douzième pop-up /// 11/2/13
pas pire hein ? citer les corinthiens – 13:4-8a… 10-4… (c’est drôle mais j’ai un doute que ça soit écrit comme dans le livre originel ? pas de bible ici pour vérifier quelqu’un(e) peut le faire SVP ?)… pile droit dans le milieu du thème de la journée anyway 😉 sioux 16 ! bonne retraite…
mais revenons à nos mottons… petits mottons d’amour… l’amour toujours l’amour… l’amour encore l’amour… l’amour ? une bonne raison pour apprendre à aimer ça l’amour ! car l’amour ça s’apprend tout le temps, c’est jamais acquis l’amour… on n’est jamais maître(sse) es amour, que de continuel(le)s étudiante(e)s…
en effet l’amour ça s’apprend continuellement, constamment… l’amour ça se bâtit, ça s’empile en soi, ça se raffine, ça vient ça va, ça reste là, ça coule, ça passe, ça nous frappe parfois… c’est tout le temps ici l’amour, mais pas nous autres… l’amour c’est tout… tout baigne dans l’amour comme tout baigne dans l’huile… c’est aussi rien de ce que les mots peuvent tenter de dire l’amour… l’amour se cache entre les mots… derrière…
personnellement, je trouve ça gros d’un coup commencer par l’amour… trop grand, trop flou, trop aimant… en ce moment, un peu rouillé socialement, je préfère viser l’amitié… l’amitié avec soi pour commencer, et ensuite on agrandira le cercle… car l’amitié c’est aussi plein d’amour mais un peu plus doux… comme un amour tempéré, camouflé…
moins apeurant que l’amour l’amitié quand on revient dans le monde, quand on ressort après une retraite fermée… quand on sort de l’hiver de l’amour… tiens, peut-être que c’est pour ça que printemps se dit spring en anglais… parce qu’on ressort, après l’hibernation… ours d’amour bien reposé…
l’amitié et l’amour, semblables et un peu différents… âme mitié, âme mour… l’un est dans l’autre… mais avec leur ptit goût respectif… pas exclusifs ces deux là, plutôt les deux jambes des relations humaines…
l’amour c’est le bout du bout, c’est l’art ultime, la maîtrise dans l’art d’être humain… pas un amour de tombée, l’amour tout court, juste être l’amour, avoir de l’amour tout le tour de la tête, et dans les deux bosses du coeur, jusqu’à la pointe…
parfois entre l’amour et l’amitié, il n’y a qu’un lit de différence… – Henri Tachan
précision : je dors quand même dans le même lit que moi la plupart du temps 😉
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parlant pape… si vous n’avez pas vu, très de circonstance et plein d’humanité…
habemus papam (nous avons un pape):
préviou :
http://www.cinoche.com/films/habemus-papam-nous-avons-un-pape/bandes-annonces/index.html
…
ma préférée parmi les perles d’enfants…
l’amour c’est ce qui est dans la maison à Noël quand on arrête d’ouvrir les cadeaux et qu’on écoute… – Bob 5 ans…
entendez-vous ?

Je ne sais plus quoi dire… pas de mots pour décrire mes feelings et beaucoup d’informations différentes. Hier je suis passée quelques minutes chez ma fille pour aller serrer et embrasser mon Bébé….Il a 8 mois… il n’exprime pas encore son amour avec des mots. Il était dans les bras d’une amie de ma fille quand il m’a vue entrer dans la maison, et ça s’est passé dans ses yeux: De la surprise… yeux grands ouverts qui semblaient dire « Ma Mamie est ici?!!! » puis tout est arrivé très vite… il a ouvert grand ses petits bras et s’est donné un gros élan vers moi… la tendresse dans son regard quand il m’a regardé et son sourire lumineux… ses 2 petites mains encadrant mes joues, puis il m’a plaqué un gros baiser! En langage bébé il me disait « Eh que ch’t’aime Mamie Jo et je suis donc heureux de te voir! »… De l’amour pur… spontané, vrai… Bébé était AMOUR… pas de mots… il ÉTAIT…point à la ligne. Mon coeur est devenu tout plein, gonflé…Quand nous l’observons jouer, il vit ce même bonheur avec ses jouets. Il est dans le moment présent et il y a toujours cette énergie qui émane de lui… Comment ça se fait Ati? Est-ce l’amour qu’il emmagasine de nous tous qu’il reprojette? Il reçoit et il redonne? Est-ce que l’être humain est une batterie qui se recharge de ce qu’il reçoit de l’extérieur? Pas juste des démonstrations d’amour externes mais également de tout ce qui est beau? Un bébé c’est neuf, ça découvre tout et il est émerveillé… L’émerveillement ( et gratitude) serait un déclencheur d’amour? J’observais des « Dieu me parle » hier après-midi sur la route (ces immenses rayons de soleil qui traversent les nuages en plusieurs faisceaux)… c’était tellement magnifique que mon coeur était gonflé comme si j’étais amoureuse… Le feeling était là! Pourtant, il n’y a pas d’amoureux dans ma vie présentement. Je serais donc capable d’expérimenter ce feeling-là par moi-même, par petit bout? Asteure, c’est d’arriver à expérimenter ce même feeling constamment… comme les Grands Maîtres… ouf…
encore des mots touchants… en effet un grand mystère que cet amour sous toutes ces formes !
