sortie de crise

544211_349776131793164_2027808278_n

cinquante-troisième pop-up /// 13/3/13

traduction maison : parfois on doit tomber avant de s’envoler… dans mon cas, j’ai dû trébucher dans le noir, tomber en pleine face, et me relever de nouveau… seulement pour marcher droit dans le mur

that’s itover la crise pour le moment, pour maintenant… depuis un bout de temps, je peux regarder en arrière et dire que le pire est passé, je peux dire que le noeud de la crise est résolu… encore une fois, je m’en suis sorti vivant… vous aussi ?

ouf ! grosse année pour certain(e)s d’entre nous non ? c’en fut une quequ’un… pour vous aussi ? et peut-être que ce n’est pas encore terminé pour certain(e)s… alors courage, this too shall pas… plus facile à dire après que pendant celle-là, je sais je sais…

quand on sort d’une crise et que l’on peut parler de ce que l’on vient de vivre avec une certaine distance, avec un détachement, c’est que le pire est passé, le gros du motton est digéré… pour le moment… et on peut se dire que l’on s’en est sorti intact… ou du moins, avec la plupart de ses morceaux… ceux qui servent encore… pour le prochain bout de route…

parfois on veut s’envoler mais tout ce que l’on réussit à faire c’est de foncer dans le mur… parfois la vie nous force à nous mettre le nez dedans, à s’agenouiller… un peu, beaucoup, douloureusement… elle nous force à demander de l’aide, à s’incliner, à prier… et il semble que les grandes leçons de vie résident là, dans ces coins serrés, dans ces passages étroits, dans ces ptits coins nauséabonds… dans ces coins d’ombre… on découvre l’humilité…

316469_184690034942203_440678177_n

quand on est dedans, c’est l’enfer, quand on en est sorti, le paradis ici bas…

ouf, une chance qu’un moment donné, la vie nous donne un peu plus d’air à respirer… car y a des moments où on ne savait plus si on s’en tirerait, on doutait… mais si, encore une fois, on s’en est sorti… pour le moment… car vivant, on ne s’en sortira pas complètement de cette vie… on va tous et toutes y laisser notre peau et se sauver avec notre âme… et pour le moment, so far so good… et vive la crise… et surtout le soulagement et le détachement que sa résolution apporte…

sérieusement, franchement, sincèrement, aujourd’hui je peux dire : vive la crise !

alors si, vivre les crises quand elles se présentent, les vivre totalement, jusqu’aux multiples fonds qu’elles nous font visiter, les multiples tiroirs qu’elles ouvrent, pour y découvrir les leçons difficiles, ardues, presque insoutenables par moments…

car dans la vie, même si on court pas après, les crises sont nécessaires, incontournables, inestimables même… surtout quand elles sont passées… car lorsque l’on a le nez dedans, bien difficile d’en voir et d’en apprécier les bienfaits…

dans son sens étymologique fondamental, le terme crise signifie décider, faire un choix… du latin, crise se traduit par assaut, du grec, par séparer, distinguer, choisir… on traduit aussi souvent dans les traditions orientales le terme crise par opportunité de changement

la crise de la cinquantaine est d’ailleurs l’une des crises les plus recensées comme principale moment de transformation dans une vie humaine… la mienne a frappé à 51… et vive 52 le mois prochain… car gros gros mur de rencontré quand je regarde en arrière… comme une mort avant la mort… les enfants sont grands, il en reste moins en avant qu’en arrière, le corps commence à se manifester à nous dans sa délicatesse… le sel assaisonne de plus en plus le poivre de notre capilarité corporelle (c’est beau hein ?)…

mais en même temps, tellement libératrice, tellement épluchante cette christie de crise… un peu douloureux sur le coup de se faire éplucher la peau et l’égo comme ça mais on en sort réellement plus léger, plus pur, plus fin, plus soi…

dans une crise, on se déleste du superflu, du plus utile anymore, pour ne garder que ce qui est juste en ce moment… l’essentiel… pendant la crise, on doit laisser le vieux stock et retourner à l’essentiel justement… retrouver notre essence… qui est parfois bien peu… surtout en attendant et que le nouveau n’est pas encore arriver… ce passage à vide est quasiment incontournable… et le coeur du chemin…

les crises pour aller au fond des fonds, aux fonds du baril car parfois il y en a plusieurs de ces double fonds… on pense que ça y est, terminé ? non parti pour une autre tournée !

mais essentiel de plonger et de se salir les mains pour trouver son rêve, retrouver sa drive, retrouver la source de vie, sa passion… passer à travers les épreuves, les obstacles, les multiples murs que la vie semble dresser sur notre route, pour simplement redevenir humain…

on cherchait à éviter le pire, à s’en sauver, à s’envoler, quand dans le fond, tout ce qui est requis est de laisser tomber le passé… passé dans le tordeur pour extraire tout le vieux jus… et tout à coup, l’envol a lieu, sans que l’on cherche, sans que l’on fasse d’effort…

car parfois le serpent ne peut vraiment plus traîner les vieilles peaux, il doit s’en libérer, poursuivre sa route, continuer son chemin… continuer à chercher son rêve… en lui, en soi… et avec les autres…

quoi ? c’est l’année du serpent ? tiens donc !

