penser comme on respire…

184436_278118288980325_307485005_ntrente-neuvième digression de l’an 13… (s’éloigner pour se rapprocher)… 20/1

pas besoin de traduction maison right ? pensez-y pas 😉

deux questions: comment ne pas penser ? et qu’est-ce que too much ? parce que veux veux pas, ça pense tout seul c’t’affaire-là, day in day out… même la nuit… essayer d’arrêter la machine à pensées ? elle va se mettre à spinner dans l’beurre… préférable de laisser rouler ça dans le vide et parait que ça va finir par ralentir tout seul… pas nécessairement arrêter, juste ralentir…. sur le neutre, ronronnant… faisant du sur place… fade out…

d’ailleurs pourquoi vouloir ne pas penser ? vouloir penser moins ? c’est quoi le problème ? pourquoi vouloir ne plus penser ? anyway comment arrêter ça ? que veut et peut-on arrêter au juste ? veut-on arrêter de respirer ? veut-on arrêter notre coeur de battre ?

si on peut seulement watcher les pensées quand ça pense, quand ça passe, ça doit devenir comme la respiration, comme le flot du sang dans le corps, comme le reste… ça peut rester un flot dégagé, un mouvement interne libre et naturel… rien à faire… que de laisser faire… puis laisser se taire…

OK explication maison en langage gars – mais ça s’adresse aussi aux filles of course – sur comment prendre une distance face au mental : m’ssieurs dames, disons que le mental est un moteur de char… un manuel bien sûr car en ce domaine, la job se fait à la main, une job de bras… s’il y a quoi que ce soit d’automatique avec le mental, faut en prendre conscience et le désautomatiser…

alors quand ça va trop vite dans la boîte de vitesses, on ne freine pas… un pied sur le gaz un pied sur le break, pas une bonne idée… premièrement on pèse sur la clutch… et là, même s’il continue à tourner, le moteur se met à rouler dans le vide… et ça devient petit train va loin… mais de plus en plus lentement… loin mais nulle part… et au neutre… et sans effort…

wo les moteurs ! chronique fofolle, éclatée, folichonne et fanfaronne… mots de nuit d’un beau samedi de congé, plein de neige et de calme feutré blanc autour… cinq’milles à l’heure, cinq’milles alors… cinq’milles à pied, ça use les claviers…

chroniquer pour blaster la pensée… chronique inutile, chronique jeux de mots, chronique justes mots, smoothie scrabble et mots croisés… mots mystères ? mots cachés… crossword puzzle… mots de terre, mots amers… jeux de mots, mal de mer et de grammaire…penser penser penser…

chronique pour ne pas penser justement, pour ne plus penser, pour compenser, pour dépenser, pour décompenser… penser et ne plus rien dire, penser pour tout rire… penser pour jouer du mot, pour gosser du flow, pour taper du wo ! faire du toc avec du faux… faut c’qui faut mon mario… wo wo wo mon gino… chronique macho, chronique nigaud…

écrire pour écrire et prendre une distance de ses propres pensées… écrire pour mettre les pensées sur clavier, sur écran géant, devant soi, accepter et éclairer ce qu’on appelle thinking too much

et au lieu de thinking too much, pourquoi ne pas plutôt réaliser que l’on est simplement happés par ses pensées, pris dans le fil d’araignée, aspiré dans le vide… et relâcher, se lâcher lousse… et alors penser devient simple comme respirer, un phénomène involontaire… et sans effort… fini je pense, mais plutôt ça pense, tout seul, personne ne fait plus rien, la pensée se fait… et se fane… way to go !

quand on s’assoit pour méditer, on se rend compte que c’est pas tant thinking too much que thinking all the time… alors quoi faire d’autre que laisser penser se faire ? penser ? rien à faire contre ça, mais rien à faire avec non plus…

ne rien faire d’autre que de regarder la scène, peu importe le contenu, et ne pas se mettre le nez dedans… sans juger, observer avec curiosité, acceptation et bienveillance… et détachement… sinon c’est une lutte à finir et c’est pas nous qui allons gagner celle-là !

car la pensée est source de créativité ou d’enfer… mement mental…

on pense comme on respire alors respirons quand on pense… acceptons que nous sommes des êtres pensants, mais que nous ne sommes pas ces pensées, que la présence qui observe… plus reposant non ?

11 réflexions au sujet de « penser comme on respire… »

  1. Avatar de Michel LafranceMichel Lafrance

    La pensée, outil de bonheur ou outil de malheur??? When all else fails, read an instruction manual, comme cette chronique. J’embarque pour la ride, même au neutre!

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  2. Avatar de Manon RousseauManon Rousseau

    J’aime le mot bienveillance, bien veiller… J’aime le son, l’esprit qui naît, que révèle ce mot… Ce qui s’est produit de nouveau cette nuit, devenir pour moi-même le «témoin bienveillant», ne rien juger, accueillir ce qui est. J’ai offert cela une bonne partie de ma vie aux autres comme intervenante, je l’ai peu à peu appris en l’enseignant, j’y goûte de plus en plus. Cette nuit en regardant passer des pensées sans juger, en accueillant totalement un aspect de moi-même que j’ai si souvent niée, jugée, occultée, en l’aimant, parce que je crois, qu’accueillir totalement c’est aimer, quelque chose s’est pacifié. Amen! Alléluia!

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  3. Avatar de RaviRavi

    merci Ati… ça fait longtemps que j’ai ri comme ça…… ouf ça me fait du bien de relire cette chronique….. ç’est rendu qu’elles vont toute dans mon ficher de tes chroniques…..
    arrête surtout pas….. ça se raffine et ça goute bon

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