois beaucoup…

car imaginez si vous saviez tout ce qui roule dans ma tête… pas certain si vous liriez encore à ce point-ci… je ne vous dis pas tout vous savez… alors vous ne savez pas tout… vous ne savez pas tout vous savez…  je ne veux pas ou je ne peux pas tout dire ? je ne peux pas vous le dire car je ne le sais même pas… qu’est-ce que tout dire anyway ? ce que je sais, ce que je veux dire ou ce que je ne sais pas encore et qui veut s’écrire à travers mes doigts… et que j’ose laisser sortir et poster…

souvent je découvre presqu’en même temps que vous ce qui sort… en relisant… je fais du mieux que je peux… et les mots font le reste… et à la grâce des dieux… et des boeufs… je tape, je tape, je tape et après environ entre 500 et 800 mots plus ou moins croisé, plus ou moins cachés, mais for sure tricotés serrés, l’affaire est ketchup et je ne pèse pas ENTER, je pèse ENTRE, comme entre les mots…

je punch in-between… inside insight chronique… j’intègre un voile de camouflage à mes mots… en fait je ne sais jamais vraiment jusqu’à quel point aller avec vous, avec moi… je ne sais pas ce que je suis prêt à vous révéler… par gêne, par pudeur, par honte, par retenue… par dessus mon épaule…

de chez-vous, m’entendez-vous ? me saisissez-vous ? entendez-vous et saisissez-vous le silence entre mes mots ? par facile écrire là… c’est ptit et serré… sérieusement, lisez-vous entre les mots ? devinez-vous entre les lignes ?  mais de toute façon, peu importe ce que j’écris, vous ne pouvez qu’interpréter comme vous le voulez et le pouvez de votre côté… donc moi je dis du mieux que je peux et toi tu lis comme tu veux et peux… fair deal

via cette chronique, de ma part, je ne vous dirai pas ouvertement rien de si important, du moins pas le plus important… car le plus important ne peut pas se dire… car je ne le sais pas encore, je le cherche, tourne autour, le déshabille lentement mais sûrement…

ce qu’il veut dire vraiment de toute façon le chroniqueur, il vous le cachera entre les mots, entre les lettres, il brodera sa vérité fondamentale autour et dans ses mots… il fioriturisera sa vérité, il brodera autour de ses trippes… il cachera qui il est sous les pattes de mots, dans les barre de t et sur les points de i, dans le trou des o et dans les fesses du w… il jouera avec les mots pour vous enfirouapper, rira de vous littérairement, vous prendra dans ses fils littéraires… et ses fils d’araignée…

OK lecteur lectrice

9 réflexions au sujet de « lisez entre les mots… »

  1. Avatar de Alain LeBlondAlain LeBlond

    La magie…la beauté des mots est bien là Ati, (sinon qui voudrait bien les lires?…tes mots) 😉

    Pour ce qu’il y a derrière tes mots, entre tes mots, devant tes mots (que ceux qui te lisent interprètent)…quoi dire?

    Un peintre se demande t’il …si son ciel est asser bleu, trop…ou un peu gris? Les couleurs sont bien là…comme elles se doivent. On aime…ou on aime pas!

    L’important… c’est que celui qui a mis sur la toile la couleur, était sincère et créatif dans sa démarche non?

    Qui sais ou « sa » route le mène? Qui sais le but de tout ça?? Show me the place…

    Tes couleurs touche! Tes couleurs donne! Tout comme sur une toile, une musique, on entre dedans…et on la fait un peu « sienne »?

    Merci pour tes mots cher Ati! Ce que tu y dis ou ne dis pas…est au choix de l’artiste! (et oui!
    prend le compliment s.t.p.) car un véritable artiste tu es…au delà de tes mots, car tu puise à la source …………………..
    Merci…déjà hâte à la prochaine toile…aux prochains textes!

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  2. Avatar de Chantal DeslauriersChantal Deslauriers

    Et bien Ati, c’est de la Floride que je te lis… Entre les mots ou les mots qui me rentre dedans, ce que j’adore…
    Oui tout un artiste qui pourrait bien sûr se vendre…
    Être artiste, c’est une chose, se vendre en est une autre… Pourquoi pas!
    Depuis que je te lis, j’ai toujours ha^te d’avoir du temps pour te lire…
    Avant de partir ma vie réelle était tellement remplie de bons et heureux moments amoureux que moins de temps pour lire…
    Prendre des vacances de mes vacances,,,
    Surtout prendre du temps avec mes parents tandis qu’ils sont vivants…
    Merci pour la fraîcheur et la profondeur de tes mots…

    Chantal

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  3. Avatar de jackiejackie

    Ouiiiiii! Comme le dit si bien Alain: Tes couleurs touchent! Tes couleurs donnent! Tout comme sur une toile, une musique, on entre dedans…et on la fait un peu « sienne »?
    Tes mots, tes entre-mots, nous révèlent nos propres couleurs, douceurs, noirceurs, bonheurs, humeurs, ardeurs, profondeurs, et même parfois, nos propres leurres… Alors le monsieur le chroniqueur, le brodeur, le ressasseur, merci de nous offrir tant de saveurs, de nous ouvrir ainsi ton cœur… J’y rencontre mes aigreurs et ma splendeur xx

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  4. Avatar de Michel LafranceMichel Lafrance

    Que de belles façons de tricoter les mots. Même, des mots pré-tricotés qui permettent d’en sortir un chandail qui fait bien pour un, un chandail qui ne fait pas pour l’autre ou encore une belle surprise pour un troisième. Laisser le coeur tricoter pour que ces mots passent ce qui est à passer, un message, une vérité, un rien-compris ou la Révélation. Merci Ati, maître tricoteur chroniqueur.

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  5. Avatar de RaviRavi

    et oui je lis entre tes mots, ton antre de maux….. c’est ce qui fait que je te lis religieusement, sinon ce ne serait qu’une diarrhée de mots……….. c’est ce qui m’active à te lire, cet enchevêtrement de mots , de vécu, de réflexions, de jeux de maux et de mots….. et bravo

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  6. Avatar de PrashantiPrashanti

    Oui parfois la pudeur, la gêne , la honte , la peur d’être jugée me retient dans mon dévoilement de qui je suis ou de qui je pense essayer d’être.
    Tout doucement le lien se crée, l’intimité se fait une petite place pour oser un peu plus…
    La confiance.

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