brûler l’échelle par les deux bouts

62591_604780469549290_1026833917_nquatre-vingt-douzième pop-up /// 13/4/13

traduction : ne brûlez pas vos opportunités…

bonjour lecteurs/trices… le chroniqueur vous a fait faux bond hier, occupé qu’il était à voler de Montréal à Toronto, en passant par Thunder Bay et finalement jusqu’à Winnipeg où j’anime un atelier ce week-end…

c’est vrai que les nuits sont longues ici monsieur Lalonde 😉 longues mais tout de même bonnes… une heure plus tôt dans les Prairies… vous lirez donc cette chronique au moins une heure après que j’aie fini de l’écrire…

intéressant de se promener à St-Boniface et d’entendre du français partout… sympathique… dépaysant… et vous revoici ici, chez-vous ou au café… moi à écrire, vous à me lire… et à regarder les images que je glane ici et là dans les étoiles de l’internet…

dont cette magnifique illustration que j’ai de la difficulté à interpréter avec justesse d’une certaine façon je l’avoue…

car comment savoir avec certitude toujours que le bois que l’on brûle sur le moment pour se réchauffer est en fait des barreaux d’une échelle qui pourrait être plus utile autrement ? pour ça, il faut savoir, percevoir et voir un peu plus loin que le bout de son nez… et bien connaître l’utilité réelle d’une échelle, ce qui n’est pas toujours aussi évident que cela peut sembler… et savoir qu’il y a un mur… et quelque chose de l’autre côté du mur… et que l’échelle peut nous y mener…

car une échelle n’est vraiment utile que si on connait toutes ses fonctionnalités… pour quelqu’un qui a froid, c’est du combustible… pour quelqu’un qui n’en a jamais vu, c’est une drôle d’affaire… elle nous permettra d’aller de grimper et d’aller voir ailleurs seulement si on nous a appris à l’utiliser correctement… et si on nous a donné le goût d’aller voir ailleurs… que si on sait qu’il y a un ailleurs…

par exemple, est-ce qu’on vit totalement pour aujourd’hui, sans voir plus loin, ne pensant pas du tout – ou si peu – à demain ? alors on brûle les barreaux… ou bien épargnons-nous et en garde-t-on un peu en réserve pour plus tard ? au cas où… en met-on de côté pour nos vieux jours ou brûle-t-on tout, tout de suite ?

car on a beau vouloir vivre totalement l’instant présent, brûler la chandelle par les deux bouts, il y aussi en nous un écureuil qui ramasse ses noix plus plus tard, amassant des réserves au cas où… une fourmi qui travaille tout l’été pour ne pas se retrouver dépourvue comme la cigale quand la bise viendra… vivre totalement le moment présent ? OK… mais what about demain ? désolé, du franco-manitobain…

alors comment savoir si un bonheur immédiat ne nous empêche pas de préparer un avenir meilleur, plus juste ? un tien vaut-il mieux que deux tu l’auras ? avenir qui de toute façon n’existe pas car toujours présent cet avenir en devenir… ouf… compliquée la vie à Winnipeg mes ami(e)s…

c’est donc dans cet état de questionnement que je vous offre cette image… et mes interrogations… en vous souhaitant qu’elle vous inspire, qu’elle vous fasse vous questionner, chercher, qu’elle alimente votre quête… comme elle l’a fait pour moi… et qu’elle continue de le faire… et que probablement elle continuera…

alors chantons et dansons… maintenant… et plus tard… et jusqu’au jour de notre passage… de l’autre côté du mur…

et que dire de celle-ci ?

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3 réflexions au sujet de « brûler l’échelle par les deux bouts »

  1. Avatar de sylvainbretonsylvainbreton

    Le questionnement n’a pas sa place et il est parfois une cause de toute cette lourdeur d’être.

    Par les questions nous créons des chemins qui n’existent pas réellement et que l’on s’invente pour s’illusionner que nous faisons quelque chose, mais en réalité ces chemins tournent en rond et nous ramènent au point de départ pour être en mesure de continuer dans la seule et unique voie qui se présente à nous.

    MERCI ATI tu est très intéressant à lire !

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