tous et toutes des je, tous et toutes des nous

1924853_10152342794828875_1253489022_n2.0 virgule 58 /// 29/3/14

oui en effet, même si on l’oublie depuis le début des temps, même si on se recroqueville sur soi-même dans son propre petit auto recoquillement personnel, chaque moi autre que nous est un autre vous, chaque vous, un(e) autre moi… tous et toutes des moi vous et nous… tous et toutes des je ce grand nous… je nous… pas d’eux, que des nous… tous des soi nous autres…

tous et toutes la même poussière d’étoiles, tous et toutes êtres humains, avec les mêmes besoins – respirer, boire, manger, aimer et être aimé(e), reconnu(e), apprécié(e)… tous et toutes les mêmes aspirations, tous et toutes les mêmes inspirations…

10153237_10152677399240828_1142071066_ntraduction : dans chacun(e) de nous, il y a un peu de nous tous et toutes… – Georges Lichtenberg

pourtant, on se sépare comme des tartes, on se lance des pointes, on se croit pommes et oranges… quand dans le fond on est tous et toutes des fruits… au sein de la même grosse tarte… aux fruits…

PQ ou PLQ ou CAQ ou QS ou OS ou j’en peux plus… pro ou anti charte… laïques ou religieux… francos ou anglos… urbains ou ruraux… chrétiens ou musulmans ou juifs ou athés… blancs ou autochtones… blancs ou noirs… jaunes ou rouges… babyboomers ou génération X ou Y ou Z… jeunes ou vieux… québécois ou canadiens… souverainistes ou fédéralistes, riches ou pauvres… bleus ou rouges… hommes ou femmes… eux autres ou nous… les bons, les pas bons… j’ai raison, tu as tort et mon père est plus fort que le tien… I am right, you are wrong…

pourtant, pourtant… une seule grande famille… la même poussière d’étoiles… tous et toutes des fils et des filles de la terre… tous et toutes nus et nues sous le soleil… et sous la neige…

eh oui, tous et toutes des terriens, la grande famille terrien… pourtant, la guerre des clans… mais vraiment, la grande famille des terriens de tous les coins de la terre ronde… tous et toutes de la même mère…

mais pour on ne sait pour quelles raisons, la bête humaine se crée des distinctions, pour se définir, s’individualiser, se distinguer, se démarquer… un jeu d’enfant, par lequel tous les enfants doivent passer… mais surtout dépasser… ce que peu finissent par faire… bébé lala le monde…

cette séparation face à môman, cette individualisation, si elle est nécessaire pour que l’enfant survive, finit toutefois par nous séparer, nous étouffer, et finit par faire en sorte que l’on s’entretue… on meurt de trop de soi… me myself and my selfy…

comme si mon destin n’était pas lié au vôtre… comme si le tien, le vôtre, ne me concernait pas non lus… pourtant on respire tous et toutes le même air, on boit tous et toutes la même eau… on a tous et toutes les mêmes mers… que l’on pollue sans respect… vagues à l’âme humaine…

comme si les riches entrepreneurs qui exploitent sans vergogne les ressources – limitées pourtant – de la planète, et de ses habitants, pouvaient pousser cette logique jusqu’au bout sans en subir eux aussi les conséquences… aie les boys, on nous prédit 30-40 ans après ça risque d’être terminé… pour tout le monde… où irez-vous alors ? que ferez-vous de tous vos bidous et de votre petit pouvoir infantile alors ?

car la mère est presqu’à boutt, môman agonise… sur le bord de la crise de nerfs la terre… et pendant ce temps-là, ses flots se gossent… les un(e)s les autres… ils et elles se chicanent dans la cabane, chacun chacune tire la couverte de son bord… mais contrairement à la maxime populaire, quand y en aura pus, y en aura pas d’autre… aie le monde, y en a en masse pour tout le monde… mais faut couper la tarte en plus petit morceau… wo les gloutons… y a du bon bon tout le tour de la terre…

1011769_10152321804432859_784001956_ntraduction: tous les êtres tremblent face à la violence, tous/tes craignent la mort, tous/tes aiment la vie… voyez-vous dans les autres… alors qui pourrez-vous blesser ? quel mal pourrez-vous faire ?

si juste, tous et toutes seuls et seules devant la mort, mais tous et toutes unies par la vie… tous et toutes des frères et soeurs… si toi c’est moi, alors je vais prendre soin de toi, toi chacun et chacune de nous…

alors puisque l’on en a plus pour très longtemps, peut-on laisser tomber la compétition ? peut-on s’élever de cette stupide bassesse dans laquelle la dualité – qu’elle soit politique, étatique, nationale, de genre, de génération, name it – nous amène à nous garder étranger et étrangère, mais surtout, au bout du compte, étrange…

alors apprenons à remplacer les débats par les dialogues, la compétition par la collaboration, les lignes de parti par le bien du plus grand nombre… regardons le monde comme si tout le monde était moi, nous… remplaçons le eux par le nous…

conjuguons le monde à la première personne, du singulier et du pluriel… je, nous…

et remplaçons le ou par le et… car nous tous et toutes ceci et cela… y en aura pour tout le monde… ou plus pour personne…

images via Samano et Martine…

2 réflexions au sujet de « tous et toutes des je, tous et toutes des nous »

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