allez ! au fond du trou…

Photo © Daan Verhoevenvingt-et-unième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 9/1

traduction maison : non mais quel trou ça mes ami(e)s !

wow ! un trou presque sans fond, et sous-marin en plus… un trou attirant, envoutant, captivant mais tout aussi et tout autant apeurant, angoissant… brrrr… le néant…

avant de parler de ce trou juste vous dire que cette chronique, donc vous aussi par le fait même, parce que vous en faites partie, je l’sais je vous regarde d’ici du dedans de l’écran… donc, la chronique et vous, vous êtes ma récompense, mon nananne après la correction de 13 travaux de session et 1/2 aujourd’hui… je voulais clencher le reste mais je suis saturé, full travaux déjà… et je dois au moins ça aux 10 derniers étudiants qui m’ont remis leur travaux d’être dans une disposition adéquate pour les lire… alors besoin d’écrire un peu pour faire de la place…

lire l’histoire de vie back à back de 110 personnes que je ne connais pas personnellement mais à qui j’ai enseigné via le web et avec qui je n’ai communiqué que virtuellement de septembre à décembre… tout ce terreau de vie, ça remplit, ça touche, ça rotoculte le motton de monsieur le correcteur, ça émeut, ça brasse, ça shake… l’intimité de toutes ces personnes qui se sont livrées à moi, un quasi inconnu… mais c’est peut-être justement là que ça se passe, le fait qu’on ne se soient jamais rencontrer de corps… seulement d’esprit ! peut-être plus facile de se dire sans limite…

j’achève mon assignation à résidence auto affligée 😉 pour cause de correction intensive, 10 travaux seulement à corriger puis les notes à envoyer à tout le monde… après presque 3 semaines d’isolement à lire lire lire… presque toujours seul à ne rien dire dire dire… des fois y a rien de pire pire pire, que d’être seul seul seul aussi longtemps longtemps longtemps…

mais on revient aux vraies affaires OK ? quel trou hein ? moi perso, il m’attire même s’il me fait faire dans mon froc… peut-être justement à cause de ça… on dirait vraiment un trou sans fond mais en même temps un trou plein d’eau… duquel on ne reviendra peut-être pas si on y va, ce qui fait son charme d’ailleurs…

et parfois, pendant cette retraite de correction, j’ai rencontré quelque chose de similaire à ce beau grand trou sur la photo… mais à l’intérieur de moi, un trou d’énergie, un grand vide, tout plein d’espace, une totalement nouvelle différente qualité d’énergie, inconnue encore… comme ce puits sans fond…comme le feeling de flotter dans les flots, comme se laisser tomber dans un immense trou d’eau… défiant la gravité… s’abandonner au grand rien qui soit…

et graduellement, en s’y laissant plonger, y a quelque chose de dur en dedans du corps qui fléchit, comme plier, comme s’assouplir, comme se détendre, comme être tendre… finalement la résilience se forge, se tisse er se tresse… frôlant la détresse, frôlant l’ivresse, l’espace s’ouvre et donne le vertige, comme le fond de ce trou… comme un vertige à l’envers…

ce trou, il m’est apparu tout de suite comme le total contraste d’un saut en bungee… en bungee, on saute en bas, du haut des airs dans le vide, vers le dessus de l’eau… ici on s’enfonce dans l’eau, on s’éloigne de l’air, on se jette dans l’eau, creux creux dans les limbes aquatiques… on ne sait même pas s’il vit de quoi là… as above so below… infiniment grand, infiniment petit…

trouvez pas vous aussi que ce trou est comme un utérus sous-marin ? je sais, je sais, flyé le chroniqueur… mais vous trouvez pas que c’est quelque chose semblable ? comme aspirant ? d’où on pourrait venir et où on voudrait retourner sans savoir même ce qui s’y cache… ça fait juste feeler good… ça appelle fort en dedans… en même temps que ça fait peur…

ce trou-là, on dirait qu’il mène directement au centre de la terre/mer, en tous cas de la mer/mère, mais pas la mé/mer… simplement le nid de l’âme de la mer, le repère des sirènes…  le nombril et son réservoir de liquide amniotique sous-ventrin intra-mère… plongeon au centre de la mer… mer mais terre aussi… trou d’eau dans la terre… miracle !

trou lou…

4 réflexions au sujet de « allez ! au fond du trou… »

  1. Avatar de Alain LeBlondAlain LeBlond

    Plonger..dans le « sans fond »…Ou il n’y a pas de fin. (Donc au début)??

    « Fly, Fly hight…let the earth touch the sky »….Voyage au coeur de l’infini…pas de point d’arriver, seulement un point de départ.

    Voyage dans des vies que l’on ne connais pas (tes corrections)..ouverture à l’inconnue, au voyage intérieur…

    Ça peu faire peur quand même…d’y aller comme ça..sans balises?

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  2. Avatar de PrashantiPrashanti

    Moins de nourriture dans mon ventre pour sentir encore plus ce trou noir, ce vide qui me mène où ?
    Au coeur de ….je ne sais où.

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