les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti naïllene /// 29-8
cette citation m’interpelle… vous aussi ?
d’un côté, aux premiers abords, cette citation peut sonner plate, comme une démission, comme une renonciation face à la vie, comme un abandon de l’ambition… qui implique de faire son temps, que ne faire que son temps…
mais de l’autre, il y a quelque chose de profondément reposant dans ces quelques mots de Paolo Coelho, quelque chose de zen… de reposant, posé et déposé…
personnellement depuis quelques années, je n’attends plus grand chose de la vie, du moins de moins en moins… pas que j’aie renoncé à la vie, pas du tout… au contraire même… full vivant le chroniqueur… plus que jamais les deux pieds dans l’ici, les deux mains dans le maintenant…
je n’ai que renoncé aux attentes irréalistes, aux juteuses promesses d’un ailleurs meilleur issues de nos histoires d’enfance, d’une apothéose grandiose, plus rose que rose…
comme vous probablement, en vieillissant je me satisfais de mieux en mieux du vide, du rien environnant, du lent temps qui passe et qui ne laisse pas de trace en moi, devant moi et partout autour de moi… que la vie qui nous passe dedans… mais le temps lui ne passe pas vraiment quand on abandonne montre et horloge, quand on ne s’en va plus nulle part… n’aller qu’ici… right here right now…
plus absolument besoin de défis les plus excitants les uns que les autres le chroniqueur, qu’ils soient grands ou petits défis… non ! très à l’aise avec l’ordinaire du quotidien, l’extra ordinaire du quotidien qui s’enfile comme un collier de perles de vie dans le grande coffre à bijoux de l’existence…
chaque matin, se lever simplement avec le soleil, apprécier la nature toujours pleine de surprises et de transformations, apprécier de plus en plus simplement chaque souffle de vie que la vie daigne nous prêter, jusqu’à ce que le soleil se couche… chaque soir, jusqu’au dernier soleil couchant éventuellement… si jamais il se couche car il ne fait que toujours se lever ailleurs…
oui apprécier de plus en plus l’ordinaire du quotidien… chaque jour, quelques repas frugaux, quelques notes à pousser et quelques accords à gratter ou à picker, la rédaction d’une chronique… ou pas, mais en général si… comme celle-ci… pas pour personne en particulier les chroniques d’ailleurs, que pour tout le monde en général, et pour personne si cela est, pour le simple plaisir de chroniquer pour ne rien dire d’important… chroniquer dans le vide, sur le vide… chronique le vide…
d’ailleurs, comme le disait Coluche : de tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent., Moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! ah mais c’est moi ça…
apprécier de plus en plus cette très soutenable légèreté de l’être… et du non-faire… que laisser se faire la vie en dépit de soi… car la vie a sa propre logique et nous berce dans ses bras, plutôt illogique d’ailleurs la vie…
et si la vie m’envoie des défis, je les relèverai avec enthousiasme, avec diligence, avec une acceptation joyeuse… et si elle décide de ne pas envoyer de défis, ainsi soit-il… je continuerai d’attendre patiemment, ou plutôt d’inattendre tel que le conçoit le psychanalyste J.F. Vézina…
car de toute façon, la vie nous enverra un ultime défi, celui de notre passage au-delà de ce corps… celui du grand retour à la maison… ceci est l’événement pour lequel on se prépare car les chances sont fortes pour qu’il se produise celui-ci… le défi le plus prévisible que la mort du corps… le retour à l’âme détachée… et le plus important… utiliser sa vie pour préparer sa mort…
en attendant le passage ultime – ou pas – apprendre à goûter chaque moment, chacun unique, chacun éphémère… patiemment, patiemment…
en attendant le passage ultime – ou pas – la vie m’a envoyé de nouveau l’amour de l’amour… une belle amoure qui m’aime d’amour et vice et versa… aimer l’amour d’amour… un amour qui nourrit, qui me fait aimer encore davantage, elle, moi-même et la vie qui va et vient avec…
la vie m’a aussi envoyé une vie de famille à temps partiel… moi qui avais pourtant fait une croix sur la paternité, avec deux grandes filles belles et bien élevées aux ailes déployées, la vie m’a redonné la chance de découvrir à nouveau une petite fille pleine de vie qui croît, qui aime, qui s’épanouit… cette fois, comme un ultime tour de piste, j’observe le déploiement de ce processus des premières années de la vie avec des yeux de grand-père davantage qu’avec ceux d’un père… à moitié père, et totalement père la moitié du temps…
alors oui, si c’est cela ne pas trop s’ennuyer, ne pas trop pleurer et attendre que le temps passe, j’achète… l’art de l’attente tranquille… car de plus en plus zen cette vie qui coule, pour le moment du moins, la vie qui passe délicatement, sans que les défis ne se manifestent nécessairement… pour le moment… et la vie change d’idée, oui à ça aussi…
bonne vie…

La Vie est un ultime défi, même quand il ne se passe rien « d’évident ».
Le moment présent est la chose la plus difficile à conscientiser.
Belle réflexion Ati
L’amour zen et de l’autre et de la vie, est le plus beau présent. xx
Pachamuse est ta muse et la musique de la terre…
et si le sens de la vie était seulement de «vivre totalement», sans attente, seulement s’ouvrir comme une fleur.
Ah ! Reposant de seulement , totalement , simplement être….
Y a du soleil et l’air est bon.