1000énaire chronique(s)… compte à rebours /// 199 et ça monte – et ça descend…
traduction : j’ai été absolument terrifiée à chaque moment de ma vie – et je n’ai jamais laissé cela m’empêcher de faire une seule chose que j’ai voulu faire… – Georgia O’Keeffe
puissant non ? absolument – terrifiée – à chaque moment – de ma vie… mais elle a toujours fait tout ce qu’elle a voulu faire… every single thing...
je ne connaissais pas cette femme, Georgia O’Keeffe, une peintre américaine du siècle précédent… une pionnière, une tête dure, une fonceuse… une femme forte dans une Amérique macho… qui peut dire qu’elle a eu peur, mais qu’elle a tout fait ce qu’elle voulait… ça c,est de la force madame…
car tout est là… avoir peur et continuer, avoir peur et faire quand même, avoir peur et oser néanmoins… car c’est là que la vie se passe, c’est là que le vrai réside… de l’autre côté de la peur…
car pas de peur = trop de confort, pas de peur = pire que la mort…
qu’une lente agonie en attendant la grand faucheuse… car la mort est la grande reine de la peur, la mort constitue notre miroir ultime… la mort est la peur ultime que l’on remplace souvent par autre chose, par d’autres petites peurettes, alors que la vie nous invite à dépasser cette peur, ces peurs…
asssèches tes peurs…
car épeurant vivre quand même non ? on se lève le matin et on ne sait pas si on se recouchera le soir même… chaque jour peut être le dernier, chaque journée peut s’avérer être la date qui sera gravée sur notre pierre tombale… aucune garantie que la vie nous passera dans le corps toute la journée durant… peut-être que la switch sera tournée à off entre ce lever et le prochain coucher ? qui pourrait peut-être être le dernier good night…
mais pas une raison pour ne pas faire ce que l’on veut, ce que l’on doit… la peur est une tank à gaz, elle nous pousse au cul, nous pousse au coeur… le mot courage vient d’ailleurs du mot coeur… coeurageux et coeurageuses nous sommes, de continuer à vivre, de persévérer, de continuer de voir la lumière malgré de grosses zones d’ombre…
pas le choix me direz-vous ? si vous voulez… mais aussi oh que non… aussi le choix, de rester vivant(e), de prendre des risques, de faire ce que l’on a jamais fait encore… foncer dans l’inconnu, oser avoir l’air fou, oser échouer… pour recommencer, poursuivre, continuer, malgré l’hésitation, malgré la peur, malgré les peurs… et grâce à la peur, grâce aux peurs… car sans la peur, on ne ferait rien, on ne bougerait pas…
la peur nous donne du jus, la peur nous pousse au cul… la peur nous fait avancer, la peur nous fait vibrer, de peur, d’excitation, de fébrilité… shake shake shake… quand on a froid, on tremble pour se réchauffer, quand a peur on vibre de solution, on tremble de résolution, on vibre de vie… car la vie est un grand frisson, un grand soupçon de vie, une grand vent de vie…
vive le vent de peur qui souffle sur nos âmes… et ouvrons nos ailes, ouvrons nos bras, ouvrons nos coeurs et laissons ce vent nous rafraîchir, nous porter sur ses courants d’air, nous faire avancer…
bien sûr, c’est vers la mort du corps éventuellement que nous portera ce grand coup de vent de peur, mais en même temps, avec cette re/connaissance de la mort du corps vient la vivacité de l’âme et de l’esprit…
alors invitons cette peur à nous secouer cette torpeur qui nous castre la créativité et sautons sautons sautons…
vive la peur, vivre la peur…

sauve qui peur,
saut dans la peur,
sceau de vivre avec la peur aux fesses,
et sot de ne pas l’oser
so so so ,
solidarité d’oser vivre,
solitude de vivre,
sauve qui vit
Oser échouer, se permettre d’être ridicule peut-être, mais plonger!
Danser avec ses peurs.
Et sauve qui peut la vie, cher RAVI!
La peur qui paralyse.
La peur qui ferme le cœur.
La peur qui tue.
J’ai peur et je choisi de vivre chaque moment de vie.
Je prend soins avec gratitude.