bon matin, good journeying et guiliguili…

10440790_351471001669979_6124517143478927286_nmillénaire chronique(s)… compte à rebours /// 51 et ça monte – et ça descend…

ah pis ouate de phoque tiens, let’s go, une deuxième chronique coup sur coup, comme deux cafés back à back, c’est jour férié après tout, on peut se la lâcher lousse, la chronique…

ouate de phoque que je viens de lire ? c’est ce que m’aurait sûrement dit cette chère madame rêverie qui a signé une chronique sur l’usage erroné – pas fin pas fin – du terme bon matin au lieu du correct bonjour hier sur le blogue du joual de mouréal, média qui utilise un vocabulaire potable comme de l’eau de robinet mais dont le goût nous reste lui aussi un peu de travers dans la gorge bouche… http://www.journaldemontreal.com/2013/04/30/ne-me-souhaitez-pas-bon-matin

mais boooordel (accent français de france SVP) pourquoi ne pouvons-nous pas utiliser l’expression bon matin ? qui a décidé ça ? quand ? et ça ne pourra jamais changer ?

mais dites-moi quelque chose… pourquoi, si je veux souhaiter à quelqu’un que du bon que du bon pour la période comprise disons entre 8 h 23 et 11 h 56, pourquoi je ne peux pas dire bon matin ? ou bonne matinée ? mais obligatoirement bonjour !

le matin ne peut-il pas, comme le bon dieu, être bon ?

car il arrive que ça ne soit pas toute la journée que je veux souhaiter bonne, que le matin car certains après-midis ne méritent pas toujours de tels bonniments… c’est comme ça, tout bonnement… je m’auto-bonnêtd’ânise ici moi là… blue bonnet bonnet bleu

alors que la moitié de la population du québec est techniquement analphabète – peu importe ce que cela signifie –  on s’enrage dans les fleurs du tapis matinales pour des pécadilles… si les gens utilisent cette expression, comme c’est le cas pour de nombreuses autres, éventuellement elle deviendra acceptée par les mêmes linguistes qui affirmaient hier et qui affirment encore aujourd’hui que c’est un anglicisme et donc qu’il est erroné de l’utiliser…

ouate de phoque… OK je sais que c’est un fuckin calque mais ça fait trop de bien…

les règles linguistiques ne sont pas des lois naturelles et immuables, révélées par dieu le père, elles peuvent se transformer, changer, évoluer…

les mots sont de la plasticine, de la pâte à modeler à se mettre en bouche, en coeur et en esprit pour arriver à dire précisément ce que l’on veut communiquer… personnellement, mes chroniques renferment here and there des termes anglais, ici et là, des jeux de mots alliant franglais et anfrais… c’est selon… de petites pépites d’une langue dans la bouche de l’autre… juste des petites bittes…

car j’aime jouer avec les mots de ma langue, dans le palais de l’orthographe… j’aime jouer avec le sens des mots dits français et anglais… j’aime switcher d’une langue à l’autre, j’aime frenchkisser l’anglais… en fait surtout l’anglaise… et forcer Molière à embrasser Shakespeare sur la bouche… ce qui embrase certains linguistes sur la touche… pied de nez aux puristes, mélangeons nos langues dans le vinaigre…

wait pour moo l’autre bord d’la street comme ils et elles disent au niou brunswick… que c’est imagé, que c’est vivant ce français slangish… cette langue a survécu à une vaste déportation et on a peur qu’elle meurt ? non ! notre langue est tough, elle est pliable et adaptable… car si on ne peut plier, on casse…

en passant comment nommer la période comprise entre le vendredi 17 h et le dimanche soir ?

fin de semaine ou week-end ? car techniquement, ce n’est ni l’un ni l’autre, samedi fermant la semaine et dimanche en ouvrant une nouvelle… devrions-nous dire l’entre-deux semaines ? ou l’antre entre deux semaines ? car fin de semaine est un calque de week-end et week-end, même s’il est officiellement accepté en français désormais, sonne pas mal anglais à nos yeux non ? imaginez aux oreilles de madame rêverie… pas facile le français, not easy en titi

et que l’on en aie peur ou pas, le français parlé tel qu’on le connait va éventuellement disparaître si il ne peut s’adapter, s’il n’apprend pas à nager dans une mer en glaise…, comme vous et moi d’ailleurs, rien n’est permanent ni infini… que du métissage, que du métis âge…

pour moi, la langage n’est pas une identité, c’est un matériau à utiliser pour être compris, pour communiquer des idées qui évoluent… on peut toujours le raffiner, le peaufiner, le polir et le sabler afin qu’il devienne une oeuvre d’art, toujours vivante et actiuelle…   

alors tout le monde, je vous souhaite de passer une belle matinée, sauf à madame rêverie.. à elle, en tout respect, je dis bonjour !

P.S. good jouneying est un jeu de mots bilingue car chaque journée est un bon voyage…

P.P.S. le guili guili c’est pour nous tous, pour qu’on se chatouille la rigidité, pour qu’on prenne les choses un peu à la légère car la vie est bien assez lourde comme ça et en plus, c’est l’été et il fait beau et c’est la singe hein ?…

Une réflexion au sujet de « bon matin, good journeying et guiliguili… »

  1. atidion666 Auteur de l’article

    Époustouflottant cet amant maudit des francologues qui dit maux des langues et société. Voyez le Do, le nouveau Sol, le joueur de mots, l’acrobate des mots qui résonne en vocalise jusqu’au fond de nos oreilles, au bout de nos orteils. Moi, Ati, aussi amoureuse… des mots…c’est de la musique que j’entends, que je j’ouis-lire à ton contact. Encore et encore, toujours des mots, merci à toi Atiguyligailit. xx

    Répondre

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