trente-neuvième pop-up /// 28/2/13
quand un bébé naît, il/elle n’est pas séparé du monde… il/elle est encore dieu… il/elle fait encore partie du grand tout… l’univers fait encore partie de lui/elle… un(e) avec la création… puis graduellement se développe une relation de proximité avec maman, puis la famille et un peu plus grand…
éventuellement, afin de survivre et de faire sa place dans la société, il/elle deviendra quelqu’un, il/elle devra se construire une identité, s’inventer un égo, afin de devenir socialement l’égal de tout le monde… afin d’évoluer horizontalement en société, faire sa vie, jouer son propre rôle… inévitable…
mais on finit par oublier le fait qu’originalement nous fûmes un… éventuellement, on finit par se prendre pour un ptit morceau d’univers séparé du tout… séparé, coupé, isolé… on finit par se prendre pour quelqu’un… et à croire que l’on est que cela… on devient prisonnier de notre corps, on reste pris dans ce ptit quelqu’un(e)…
s’il est pratique – et inévitable – de vivre sous une identité, vient un point dans la vie de certain(e)s d’entre nous où l’on se sent à l’étroit dans ce petit moi… en tous cas, c’est le cas de ce chroniqueur…
j’ai comme une grande soif d’infini, envie de me perdre dans le grand tout, comme une grande inspiration de me fondre dans l’univers… je veux redevenir un magicien et me faire disparaître… retrouver la face originelle… jouer avec dieu de nouveau… me rendre à dieu, me prendre pour dieu et dire adieu à mon petit moi…
après avoir fait sa place dans le monde, après y avoir laissé sa marque, son humble empreinte, vient un temps pour certain(e)s où ce qui nous motive le plus est de vivre sans laisser de trace… se laisser vivre par la vie même… se transformer en marionnette dont les ficelles sont tirées par plus grand que soi… par les mains agiles des dieux… vivre et exister si totalement, mais non séparé(e) du reste, non plus déconnecté(e) du reste du tout, du grand manitou qui manigance tout…
en fait, vivre et laisser l’existence vivre en soi, se laisser vivre via dieu et sans soi… et retrouver sa place d’origine dans cette grande création, le lien filial… wifi cosmique… mais ce processus ne se fait pas sans heurt.. et même si on le désire ardemment, le processus est ardu… hard core… et encore… car ne redevient pas personne tout le monde, pas quiconque le veut… le désir doit être plus fort que tout, brûler de l’intérieur, enflammer l’intérieur… et plutôt paradoxal l’affaire car c’est le moi qui veut mettre fin à lui-même… suicide existentiel… la chenille meurt sans savoir qu’un papillon naîtra… et la chenille n’est pas le papillon… donc mourir sans question…
grosse grosse job de disparaître… et en même temps rien à faire autre que vivre absolument, vivre totalement, vivre ardemment, tellement que la vie nous passe à travers, vivre tant et tellement que la vie finit par nous posséder de nouveau en totalité… si on s’y abandonne… vivre si totalement et tant et tellement son soi, son égo qu’il implose pour éventuellement laisser toute la place à la grande vie que l’on incarne… tasse toi du chemin mon oncle, me soupire en souriant le grand manitou…
s’exposer dans toute sa transparence…
mais le chemin de retour vers le grand rien a des bouts longs et ardus, plein de farces et attrapes, de trappes et d’obstacles… avec la mort comme ultimatum, avant la mort comme passage, retrouver cette connexion avec l’univers… réclamer ce statut où il n’y a plus rien à faire, que de se laisser faire par la vie… instrument des dieux… vivre totalement et en même temps, que se laisser vivre… laisser la vie vivre en soi…
et il n’y a pas de raccourci… ou s’il y en a, SVP me laisser savoir car moi je n’ai pas encore trouvé le passage secret… mais la quête se poursuit… perdu dans l’espace… se perdre, tout perdre, pour retrouver le grand tout…
belle ptite job non ? allez, on se retrouve dans le grand jeu… à tout de suite…
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Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons l’Univers. En tant que partie, il demeure limité dans le temps et dans l’espace; il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste, une sorte d’illusion d’optique de sa conscience.
Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants et la nature entière, dans sa splendeur.
~ Albert EINSTEIN (via Richard T. Chartier)

Un rien dans le tout, c’est tout ou rien.
Chantal
serions nous une erreur de parcourt, et Dieu ne sait pas trop quoi faire avec nous…..?
serions nous des entités en émergence et Dieu a hâte de nous voir devenir qui nous devons devenir…..?
serions nous une espèce un peu perdu dans l’Univers, en recherche de.. de.. de l’Endoit… où il y aura rencontre…?
serions nous des Êtres que Dieu à hâte de rencontrer, en face à face…..?
serions nous une mutation de la planète/nature Terre, en émergence…..?
en tout cas il a mis en moi l’aspiration à la Rencontre, sans que je sache trop c’est quoi….. pourquoi….
je vois la Vie, la maman avec l’enfant maissant (espace d’éternité) , le vieillard qui attend le passage vers l’éternité, et entre les 2 les gens qui s’activent….. dans leur recherche de réalisation, ou pour ne pas sentir le manque de sens……
pas mal existentielle cette chronique…. qui force la réflexion , l’intériorisation
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