dignes lignes…

1762_576655535695637_652086757_nvingtième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 9/1

traduction maison : ne croyez jamais ce que les lignes de la main révèlent à propos de votre avenir, car les manchots ont aussi un avenir…

si juste… même les manchots peuvent prendre leur destinée en main… en effet, eux aussi peuvent prendre le volant à deux mains – même si invisibles – pour se rendre à destination… drôle mais j’avais déjà eu cette réflexion, quel avenir pour les manchots au jeu de la chiromancie et de la bonne aventure ? dignes lignes de vie, lignes dignes de coeur, fines lignes de tête…

alors après du sens entre les mots de la dernière chronique, voici un peu de non sens entre les dignes lignes de celle-ci… son de cloche pour sonner la création et résonner la récréation, quelques fines lignes pour fignoler un peu de sens à tionnel, silence lionel ! le silence m’appelle…

quelques lignes dignes pour fineligner la dépense à mots, pour souligner la vérité et surligner les mensonges… pour enligner quelques pensées croches, se ficeller un peu la panse à mots et pour se nourrir l’esprit, vider la dépense et se bourrer la panse… au diable la dépense, je dépense et déparle… mots gratuits, mots dits…

fines lignes de vie, chemin invisible à suivre vers l’inconnu incertain, route pleine de doute, dans l’instant pésant, la pas léger, ici et là… présent monsieur, plaisant madame… pas de plan, ni de cerveau direction, on file tout droit et en tous sens vers maintenant… vite vite tout de suite… pout pout pout dans l’dash la vie…

on vit tout, tout là… les mains dans les poches ou dans le coffre à gants, accrochez-vous, vlà un gros croche dans la route… et on prend la courbe à 100… sans freins, ni à pieds ni à mains… sans destinée ni destin, en char ou à pied… à vélo ou en chaise roulante…

allez on vit dangereusement, on prend la courbe trop vite, on dépasse sur une double ligne… wo ! slomo, on suit docilement le trafic qui nous ralentit dans notre course effrénée vers nulle part, vers ici… motton et bouchon de circulation qui nous adoucit le pompom et nous fait rétrograder… les deux mains sur le volant, on se laisse conduire vers nulle part sur la grande route de vie et we enjoy the ride…

le mental comme un moteur qui tourne à plein régime, toujours, sans fin ni sans arrêt au pitstop, on and on and on, on pèse sur la clutch et on désembraye car impossible à arrêter ce moteur, si meneur, fou, si serveur, doux… wo le moteur docteur  !

les quatre pneus à terre, les quatre fers en l’air, on file sans queue ni tête vers ailleurs, toujours par en avant, vers un ailleurs ailleurs, un ailleurs meilleur, vers un nulle part à part… et à partager avec le monde entier… un ailleurs meilleur, un ailleurs de coeur, un ailleurs sans peur…

rouler vers nulle part, chacun(e) dans son char, corps à corps, coeur à coeur et char à char, l’âme en peine et en dégaine… on roule lentement mais sûrement vers le néant, bonne peur à bumper… ou vite vite vite vers icittt… même différence, toujours maintenant, toujours ici… toujours quelque part sur la terre, jamais nulle part dans l’univers…

embarquez-vous ? c’est moi qui conduit, pis je sais où je m’en vais… j’ai les deux mains bien agrippées sur le volant…

dogotof

photo : via do gotof

7 réflexions au sujet de « dignes lignes… »

  1. Avatar de Jocelyne TrahanJocelyne Trahan

    Wow! Je viens de faire un roadtrip avec ma tasse de café et ma tartine de beurre de pinotte… la lecture de ce texte est un coup de fouet au cerveau comme si je venais de respirer un bon coup d’air vivifiant de la campagne par un matin de grand froid! J’ai adoré la « ride »!!!

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  2. Avatar de jackiejackie

    Dignes lignes qui carillonnent… ding ling gueling! 1 2 3 partez! L’heure du départ a sonné, n’attachez pas vos ceintures, perdez les pédales, laissez vos lunettes sur votre banc… et laissez-vous transporter. Vrrrroum!

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