millénaire chronique(s)… compte à rebours /// 121 et ça monte – et ça descend…
traduction : votre insistance à vouloir contrôler la vie vous contrôle… – Mooji
le contrôle ? quelle belle illusion…
car vous et moi mes ami(e)s n’avons pas – consciemment du moins – choisi notre naissance, et nous ne déciderons pas non plus du moment de partir de l’autre bord…
et nous ne décidons pas grand chose entre les deux bouts de la saucisse qu’on appelle la vie…
cette vie, qui pourrait bien n’être qu’un voyage fantastique qui, au moment de notre mort alors qu’on se réveillera pour constater qu’en fait, nous sommes un extraterrestre qui tient une pipe à haschich et que nos ami(e)s, en cercle autour de nous, nous demanderons si on l’a senti…
la sentez-vous vous la vie ? sentez-vous ce qui se passe vraiment ?
et pensez-vous vraiment qu’on a le contrôle là-dessus ?

car la vie coule en nous, la vie passe, devant et derrière nous, la vie nous emmène avec elle, qu’on veuille y aller ou pas… dans l’immensément grand comme dans l’infiniment petit…
ah bien sûr qu’on peut décider de certaines petites pécadilles :
quelle couleur mes bas ce matin ? je peux même choisir deux couleurs différentes…
des toasts ou des céréales pour déjeuner ?
j’écris une chronique ou pas ? let’s go… et vous la lisez ou non ?
mais pour les grands enjeux ? hors de notre portée ça les ami(e)s…
demandez à ceux et celles à qui on annonce un cancer… leur choix ? et pourquoi certain(e)s le surmontent et d’autres pas ? leur choix ? ou pas ? sais pas…
et choix et contrôle sont en quelque sorte reliés… les deux sont plus ou moins illusoires, plus ou moins relatifs… les deux sont plus ou moins réels…
donc le contrôle, un choix ? de notre ressort ce qui arrive ?
on dit parfois qu’on a toujours le choix dans la vie… sauf que selon notre génétique, notre éducation, le pays ou quartier dans lequel on grandit, certains choix sont plus larges que d’autres… d’autres plus ratatinés…
on ne choisit ou ne contrôle même pas les pensées qui traversent notre mental, celles qui passent dans notre tête… on peut décider de leur donner plus ou moins d’attention, de les rendre plus ou moins réels, de s’y accrocher plus ou moins, mais même dans le sommeil, elles feront leur chemin…
non les ami(e)s, le contrôle ne relève clairement pas de notre contrôle, et je vous mets au défi de me convaincre du contraire… pas que je sois particulièrement baveux ce matin, mais quand je vois des gens tenter de nous convaincre de reprendre le contrôle sur notre vie, je ne peux que rire…
car il me semble que tellement d’événements terribles et non désirés arrivent aux humains que si on avait vraiment le choix, la vie serait bien différente vous en trouvez pas ?
personnellement, j’ose croire que la vie – cette suite hétéroclite d’événements spontanés et incohérents – nous offre ce que l’on a besoins de vivre et le seul choix que l’on a, c’est d’accepter ce qui nous est offert, ou de bitcher et résister… le choix, il est là…
au-delà de ça, on fait tous et toutes du mieux qu’on peut avec que l’on a… on cherche tous et toutes à être le plus heureux possible… certain(e)s sont plus aventureux, d’autres plus frileux… certain(e)s sautent et pensent après, d’autres pensent toute leur vie durant à sauter mais ne le feront jamais…
le seul saut que l’on fera tous et toutes est celui qui nous mènera de l’autre côté du miroir… et encore ici, certain(e)s s’y précipitent, d’autres se s’agrippent et se retiennent…
c’est face à la mort que le choix ultime nous sera offert… et soit on se laisse aller et on saute allègrement, soit on met les breaks et on chiiiire…
finalement, il est là le contrôle, il est là le choix… de même qu’à chaque nouveau jour, l’opportunité nous est donnée… de faire de chaque moment, un nouveau moment, un petit choix… chaque moment, oui papa…

Merci Ati.