trente-et-unième pop-up /// 23/2/13
traduction maison: ouvre le livre de ta vie à seulement quelques personnes… car dans ce monde seules quelques rares personnes sont intéressées à saisir les chapitres, les autres sont simplement curieux de savoir…
alors seulement pour vous ce chapitre de ma vie, vous les quelques-un(e)s qui liront ces lignes… vous les quelques-un(e)s qui me suivez ici régulièrement… vous les lecteurs/trices assidus et fidèles qui se reconnaissent assez en ces mots pour suivre le fil de ces chroniques… quotidiennement, hebdomadairement, ou seulement une fois de temps en temps… depuis un an… ou moins… ou pas…
366ème chronique depuis que j’ai commencé à mettre bas mes downs états d’âme au printemps 2012… comme c’était une année bisexuelle ;-), j’ai attendu la 366ème pour souligner ce fait et non la 365ème de ce matin… simple constat, simple nombre… 366…
pas vraiment rien d’essentiel à dire et pourtant écrire autant… écrire tout le temps, écrire dans le vent, écrire du vent… faut le faire, quand même… écrire pour ne rien dire, écrire pour ne pas crier, écrire pour s’écrier oui à la vie, écrire pour survivre, écrire pour fleurir, écrire pour ne pas s’évanouir, écrire pour s’épanouir…
ça y est, un premier flip de calendrier… hip hip hip hourra ! on tourne la page… mais comme on est en mode blogue, rien à tourner, qu’un rafraîchissement de page web… souffler la chandelle virtuelle…
j’ai commencé à écrire le printemps passé pour prendre une distance de ma crise de cinquantaine et un peu plus… écrire pour relativiser, écrire pour ventiler, écrire pour ne pas crier, écrire car plus rien à cirer de tout ça… écrire pour faire contact car je vivais seul pour la première fois de ma vie le printemps dernier et je trouvais ça rough, tough pis off…. pis poche pis moche… pis full rush qu’il n’y ait plus foule en ma demeure… alors le péril… et tout doucement, j’y ai pris goût d’écrire… et l’habitude, et l’envie, et le besoin… et maintenant j’écris par plaisir et par nécessité… décrire mon monde intérieur… extase, sortir de soi… et de sa zone d’inconfort…
à l’époque écrire par besoin… de dire qui je suis… besoin de dire ce que je suis… besoin de dire ce que je vis… besoin de mettre quelques mots sur une expérience dense et intense et ensuite peser sur enter… enter pour sortir de chez-nous et enter pour rentrer chez-vous… écrire pour dire le mur qui m’a frappé… enter en pleine face…
dire pour être vu, dire pour être su, dire pour être nu… dire pour être sûr, et quand même incertain, full doute, dire pour ne pas devenir dur, dire pour devenir mûr mais pas mur… dire pour rester mou, dire pour ne pas rester flou ou devenir fou… fiou… ça a marché et fait du millage ces mots…
dur de dire quand c’est dur de vivre… mais dire quand même… et se montrer la face cachée de la lune lors des soirs d’éclipse… à tous et toutes, même dans le doute… surtout dans le doute… dur d’écrire quand le doute est partout dans la cabane, quand le yable est dans la kaballe, quand ça spin dans la baraque…
rien de spécial à partager… que mon originalité ordinaire, que mon unicité commune… communiquer le local pour traiter du communal, dire le personnel en moi pour rejoindre l’universel en vous… parler du gars ordinaire que je suis pour toucher les êtres extra ordinaires que nous sommes… dire le je pour parler à nous… être fort et se tenir debout pour finalement se permettre de tomber… et de se livrer, à genoux… me livrer à vous… me délivrer tout cuit, tout mou…suis-je cru de vous ?
alors je vous offre une deuxième tournée… de calendrier… un deuxième tour de piste dans ce grand cirque fou d’ordinaire, pas sage, fiou… que des mots pleins de moi, vide de tout, à moitié moi, à moitié vous… vous en faites ce que vous voulez, je ne sais même à qui sont ces yeux qui se posent sur ces mots… quelles âmes sur mon down ? des anges sur mon drame… qui se tourne en comédie dramatique et dromadaire à deux bosses…
alors oui tout grand mon livre j’ouvrirai et vous livrerai… à vous, chers quelques vous, vous ces quelques yeux doux sur mes mots tout aussi fous que vous… vous ces quelques folles et fous, au garde à vue chronique, vous qui me gardez fou, moi qui se garde à genoux, je vous garde à moi… je vous regarde à partir de moi…
alors prenez mes mots si vous les voulez, je vous les donne… gratis, free, no charge… mots faciles, mots guidounes qui s’offrent à quiconque veut bien leur donner vie et sens, essence, gaz pour le chemin… allez prenez-les ces mots, ils sont louables, mais ils sont surtout à donner… espoir, énergie, courage, résonance… vous n’êtes pas seul(e), et vous n’êtes pas un prêt, vous êtes un don vous aussi… êtes-vous prêt prête ? à donner et à recevoir… si ?
alors on repart pour un autre 366…


Merci, pour tout ces mots…déjà hâte au 366 prochaines « chandellee » …
Les souffler une à une par le plaisir de les lires!
mon plaisir alain
on les souffle par les deux bouts OK ?
le tien et le mien…
Merci aussi Ati pour tes partages authentiques. Même si je ne commente pas souvent, je te lis et tes mots me rejoignent.
À plus tard
Odette
allo odette
je sais que tu es là
à tout de suite
Je suis une pouceuse embarquée sur le tard, mais j’ai envie de faire un grand bout de chemin! J’aime la route empruntée chaque jour. Merci cher driver, qui me fait voir de bien beaux paysages!
all aboard ! avancez en arrière…
À la santé des curieux, des voyeurs, des intéressés, des passionnées!
À la santé des ami-es, des amoureux!
À la santé d’Ati!
Non mon ami, you are not alone!
Cher Ati, ça fait plusieurs années qu’on se connaît et c’est un cadeau ces blog que tu nous offre le coeur ouvert, en toute simplicité, en toute humilité, dans ton tout. Tu me touches, tes mots me font du bien. Je me vois dans tes mots et ça m’aide à comprendre mon dedans. Ta lonelyness qui devient ton aloness, beau modèle.
Merci pour qui tu es. Merci de nous partager ta chaleur humaine.
mon plaisir chère paripurna,
en passant je te trouve de plus en plus belle
celle là aussi je l’aime ……… elle me met en piste
«ouvre le livre de ta vie à seulement quelques personnes… car dans ce monde seules quelques rares personnes sont intéressées à saisir les chapitres, les autres sont simplement curieux de savoir…»
content pour toi que l’écriture te permette de te dire/de te lire/de te saisir…..
je ne veux plus ouvrir à ceux qui me demandent «comment tu vas?» et que lorsque je commence à me livrer un peu ont imméditatement des solutions, même sans attendre la fin de ma lecture intérieure….
je ne veux même plus répondre à cette question…. ils ne veulent pas le savoir, ils veulent seulement, poliment, entrer en relation, un mécanisme de protection pour ne pas entendre en eux même que cela ne va pas……..
celle là devrait aller dans ton recueil .
Un voyage en solo , en duo , en trio et plus…..sur ton chemin intérieur
qui est aussi le nôtre.
Je découvre le côté velour de l’homme qui utilisait aussi beaucoup de papier sablé.
Avec les années , j’apprécie le velour de l’intimité toute délicate.
Merci.