ce qui fut fut, ce qui est est, ce qui sera sera, qu’on le veuille ou pas

993655_470948562980269_347008851_ncent-soixante-et-unième pop-up /// 8/6/13

traduction: ne perds pas ta vie entière à essayer de retrouver ce qui t’a quitté….

tellement nous ça non ? OK peut-être pas vous, qui vivez dans le moment présent, ici maintenant… mais moi, si, tout à fait, totalement, par moments du moins… tenter de retrouver ce qui fut, ce qui a déjà été, ce qui m’a déjà allumé, ce qui a déjà défini qui j’étais… retrouver les amours passés…

mais oushhh, zip, zoup, kapout… déjà parti depuis belle lurette ce beau passé doré, ce beau passé duquel on s’est réveillé… plus que mirage, souvenir, baloune translucide qui n’a jamais vraiment existé non plus car même au moment où c’était vécu, ce ne fut pas tout à fait une réalité… qu’un rêve dont on se souvient… qu’une expérience parmi d’autres, qui a foutu le camp depuis longtemps…

quel courage de larguer les amares, ne plus se fier au passé comme base de vie, regarder en avant, que dis-je regarder dans le maintenant, en dedans… regarder ce qui est, regarder ce qui regarde, ce qui voit… ne plus accrocher sur l’objet regardé mais davantage sur l’observateur/trice… porter son attention sur ce qui voit se dérouler dans le présent, le moment, le seul moment du moment… qui passe, et revient, et passe, et revient… une inspiration, une expiration à la fois… la vie, la vie…

quelle lucidité que d’ouvrir ses mains et laisser aller, caresser le fil du temps, laisser filer le temps qui court, laisser couler le sable du temps dans le grand sablier… un grain à la fois… et le retourner, le sablier, et recommencer… et ne pas les fermer, les mains… que les ouvrir, que sentir la vie qui glisse entre, les mains… la vie qui nous coule entre les doigts… jouons, jouons compagnes et compagnons…

la vie est une grand chippeuse, une coquette chipie… la vie ?  un grand bol de chippe… oui la vie nous chippe constamment tout ce que l’on croit posséder, biens matériaux, biens idéologiques, bien identitaires… bien fait pour nous d’ailleurs…

car l’idée est de continuer à voyager léger, sans poids au coeur ni à l’âme… voyager léger comme une plume, toujours prêt(e) à s’envoler, à prendre l’air du temps, à lever l’ancre ou les pattes, c’est selon…

voyager léger sans crotte au coeur, sans poids aux pattes, sans pensées noires qui assombrissent l’âme et le corps, sans idées sur qui l’on est, sur comment ça devrait être, comment ça a déjà été ou comment ça sera…

car ce qui doit être sera, qu’on le veuille ou pas, et ce qui ne doit pas être ne sera pas, même si on le voudrait… que sera sera, et ce qui sera sera juste… ou ne sera pas… et ce qui ne sera pas sera juste aussi… car des milliard de possibilités mais une seule chose possible qui arrivera… et toujours juste la vie… qu’on aime ou pas, qu’on veuille ou pas… toujours juste la vie…

tourner la tête, ne plus regarder en arrière, ni en avant… regarder ici, les yeux roulés par en dedans, mais qui regardent en dehors… que faire du sur place, et transporter ce sur place partout où l’on va, partout où l’on est… tout ce que l’on est contient ce que l’on a vécu mais qui n’est plus… nous portons en nous les restes du passé… et si ces restes sont incontournables, ne les laissons pas nous définir… car nous sommes tellement plus, tellement pas, ni ci ni ça, tellement rien…

que la présence qui regarde le temps qui passe, et soi dedans… adieu passé…

9 réflexions au sujet de « ce qui fut fut, ce qui est est, ce qui sera sera, qu’on le veuille ou pas »

  1. Ravi

    tellement vrai………..
    le virage à 180 degré que la vie met sur ma route, est totalement déroutant…..
    enraciné dans mes habitudes….
    perdu dans le brouillard du désert………..
    en recherche, en observation, en expérimentation……. d’indice du passé dans le présent….
    et de lueurs assez forte pour m’indiquer le chemin vers l’aujourd’hui…..
    ai-je besoin d’un électro-choc? d’un électro-sens?

    ouf que ma plume vole bas

    chronique à imprimer à relire pour moi, quand mes ailes deviennent lourde

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  2. Manon Rousseau

    Toujours surprise quand l’histoire de l’autre rejoint la mienne, d,autres mots, même histoire, synchronicité quand l’unique rejoint l’universel. Se délester du personnage qui me retient prisonnière avec ses histoires qui datent et qui n,existent plus ailleurs que dans ma tête. Position du témoin, la regarder jouer et rejouer ce personnage et en rire de nouveau…

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  3. li

    Chronique nourrissante et remplie de sens pour moi ce matin… laisser aller le passé, ne pas s’illusionner d’un futur trop souvent idéalisé, rester dans l’instant présent dans le confort autant que dans l’inconfort. Respirer, expirer et accueillir simplement ce qui émerge, sans jugement… car c’est là que la Vie se joue! Demeurer en connexion avec soi… tout en étant en communion avec l’extérieur. Quel défi! entouka pour moi!!! Accueil, accueil, accueil….
    Thanks pour ce clin d’oeil et bon samedi,
    li

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  4. Jackie

    Une chronique qui inspire… et qui expire. Le bonheur n’est jamais passé, il est toujours en nous, avec ou sans l’autre… Belle expérience d’apprendre à chérir des souvenirs, sans essayer de s’accrocher à ce qui fût. Les ombres du passé surgissent parfois, simplement parce qu’on se tient dos à la lumière…

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  5. Prashanti

    Soleil vient dans le fond de mon océan .
    Pour laisser entrer ta lumière dans mon coeur.
    Que le poids de mes souvenirs s’envole.
    J’ouvre la porte.
    Je respire….

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