la nuit de l’âme ? good morning !

RumiQuotesdeuxième pop-up /// 6/2/13

il y a exactement un an, jour pour jour, suite à une rupture amoureuse, commençait pour moi un intense et surprenant voyage intérieur qui, il s’avère à chaque jour, est un puits sans fond, un voyage sans point de départ ni d’arrivée, une route cahoteuse et sinueuse qui ne peut être parcourue que seul avec soi… exigeante mais combien riche en révélations et en découvertes…

si ce voyage semble avoir débuté il y a un an seulement, il n’est que le prolongement d’un éternel parcours qui ne se terminera probablement jamais puisqu’il n’aurait jamais commencé… sauf que le bout parcouru au cours de la dernière année a mené en des endroits surprenants de mon âme et conscience… pas toujours faciles à accepter et à assumer…

gros défrichage de certains petits coins sombres de l’âme qui n’avaient jamais reçu l’attention nécessaire auparavant semble-t-il malgré 30 ans de cheminement… encore et toujours le temps du grand ménage de l’âme… car quand on s’en va quelque part horizontalement dans la vie, on a tendance à tourner certains coins ronds… et on sait tous que certains coins sont bel et bien carrés… surtout ceux qu’on doit s’assurer de clarifier…

hier, en parcourant le texte de Bertrand Duhaime dont je vous mets le lien ci-bas, je me suis reconnu… sur plusieurs points du moins… j’imagine que ça sera aussi le cas pour certain(e)s parmi vous… et ça m’a rassuré en quelque sorte… je vis une crise spirituelle… comme chaque être humain en rencontrera probablement pendant sa vie…

pas facile ni évident de vivre seul après une vie si impliquée socialement et de ne pas se sauver dans les autres

pas facile de faire face à une perte totale de contrôle et accepter que la vie a sa propre intelligence et son propre dessein et surtout, qu’il ne correspond pas à nos désirs…

pas facile de se rendre compte qu’à un certain moment il faille complètement arrêter – stop total mon tijo connaissant ! car nos actions sont parfois contreproductives quand elles ne sont pas justes… et les miennes sont confuses depuis un an… donc en standby…

pas facile de se sentir fondamentalement inadéquat, sans inspiration, sans drive, après avoir rouler vite vite vite toute sa vie et avoir connu surtout du succès… welcome humilité…

pas facile de ne pas voir clair par en avant… regarder en soi alors ? noir noir l’horizon…

et pas facile non plus de se sentir complètement off après s’être senti on la plupart du temps auparavant… et il n’y a pas de switch magique… patience, humilité et persévérance…

car lentement mais sûrement, on finit par se déposer en soi, comprendre, intégrer et saisir… par répétition, par choc ou simplement à l’aide du temps qui passe, lentement mais sûrement, ce temps qui ne passe pas non plus, que nous parait-il qui passent… alors se laisser passer à travers par la vie… ce temps qui passe ou ne passe pas et qui nous dit de rester le nez dedans tant que la vie n’indique pas autrement… pas de switch magique… patience, humilité et persévérance…

en mettant mes états d’âme en mots et sur votre écran, je ne me plains pas, ne me considère pas spécial ni ne sollicite votre compassion ou sympathie… simplement besoin de mettre humblement quelques mots sur une expérience existentielle unique, la mienne, mais qui n’est probablement pas si différente de la vôtre… telle qu’elle a été, qu’elle est ou qu’elle sera… car nous sommes un parait-il… simplement besoin de tendre la main, étendre mon âme sur la grande corde à linge et lui faire prendre l’air du temps…

alors garder espoir et faire confiance, bouger lentement, rester sensible à soi, écouter plus que parler, sentir plus que penser, déplacer le moins d’air possible car on ne peut faire autrement… respect du processus qui nous sable l’âme, nous polit l’esprit et nous déleste de nos vieilles peaux de serpent cosmique…. ces périodes de vie nous disent en effet d’être délicat avec soi et avec la vie… gants de velours avec soi…

et à chaque instant, laisser passer le temps qui saura nous conseiller, nous bercer, nous porter… et inévitablement, nous mener à bon port…

http://lapressegalactique.net/2013/02/06/la-nuit-de-lame/

photo : rumi quotes

11 réflexions au sujet de « la nuit de l’âme ? good morning ! »

  1. Avatar de SamanoSamano

    Oui mon ami, beau temps pour étendre!
    Et remarque que ce n’est pas plus facile de passer à la lumière lorsqu’on a connu l’ombre trop longtemps…

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  2. Avatar de RaviRavi

    touché par ton texte et très touché par le texte de Bertrand Dumaime….
    Eckhart Tolle n’a t’il pas passé 2 ans sur son banc de parc à vivre son enfer intérieur avant que l’ouverture se crée pour lui………
    encourageant à continuer,pour moi en tout cas…..
    et c’est au travers la solitude et le silence que j’apprends à m’aimer…..à aimer qui je suis…. à gouter le plaisir de vivre cet espace de semi ermitage…
    et quand je rencontre des ami(e)s, (ce qui n’arrive pas souvent ) je peux l’apprécier davantage et avoir de la gratitude pour ces amitiés

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  3. Avatar de lili

    en résonance avec ton texte et celui de Bertrand Duhaime… belle profondeur!
    … »L’insignifiance et la futilité qui règnent en maîtres barrent l’accès au réel et à la profondeur… Et y a-t-il pire que d’avoir traversé la vie sans houle et sans naufrage, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé toute une vie au bal des ombres? » Christiane Singer
    aspirer à plus de lumière, avec tout ce que cela comporte… à mon avis, le jeu en vaut la chandelle!

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  4. Avatar de jackiejackie

    Je veux rentrer chez moi! À quoi bon vivre ici-bas? Voilà des paroles que je me suis souvent répétées dans mes moments de grande détresse, lorsque je ne trouvais plus en moi assez d’espace pour m’accueillir, me sentant trop étroite pour la grandeur de mes aspirations. À quoi je sers?.. me disais-je. Sans doute à rien du tout… me répondais-je. Et pourtant, m’accompagnait tout le temps ce sentiment obscur de grande responsabilité, cette volonté d’aider qui refuse de s’éteindre… Quelles sont les vraies questions? Où sont les vraies réponses? Ou est la vérité dans tout cela? Est-ce que j’ai vraiment un rôle à jouer? Comment puis-je contribuer, être un cadeau pour ce monde? De quelle manière puis-je mettre mes dons et talents particuliers au service de l’amour et de la lumière? Dois-je abandonner quelque chose? Quelle torture pour mon pauvre esprit en quête de sens, assoiffé de savoir…

    Et j’ai fini par entendre, non pas des réponses, mais une invitation… invitation à passer à autre chose, à m’accompagner dans ma transformation, immobile, en silence, comme la chenille dans sa chrysalide…

    Depuis ce moment, je constate que je ne vis plus le sentiment de tourner en rond comme l’année précédente. Bien sur le mental et les émotions prennent encore de l’espace dans ma vie, mais avec un sentiment d’être *en vacance* qui s’amplifie… Parfois je me demande encore si je dois faire quelque chose… et s’il n’y a rien à faire?

    Puis-je simplement accueillir ce qui est maintenant ET les résistances que cela crée en moi?
    Et puis, qu’est-ce qui est vraiment important dans le fond ? En ce moment, la vie est une question sans réponse, un mystère pour moi… Je réalise que j’aime bien certains des scénarios que je me crée au quotidien, et combien j’aime les drames encore… avec un peu plus de paix et d’amour, et autant de questions…

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