((( LES CHRONIQUES À BRAC ET ARDENTES ))) – SOIXANTE-HUITIÈME
traduction : la gratitude réelle est une façon de vivre…
après un mois sur le route, me voilà back home… oh sweet home, oh so sweet… me suis senti tout de sweet à la maison en ce monde… full gratitude pour ce ptit home à moi… tout sweet… right nord… le nombril de mon monde…
oh ! que j’apprécie ce petit lieu d’atterrissage que j’appelle home, petit point sur la surface de ce monde, petit pois dans cette grande macédoine humaine…
petite base spéciale sur cette grande soucoupe volante vieille de 4,5 milliards d’années…

vaisseau spatial autosuffisant, complexe et organique… (et qui tourne sur lui-même et autour de toutes sortes d’affaires toutes aussi grandes les unes que les autres)…
cette planète terre en orbite autour d’une source de pouvoir et d’énergie des millions de fois plus grande que notre vaisseau…
avec 200 millions d’autres sources de pouvoir semblables, et probablement autant de vaisseaux tels que le nôtre qui gravitent autour (dur à imaginer une telle immensité)…
avec 40 autres groupes dans notre voisinage…
voisinage qui voyage à 2 millions de miles à l’heure (méchante contravention ça ) vers un objet loin de 150 millions d’années lumière (impossible d’imaginer cette distance…
bienvenue dans la vie… plus excitant quand on pense grand dit-on…
et dans cette immensité, chacun chacune est niché dans son propre corps… et ce propre corps dans son propre home… chacun chacun son petit poste d’observation…
hier soir à mon retour dans la nuit dans mon poste d’observation à moi, dans mon home sweet home Val-Davidien, m’attendait un feu chaleureux et ronronnant en cette croustillante nuit de lune… lucky me… gracieuseté d’un couple d’amis à qui j’avais loué la maison et qui me l’ont laissée belle et chaude… un feu chaleureux, un chat heureux et un home accueillant… beau vaisseau spatial que le mien…
rien comme d’être privé de quelque chose pendant un certain temps pour l’apprécier de nouveau à sa juste valeur… rien comme s’éloigner de son pied-à-terre terrestre pour un temps pour transformer de nouveau une maison en home… sweet sweet…
après un mois dans les valises et sur les routes du sud, dont les deux dernières dans un ville hyper bruyante, revenir ici dans le silence de la forêt laurentienne n’est rien de moins qu’une pure bénédiction… poste d’observation privilégié pour regarder tourner le monde autour de soi…silencieuse bénédiction… petit havre de paix dans une cosmique mer tourbillonnante… l’oeil du cyclone… le nombril de mon petit monde… immense…
quelle chance que de vivre ici mes amis… malgré le froid, malgré l’état du monde autour du home, malgré l’hiver qui nous fait nous plaindre comme des phoques, malgré les actions questionnantes de notre gouvernement provincial, malgré tout…
nous sommes parmi les privilégié(e)s des privilégié(e)s de ce grand vaisseau spécial…
enwèye à maison…