– You have to look deeper, way below the anger, the hurt, the hate, the jealousy, the self-pity, way down deeper where the dreams lie. Find your dream. It’s the pursuit of the dream that heals you. – Billy Mills (Oglala Lakota)

13 réflexions au sujet de « sortie de crise »

  1. Avatar de Alain LeBlondAlain LeBlond

    J’aime tes mots, et leur musique! Présentement j’écoute « A dream within a dream » de Alan Parson Project…1976, inspiré de Edgar Allan Poe.
    Les murs sont ils réels…quand on rentre dedans sans doute…Après…l’histoire change…nous change…et vive l’après mur!
    Bonne journée Ati…

    Répondre
  2. Avatar de Chantal DeslauriersChantal Deslauriers

    Oui pas évident les crises, mais passage obligé parfois et surtout grandissant…
    Merci pour ces mots si sentis, si vrais remplis de cheminement et de vie intense en recherche de la voie… De la voix.
    Parfois crise sans mots, crise d’existence et ou de souffrance…
    Bonne journée et merci Ati!
    Chantal

    Répondre
  3. Avatar de RaviRavi

    dedans jusqu’aux oreilles…………..
    première fois que je suis dans mes enfers aussi longtemps sans répit……………
    au jours le jours dans la vase marine………..
    seulement envie de me sauver en courant, de tout laisser derrière mois……..
    content pour toi Ati que tu émerges…
    esperanza,

    Répondre
  4. Avatar de jackiejackie

    Un peu désarmant, décapant pour moi ces jours-ci de m’accueillir dans toutes mes dimensions… de laisser derrière moi tout ce qui peut nuire à ma liberté intérieure, de me réconcilier avec ma totalité, d’être à l’écoute de ce qui est là sans vouloir le changer, le matraquer avec des idées toutes faites… Émerger de mes racines, me voir sous toutes mes facettes, des profondeurs jusqu’au sommet, être ouverte à ce qui cherche à s’exprimer à travers moi et m’offrir tout l’espace nécéssaire afin d’exister pleinement…

    Et si c’était la dernière fois que je m’aimais? Me pardonnerais-je d’être fragile, d’avoir honte de ma douleur, de m’accuser de mon malheur, de ruminer des accusations blessantes à mon égard, de me haïr sans compassion, de m’être mise en dehors de mon cœur, de me sentir impuissante à accorder le pardon aux autres? Bref, me pardonnerais-je d’être tout simplement humaine?

    Si je m’aimais vraiment, et, parce que je suis la seule à savoir tout ce que j’ai traversé enduré pour me permettre de devenir qui je suis aujourd’hui… parce que moi seule sait comment je veux être aimée, je serais ma confidente et je prendrais soin de moi… en m’écoutant, en me parlant avec gentillesse et respect, en m’encourageant au lieu de me juger, en me donnant de la tendresse, en me consolant quand j’ai de la peine et en me pardonnant mes ressentiments…

    Alors je me prie à l’instant, de m’aimer pleinement afin que la paix se manifeste en moi et autour de moi…

    Répondre
  5. Avatar de SamanoSamano

    Direct dans le mille, au coeur de la cible, face à la bête, face au mur, face contre terre… mais pas tu seul, jamais seul!
    Et aussi pour être honnête, j’avoue que je suis un peu DRAMA QUEEN!
    J’ai le drame facile et aussi Dieu merci l’émerveillement facile!

    Répondre
  6. Avatar de André BoyerAndré Boyer

    Ma crise de la cinquantaine s’est dissipée lorsque j’ai vu deux vieux qui étaient assis sur un banc public, riant à chaud de larme et en se tappant sur les cuisses. Ils sont devenus sans le savoir mon point de re-père. Mon Dieu, fait de moi juste pour aujourd’hui cet attrait anonyme.

    Répondre
  7. Avatar de formal gown ukformal gown uk

    Just because you do not create a fortune doesn’t imply that you shouldn’t live like the majority of others do. It is possible to have a good spot to live, web, home telephone company, a computer, energy, mobile phone, and lots of food in the house and government support programs will help you get those activities. If you’re generating a low income, for reasons uknown, there’s hope available. Before you have the ability to allow it to be by yourself, you could possibly get support from the government to make things a little easier for you and your family. You’ll see how it’ll oftimes be an enormous weight lifted off your shoulders and far better you feel when you’re ultimately accepted for just one of these applications. You might actually be able to give the accessories which make life more fun

    Répondre
  8. Avatar de PrashantiPrashanti

    Et plus tard , je dirai merci.
    Pour le moment j’ai les entrailles qui pleurent.
    Oui , this to shall pass.
    Contente pour toi , que tu sois sorti de cette crise. Le coeur plus tendre .
    De ta vulnérabilité en ressort ta beauté .
    Avec grâce.

    Répondre

Répondre à Prashanti Annuler la réponse.