vendredi saint, samedi de rien, dimanche de Pâques, lundi non dit

A n g e lsoixante-dix-neuvième pop-up /// 1/4/13

chronique secrète… chronique discrète… chronique muette…

désolé mais le chroniqueur ne dira rien… il ne dira rien ici… il n’écrira rien… vous ne lirez donc rien, rien d’autre que ces quelques mots… donc presque rien…

sauf que…

il a pourtant écrit quelque chose ici auparavant le chroniqueur, mais il a tout effacé… chronique a été écrite, lue, soupesée et retirée… puis cachée, non divulguée, camouflée… imaginez-là alors…

si vous voulez savoir ce qu’il a dit, parcourez l’espace autour derrière ces mots et vous sentirez les effluves des mots non dits… des mots dits, des mots donnés mais repris surtout… je vous ai donné des mots mais je les ai tout de suite repris… avant que vous ne les voyez… trop gêné le chroniqueur, trop pudique de la chronique… alors chic chic pudique chronique…

j’ai gardé les mots effacés à quelque part… peut-être qu’un jour je les publierai… ou pas… pseudo chronique agace… chronique agace ou agace chronique ?

en direct de la rubrique des mots oubliés… oui, ci-git, quelque part, là-bas, un index de mots perdus… un recueil de mots retirés, des mots trop osés, de mots fous de vie, des mots trop gros… gros gros les mots… tellement gros qu’ils ne rentraient pas l’écran… alors effacés les gros mots… partis, disparus, perdus dans cet espace… encore à quelque part… mais pas ici… vous les sentez mais ne les savez pas…

une chronique donc pour dire ce que je ne dirai pas… ce que je ne dirai plus… ce que je ne dirai plus jamais… dire ce que je n’ai jamais dit… ce que je n’aurais jamais dû dire… ce que je n’ai pas osé… car il y a des choses que je voudrais dire et que je ne dis pas… et que je ne dirai pas… jamais… tellement de choses à ne pas dire…

alors faire acte de non-parole… démissionner de la parole… omissionner… parler par omission… félicitation pour votre omission monsieur dion… parler en disant ce que l’on ne dira pas… en filant entre les mots… utiliser des mots pour cacher sa vérité… à vous de figurer… parler par défaut, lire comme lire se faut, comprendre comme il faut, se faire prendre en défaut, interpréter car il le faut… tout est parfait…

chronique non sens qui ne va nulle part… chronique à sens unique vers un cul-de-sac chronique…

je me tais… car je ne veux pas parler si je ne peux pas parler avec mon coeur… et en ce moment mon coeur il est muet… il dit chuttt… il ne dit mot… ni ne le souffle… il ne souffle ni chaud ni froid… mais mon coeur a froid dans le dos… mon coeur n’est pas bavard mais il est fort… mon coeur brûle vif… mon coeur brûle rouge vif… mon coeur est red mort… mon coeur est fort… mais il ne parle pas fort…

mon coeur, pâlotte, chuchote et pianote… il grelotte avec ce vent du dehors qui lui souffle au visage… aujourd’hui le printemps joue à l’hiver…

et un coeur c’est comme l’hiver… ça gèle tout l’hiver et quand se produit une rencontre qui chauffe le coeur comme le soleil du printemps, eh bien souvent le coeur s’en souvient… et redevient tendre.. très tendre…

et au printemps, souvent, les affaires du coeur se mettent à dégeler… et parfois la vieille douleur dégèle elle aussi avec le soleil du printemps… et c’est OK… seul moyen que la fonte soit complète… que la cicatrice guérisse… la terre doit laisser aller et ré ouvrir ses veines… comme le coeur….

alors non lecteurs/trices de non chronique, une non fin… une fin de non recevoir… et un rôle de faire valoir au chroniqueur du coeur…

6 réflexions au sujet de « vendredi saint, samedi de rien, dimanche de Pâques, lundi non dit »

  1. Avatar de BelaBela

    Te sentir un peu bel ami Ati, t
    oujours bon.
    « Take… good care …of your soul! » (une ‘toune’ qui tourne dans ma tête).

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