trente-sixième pop-up /// 26/2/13
traduction libre: trop penser vous épuise, ruine la situation, transforme les choses, vous fais vous inquiéter, rends les choses pires qu’elles ne le sont réellement…
que les nuits de pleine lune sont de belles occasions d’exercer sa pensée… d’observer, de jouer avec, de la laisser être… marée expensive… libre penseur, piètre dormeur… piètre dormeur, fier penseur en apesanteur… penser pour ne pas s’endormir… panne de rêves et de désir… se perdre dans ses pensés et surtout en revenir… en revenir de penser…
plus j’y pense, plus je réalise qu’on ne peut arrêter la pensée ! essayez pour voir vous aussi… alors que dire de trop penser ? qu’est-ce que trop penser ? parfois le seul fait de penser est déjà de trop alors trop penser ?
impossible d’arrêter la pensée car son mécanisme a sa propre volonté, sa vie propre, sa propre autonomie de penser… grosses pensées salissantes, pensées étourdissantes, pensées récurrentes…
la pensée va et vient, et surtout revient, elle roule sans cesse, inlassablement, inévitablement, day in day out… pensées de jour, rêves de nuit…
cercle vicieux, pensées, pensées, pensées… petit hamster deviendra grand… et ses jambes de plus en plus fortes… et sa cage de plus en plus petite… penser jusqu’à imploser, jusqu’à exploser, jusqu’à exposer le fond de sa pensée… et quitter sa cage…
ça pense, ça pense, ça pense… même quand on dort, ça pense, en fait, particulièrement quand on dort que ça pense, car la pensée occupe alors tout le territoire, toute la place… rêve ou pensée, même mécanisme… la nuit venue, la pensée prend le contrôle de l’inconscient… ou vice-versa…
la pensée est un continent, la pensée est incontinente… l’inconscient remplit les couches de pensées… de couche en couche, la pensée s’active…
en fait, impossible de réprimer la pensée, particulièrement lorsque morphée nous tient dans ses bras… car tout comme la loi de murphy, la pensée a tendance à mal virer, à aller mal… à tomber sur le côté beurré… la pensée tourne souvent mal… elle est autodestructrice… si on lui laisse toute la place, jusqu’où peut-elle nous mener ? la pensée peut nous mener loin si on la laisse nous mener par le bout du nez…
impossible de l’arrêter ou de la refouler la pensée, ça pense tout le tour de la panse, ça pense tout le tour de la tête… ça pense et ça dépense allègrement, sans regarder… au yable la dépense, ça pense… en fait, ça pense, qu’on y pense ou non… alors penser juste assez ou trop penser ? est-ce vraiment nous qui décidons ? penser juste assez…
alors ne pas le repousser… que la regarder la pensée… sans s’y associer, sans la combattre car après tout ce ne sont que des pensées… que de l’air, que du vent, que du vieux stock, la plupart issu de l’inconscient, qui ne nous appartient même pas, qui ne nous a jamais appartenu en fait… que du passé les pensées ?
que les suivre jusqu’à la source les pensées et comme des bulles de savon, pouf, elles disparaissent, elles éclatent, elles poppent in et elles poppent out… mais diantre d’où viennent-elles ? où vont-elles ? que font-elles vraiment à part apparaître et disparaître ? elles naissent en nous et disparaissent back en nous… de vraies magiciennes ces bulles qui vont et viennent mystérieusement… rien dans les mains, rien dans les poches mais que de pensées dans la tête…
la pensée nous divertit de nous-même… mais elle nous pervertit aussi… elle sert de pansement sur les bleus du coeur, sur les maux de l’âme, sur les scratchs de l’égo, sur les contrariétés de la vie… mais la pensée n’est q’une des premières couches de notre être… car finalement l’acte de penser n’est qu’une pensée parmi d’autres… je pense que je pense mais dans le fond ça pense… je vous livre et délivre le fond de ma pensée…
je pense donc je suis… mes pensées… je suis mes pensées sans être mes pensées… pas de pensées sans être… je les suis ces pensées, mais je ne suis pas celles-ci… mais je suis conscient que je les suis… car si je les suis sans distance, sans conscience, je deviens fatigué… de penser… épuisé de penser… pensées sans frontières… pensées courant d’air…
si la pensée est une superbe fleur de jardin à côté de la ciboulette, la pensée qui prend place dans notre ciboulot est un pensez-y bien car elle requiert tellement d’énergie, tire tant de jus, elle en tire davantage qu’elle en donne si on s’y perd… du boulot la pensée… qui peut nous entraîner dans des mondes sombres, glauques, elles peuvent nous noyer ces pensées… on les croit bouées pouvant nous maintenir à flot, elles sont plutôt roches qui entravent le flow…
la pensée peut être une bonne idée ou plan machiavélique… la pensée peut être paradisiaque ou démoniaque… la pensée est un processus infini, infiniment circulaire, qui roule sur lui-même comme la terre autour du soleil, comme les astres l’un autour de l’autre… day in day out…
être et laisser être ses pensées… non pas ses pensées, ces pensées… car jamais vraiment les notres… les pensées sont un bien public… un mal pour un bien…
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… l’être humain est une partie du tout que nous appelons univers, une partie limitée par le temps et l’espace. Il fait l’expérience de lui-même, de ses pensées et de ses sentiments comme des évènements séparés du reste, c’est là une sorte d’illusion d’optique de sa conscience.
Cette illusion est une sorte de prison pour nous, car elle nous restreint à nos désirs personnels et nous contraint à réserver notre affection aux quelques personnes qui sont les plus proches de nous.
Notre tâche devrait consister à nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion de manière à y inclure toutes les créatures vivantes et toute la nature dans sa beauté. » – Albert Einstein tiré de « Un ermitage dans la neige » Ed NiL

pensez-y ! ou pas… ou plus… ou pas trop… ouf…

Ouf! y regarde pas la dépense le penseur ce matin!!!
Chantal