Lettre à Francois,
chronique de Patric Lagacé, La Presse,
qu’une amie m’a fait parvenir ce matin… ouf que ça remue me relation d’amour à Sashi
Je te trouvais tellement beau, ça n’avait aucun sens.
Aucun sens que je te trouve si beau alors que le cancer avait ravagé ton corps. Toi, t’étais magané, t’étais gêné, t’avais honte.
Je m’en foutais tellement. Moi, je ne t’avais jamais trouvé aussi beau.
C’était le jour avant, avant ta mort. On a pris un bain. Prendre un bain, quoi de plus banal? Un moment qu’on prend souvent à la légère, parce que ça arrive des milliers de fois dans une vie.
Mais ce bain-là a été un des plus beaux moments de ma vie. Laver mon homme, prendre soin de lui, l’aider à sortir parce que ses jambes ne le supportaient plus. On sentait bon en titi.
C’est fou, la maladie. Tout devient important. Ce n’est pas moi qui dis ça, «tout est important», c’était dans la chronique de Lagacé, l’été passé. Il parlait d’une exposition de photos sur des gens qui venaient tout juste de mourir. Un de ces morts, enfin, il a dit ça avant de mourir, un de ces morts disait: «Maintenant, tout est devenu important.» Ça m’avait frappée, ces mots-là. Je lui avais écrit un petit mot.
Ça ne peut pas être plus vrai: tout était devenu important, l’année de ta mort. À travers la maladie, nous avons appris à vivre chaque instant comme si c’était le dernier. Nous nous sommes dit tout ce que nous avions à nous dire, nous avons fait tout ce que nous avions besoin de faire, dans l’humour et l’amour. De la même façon que nous avons vécu notre vie ensemble, mais en réalisant chaque moment, chaque instant, chaque parole.
Avant la maladie, on ne remarque plus rien, on es sur le pilote automatique. C’est la vie. Des fois, on sortait, chacun de notre bord. On s’aimait beaucoup, mais quatre enfants, c’est de la job. On n’a pas trop d’intimité, disons. On faisait des jokes: quatre enfants, ça tue l’amour. Aujourd’hui, j’ai fait la paix avec le fait qu’on s’est tenus pour acquis. Et que quand on l’a réalisé, c’était trop tard.
L’année de la maladie, on n’a jamais autant trippé sur des trucs auxquels on ne prêtait pas attention, avant. Se bercer! Y a-t-il de quoi de plus niaiseux qu’une balançoire? Ben oui, une balançoire de banlieusards, on en avait acheté une et on se berçait dehors. Une chose parmi tant d’autres, qu’on ne faisait pas d’habitude.
Et après 11 ans de vie de couple et quatre enfants, faire l’amour, c’est souvent moins magique. Quand on sait que c’est la dernière fois, par contre…
C’était trois semaines avant. Malgré la douleur, malgré la maladie, nous avons fait l’amour une dernière fois. Mon homme, mâle, rustre, tu as pleuré du début à la fin. Je t’ai demandé: Pourquoi t’as de la peine? Tu as dit: C’est la dernière fois, pis je le sais.
Moi aussi, je le savais.
Quand ça s’est mis à dégénérer, on t’a rentré à l’hôpital. Le verdict est tombé: quatre jours, max. On s’est trouvé une auberge, on est allés avec les enfants. Je te shootais à la morphine, mais on s’en fichait: on a trippé comme des malades…
Je regarde une photo prise la veille de ta mort, une photo prise le jour du bain. Sur la photo, tu es maigre, tu es vert. Mais ce jour-là, je ne te voyais pas comme ça.
Peut-être que je te voyais avec les yeux de l’amour?
Peut-être que c’est juste que les yeux finissent par s’habituer? Je ne sais pas.
Je sais juste que je te trouvais tellement beau.
François Jalbert avait 46 ans quand il est mort d’un cancer du côlon, laissant derrière lui quatre enfants de 5 à 12 ans et sa blonde, Judith Malenfant, 35 ans. Cette chronique, à la première personne, je l’ai écrite à partir d’un texte que m’a envoyé Judith, ainsi que de ses paroles, recueillies en entrevue.
«éveillé dans toute l’amour qui se vivait en moi durant que je m’occupais d’elle, la lever, nettoyer ses fesses après ses selles, l’assoeir dans un fauteuil, puis quelques instants après la réinstaller dans son lit….. des instants gravés ces espaces de total présence et amour d’être là pour elle»
scuzé de prendre autant d’espace ce matin, mais ça me fait du bien….
merci ravi, l’espace est illimité ici… et tout est important
Ouf!
Très touchant Ravi…
Que cela doit pas être évident de vivre cela.
Déjà l’amour c’est grand, quand à travers la maladie il grandit encore plus c’est vraiment quelque chose de boulversant.
L’amour éternel nourriture de l’instant, du moment, du présent…
L’amour plus grand que tout,
L’amour qui pardonne et qui donne…
L’amour qui agrandit en soi et en l’Autre l’espace d’être.
Oui, je dis oui à l’amour sous toute ses formes…
Chantal
L’amour qui prend soins , sans compter les heures, les nuits blanches .
Au-delà des transformations du corps par la vieillesse, la maladie, la mort.
Arrive la mort et l’Amour continue de vivre.
Témoignage et article touchant : lettre à François.
Merci !
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