écrire dans le vide

20823_595775013768783_1221258819_nquatre-vingt-onzième pop-up /// 11/4/13

alors ne pas être lu, ça serait une raison pour ne pas écrire ?

évidemment que non ! on écrit principalement pour s’exprimer, pour dire ce que l’on a à dire… et on verra plus tard si nos mots auront porté… et si personne ne se pointe les deux yeux ni l’une ou l’autre oreille, too bad… on aura eu du fun à s’exprimer… vraiment que des bouteilles à la mer ces mots dits… avant de revenir au silence…

même si on n’écrit pas absolument pour être lu, quand même plaisant de savoir que vos yeux se portent sur mes mots comme ça, en ce moment même… bing !  yé à sentir que votre coeur est touché par le mien… ressentir que mes mots flattent votre âme… et que votre âme se laisse faire… constater grâce aux statistiques de mon blogue que quotidiennement, des gens de partout dans le monde lisent mes mots (ou regardent seulement mes images)… surprenant !  que la cerise sur ce sundae de mots du dimanche… à tous les jours…

mais que vous me lisiez ou non, je vais continuer à écrire tant que les mots me couleront entre les doigts… tant que ma tête va produire du sens… et du non-sens… et du non sensationnel… que du simple… que du humble… que de l’humain… et tant que les idées dansent dansent dansent dans mon esprit, vos yeux pourront s’y joindre… ou pas…

car on écrit principalement pour soi… comme on lit strictement aussi pour soi-même… quoi que parfois si quelqu’un nous demande de lire ce qu’il/elle a écrit, on le fera par générosité… et par curiosité… pour être parfois surpris(e) et bouleversé(e) sans que l’on s’en ait attendu(e)… ou pas…

on écrit pour se connaître, se reconnaître, se découvrir, se livrer, se délester d’ombres connues ou inconnues… pour s’alléger, se désincarner, sortir de soi… extase… on écrit pour se relier, avec les autres ou avec le monde, même se connecter avec le vide… on écrit comme on parle… pour soi… pour rien… on se dit, comme ça…

alors parler pour parler, écrire pour écrire… dire, décrire, lire, relire, s’écrier et entendre… ou pas…

et si nous ne sommes pas entendus, faut-il crier ? crier et s’écrier encore plus fort ? ou  au contraire chuchoter encore plus bas… pour que ceux et celles qui cherchent vraiment puissent nous trouver, nous entendre, nous percevoir, avec les yeux ou les oreilles… pour que seuls ceux et celles qui sont prêts et disponibles à nos mots nous trouvent… et nous retrouvent de fois en fois…

et si je publie du silence, vous, saurez-vous l’entendre ? si je n’écris que des mots à l’encre blanche, des mots transparents, invisibles, les verrez-vous ? les lirez-vous ? si je crie en silence, entendrez-vous ? si je joues ma chanson si doucement qu’elle est à peine audible et perceptible, chanterez-vous ? pourtant, à chaque moment, la vie nous offre ses mots, sa danse, sa prose, sa poésie, son chant, sa chanson… voyons-nous ? entendons-nous ? sentons-nous ? chantons-nous ? dansons-nous ?

et ce que je dis, écris et cries, vous le dites, écrivez et criez aussi… ma ptite voix c’est votre petite voix à vous… une seule petite voix commune en cette grande salle de concert… vous et moi, même ptite voix… vous et moi, même grande voie…

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5 réflexions au sujet de « écrire dans le vide »

  1. Avatar de SamanoSamano

    Écrire dans le plein, le trop plein des jours, le full, le débordant des jours…écrire comme on remonte à la source.
    Et s’il n’y a personne, c’est triste, c’est platte, mais j’écrirais quand même pour l’enfant que j’ai été, pour l’adolescent, pour l’amoureux que je suis.

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  2. Avatar de andre tessierandre tessier

    L’écrit n’est jamais vide, il crée un nouvel espace qui en crée un autre et ainsi de suite. Donc, nous n’écrivons jamais dans « le vide » mais dans un espace déja existant. Que l’on soit lu ou non n’a aucune espèce d’importance. La création pure se trouve dans l’acte. Voilà! Mes salutations Ati!

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