2.0 virgule 44 /// du 5/3/14 au 6/3/14
23 h 45… bing ! le sommeil me pousse hors du lit… bang ! sul’plancher le chroniqueur… bong ! dehors disent les mots…
le chroniqueur veut prendre une pause ? eille pour qui il se prend lui ? c’est qui le boss ici ? l’esclave ou les mots ? il nous tape sul’clavier lui… car on sait bien que ce ne sont pas toujours les écriveux qui décident… jamais oh grand jamais… en fait, on sait bien que ce sont toujours les mots qui le font… décider de se dire !
prenez ce chroniqueur par exemple… dès qu’il dit qu’il va prendre une pause de mots, une pause chronique, pouf ! les mots se poussent pour sortir, les mots lui poussent au cul du sac à mots… reculez en avant, avancez en arrière, on sort, on sort ! pondre chronique avec, ou malgré, ou en dépit, du chroniqueur… car qu’un instrument dans ce processus celui-là… qu’un tapeux sur la touche à mots, qu’un activeur de bribes, qu’un subalterne de la lanterne…
les mots, boss des bécosses because toujours les mots les boss, because toujours mon lapin… toujours les patrons de la page ces mots à dire… les ptits boss de la page blanche, de l’écran vierge, du clavier qui appelle, enwève tape tape tape… écris-nous, pries-nous, on t’en crie… mensonges, fantaisies ou vérité, la grande et la petite, écris… ou la vérité inventée… qu’une autre forme de mensonge ? peu importe, tape sur les touches et non sur nos nerfs…
chronique réservée aux abonné(e)s du blogue car non annoncée sur la face de bouc celle-ci… que pour vous, les vrais(e)s, les durs de durs ou dures de dures de la feuille, de la page, les rough & tough chroniques… vous qui avez pris soin de vous abonner à ces mots à dire, ces mots dits… mes ptits mots bonbons à rien d’autre qu’être lus, vus et oubliés… vite vite vite…
ces mots cachés, ces mots croisés, ces mots discrets et feluettes… mots instantannés, instants de mots tannés de rester pris à travers la gorge du tapeux de mots, des mots jammés dans ses doigts de dames… de deux de pique, de roi de coeur, d’huitres de carreau et de trèfle à quatre feuilles… de palmier… yé !
chroniqueur joker joueur de tours et de mots, éokapoté du clavier, qui écris par en arrière, de reculons, par en avant, les yeux fermés, les doigts pleins de pouces, de mains de maître, des kilomètres de mots couchés sur votre écran… à écrire les yeux fermés mais le coeur ouvert… ou bleu, ou rouge… ptit joe de coeur, jongleur joker de mots inutiles… débiles, faciles mais jamais dociles…
la preuve ? ils me tapent sur les nerfs pour que je vous tape clavier, que je papote dans le vide de la nuit et du super écran blanc de nuit encore soir… écran de soir, écrin de soie… écran de nuit, tout devient blanc…
OK deux minutes avant minuit, deux minutes avant que cet ordinateur ne se transforme en citron, alors presser le jus… sur sur… certain certain… deux minutes avant que cendrier ne redevienne bonne à tout faire, surtout ce que les autres ne veulent pas faire… écrire écrire, et rire et rire… ah et pis fudge, cendrillon s’affranchit de son passé, cendrillon sacre son cadran à la poubelle et sort du temps… minuit maintenant, jamais minuit…
ding dong, sing song, sing along…
voici minuit et le soir se transforme en nuit, nuit totale, nuit noire, nuit claire…. pas de lune mais nuit blanche quand même… car dans nos yeux la lune, dans nos pupilles la lumière, dans nos iris la vie… et claque claque les doigts…
OK lecteurs/trices, pré fin de cette petite escapade nocturne rebelle de pause… rebel without a pause…
que des mots, encore des mots, toujours des mots… des mots pour apprécier et tromper le silence qui règne en maître, des mots pour vivre en dehors du temps, pour sortir de ce temps qui passe sur nous et nous arrange le cadran, qui passe nulle part, qui passe partout, par dessus tout… surtout les mots… tchou tchou…
des mots pour la postérité – postérité, la vérité du derrière ? alors écrire de derrière, écrire du derrière, écrire dans son propre dos, avec des mots hors du cul de sac à mots… écrire pour la postérité mais aussi pour la prospérité car toujours payants des mots à cinq cennes, des mots à 100 piasses… des mots gros brun… des mots de quêteux en quête de tout, en quête de change… de ptit change… pit pit, écris pis change…
OK lecteurs/trice, la fin… qui justifie les moyens… mais pas moyen d’arrêter d’écrire… miroir miroir, dis-moi n’importe quoi… dis moi qu’il fait noir, dis moi killer qui est, tueur de mots… faut que je retourne à la nuit… bonsoir, bonne nuit, il est parti ati… mais vous vous êtes partout tourlou…
00 h 31… the end… for now… la fin, qui liquéfie les moyens…

le feu, le feu… qui anime notre passion ne doit pas s’éteindre… le feu, le feu… toujours le feu, tout fou le jeu, tout doux le feu…

Je comprends pourquoi t as mis une image avec du feu car tu l es vraiment « en feu » ce matin !
salut dany…
le feu au cu…rieux… chronique écrite en sursaut, de mots, à minuit… en fait écrite avec une intention de lecture out loud, plus slammée plus punchée… ce que je je ferai samedi soir chez moi…
bon bébé soon…
En feu…! à qui le dis-tu?…
atidû, l’assidû, l’assis d’sus
sans dessous dessus
tu nous mets et nous pares de mots
et nous prépares pour la suite du jeu
sans maux dire, que des baumes…
à lèvres couleur feu.
ouffffff,
ma tête mon être
est ravi, est surpris de ces mots sans contredit au milieu de la nuit, à lire sur ma chaise devant l’ordi,
essoufflant, déstructurant, amusant, stimulant, réveillant, déroutant
révélant Ativan sans avenant et surprenant,
une envolée structurée sans ambiguïté,
vers une prestation mesurée que j’ai manqué
d’un poète des mots, sol a exprimé ses maux,