les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti tri /// 18-8
… le ciel n’existe pas…
que de l’air, que de l’espace, que du vide…
que du possible, que du peut-être, que du pourquoi pas…
que du now, que du wow, que du why not coconut…
en effet, le ciel ne connait pas de limites, seul le mental est fini… comme dans pas infini, comme dans tout petit et ratatinant… ou comme une boîte à pièges…
le ciel n’est même pas bleu d’ailleurs… qu’invisible, que translucide, qu’une fenêtre sur tous les possibles…
de son vivant de corps, Osho nous recommandait de méditer en fixant le ciel, sans cligner des yeux et qu’éventuellement, tout deviendrait flou… les nuages y passent, comme des pensées dans notre tête, mais le fond du ciel lui, qui est sans fond, demeure… toujours, comme pour l’éternité… comme la permanence de l’existence que recouvre par moments nos pensées, nos croyances, nos inquiétudes qui rapetissent le monde à notre mesure, à notre finitude…
non sky is not the limit… le ciel est un immense écran de projection, un cinéma en plein air constant, parfois bercé par une lune machine à vagues, plus ou moins pleine selon ses quartiers… d’ailleurs tel que l’énonce cette citation, n’ayons pas peur de faire des vagues en étant qui on est nous-même, la lune le fait constamment, même quand on le voit pas…
non le ciel n’est qu’un appel profond, qu’un objectif de vie, qu’un havre duquel on vient et ces lequel on retournera… notre père qui êtes aux cieux…
et même la terre, notre mère à tous et toutes, ne connait pas de limites… malgré nos abus envers elle, elle s’adapte, se régénère, se renouvelle… malgré nos mauvais traitements et nos humaineries, elle nous procure ce que nous avons besoin, nous ses 7 milliards d’enfants turbulents… non pas de limites jusqu’à maintenant dans sa capacité d’adaptation… et on verra jusqu’où et jusqu’à quand cette possibilité de non limite continuera…
en attendant, explorons l’au-delà… manoeuvrons dans la marge, repoussons nos limites, pas par pas, souffle par souffle…
et sortons un peu du mental, question de s’infinir…


Mm… il sera intéressant d’entendre la réponse surgir d’une telle question : le question de s’infinir…c’est à croire que dans ce bain de possibilités multiples, les questions même les plus profondes arrivent à finir… et à se perdre jusqu’à se dissoudre dans ce ciel qui voit et boit tout et de nous et de tout. Merci encore pour la légèreté planante chère main écrivaine. Et oui, fixer sans cligner des yeux peut arriver par finir à nous poser d’étranges questions : comment tout cela qui semble commencer parvient-il sans cesse à s’évanouir puis à s’infinir… et alors, il faut oser acquiescer et dire : oui, je saute. Et lorsqu’on se demande ce qu’il adviendra du mental, il se peut qu’il nous réponde ceci : » j’en arrive à ma mission réelle; soit être au service de ce grand saut et non pas au travail mesquin de t’y en empêcher « . Pas le mental qui empêchait, mais la peur. Quand on apprend ne plus avoir rien à perdre, car toujours tout à gagner, on peut choisir de s’infinir et alors : l’Amour nous prend et nous berce éternellement. Et le mental, lui, de prendre l’éventail de ces mots d’amour. Un tout autre univers s’ouvre à nous et pousse tout autour tel un vaste jardin à qui on laisse enfin la grâce d’être arrosé.
méditer en fixant le ciel, sans cligner des yeux et qu’éventuellement, tout deviendrait flou… les nuages y passent, comme des pensées dans notre tête, mais le fond du ciel lui, qui est sans fond, demeure… toujours, comme pour l’éternité…
une très belle métaphore; à expérimenter
merci