2.0 virgule 16 / 5/2/14
traduction adaptée à l’écrit : je n’aime pas penser avant d’écrire – j’aime être autant surpris que tout le monde par ce qui sort de mes doigts…
alors voici, voilà, une chronique spontanée, une chronique inopinée… une chronique sautée hors d’elle-même, qui veut sortir du clavier, comme un lapin du chapeau…
une chronique qui veut se manifester en dépit du chroniqueur, malgré le ticoq ticoeur… une chronique autonomement chronique, indépendante de l’être derrière le clavier, libre de mes dix doigts, free de mes ptits doigts… chronique folle en cavale… chronique drôle en rafale…
une chroniquentité, le chroniqueur n’est qu’un canal ici, il se paie la traite en laissant venir les mots de là-haut, il s’offre un traitement de canal… les mots s’imposent, les mots se posent, sur mon clavier, sur votre écran… les mots proposent et je dispose… ou plutôt, je propose et ils disposent… et parfois m’indisposent… OK arrêt, pause…
des mots fous lâchés lousses sur la toile, des mots lousses qui flashent sur les étoiles… des mots dans les plats, des pots dans les mats… et vogue la galère… petit petit navire, chavire chavire chavire… écrire te dire, écrite et lire… et flottent les mots… sur la mer du silence…
voici des mots qui ne veulent rien dire, ne veulent rien faire… qu’être, qu’être dits, qu’êtes lus… des mots inutiles pour vous occuper pendant quelques minutes, pour vous dire bonjour, pour voguer avec vous pendant quelques instants… vous et moi, moi et vous, grâce à des mots, des petits mots, des mots dits et écrits…
me surprennent-ils ces mots ? me surprendre-je ? ils vous surprennent ? ou vous prennent et vous reprennent… si si si… allez, on coupe ici ici ici et on reste pris ici…
entre deux mots… dans le silence, dans la surprise et dans l’expectative… car le prochain mot qui veut sortir est trop surprenant… trop osé, pas assez posé…

Bonjour Ati…
Tout peut être dit dans un « bonjour » ou à travers plusieurs mots! Peu importe!
C’est la Présence qui compte, au-delà des mots… c’est le silence entre ceux-ci qui parle de nous. Il ne suffit que de l’écouter pour sentir le coeur de l’autre.
J’entends le tien qui résonne (et même raisonne) avec le mien.
A tout de suite!