silence du tonnerre

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//////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////// la vingtième

traduction : quand je suis silencieux, je sens le tonnerre caché en moi… – Rumi

quelle belle image non ? autant la photo que les mots de Rumi… et encore là, on n’a même pas le son du tonnerre pour aller avec les éclairs… mais en ce moment on dépasse le 3D, c’est live in action que ça se passe…

cette illustration – et son commentaire – représente pas mal mon état interne actuel… ce qui se passe en moi ces temps-ci…

si je ne résiste pas, divin… mais si je tente de résister et de rester petit, scary

full intensité la vie présentement en ce corps… la totalité et la force de vie qui se déploient en moi actuellement m’obligent à repousser mes limites personnelles, à grandir au-delà de ce que je connais… je me sens devenir un géant par en dedans… Hulk sort de ce corps… ou pas… car it seriously kicks my nice little ass

l’énergie immense qu’apporte le fait de rester branché sur cette intensité du tonnerre est succulente… aucune place pour le compromis, pour la petitesse, pour nulle autre chose que la vérité, la vérité crue et dure s’il le faut… et parfois, il faut ce qu’il faut…

mû par cette intensité, je ne me suis jamais senti aussi intègre, aussi droit en moi, aussi digne…

cela pourrait être épeurant de sentir toute cette énergie qui se déploie à-travers moi… mais ça ne l’est pas… au contraire… plutôt une énergie crystal clear, sharp,  pointue… tranchante… qui ciselle en moi toute forme d’ambivalence, qui coupe court tout ce qui dépasse, tout ce qui retrousse et ne va pas dans le sens du poil cosmique…

quelle bénédiction de recevoir et d’avoir accès à tant d’énergie… maintenant commencer à créer à partir de celle-ci, façonner la vie à ce niveau d’intensité…

mais je réalise aussi qu’être habité d’une telle énergie demande délicatesse et sensibilité car du gros courant ce jus-là… alors enfiler ses gants de velours dans ses mains de fer et transformer cette puissance qui ne m’appartient clairement pas… cette source de pouvoir qui me dépasse, me surclasse, me bypass… court-circuit du divin…

tonnerre peut-être, mais surtout éclair… pour éclairer toutes les zones d’ombre en soi… car lorsque cette lumière nous foudroie ainsi de l’intérieur, presque par surprise, en choc, elle soulève aussi l’ombre de nous-même, le part d’ombre en soi… alors bouger avec précaution et finesse, dans l’extrême précision de cette force… car peu de marge de manoeuvre…

alors plus aucune place pour le wishy-washy, pour l’à peu près, pour le peut-être, pour le zignage et le zigonnage… ne subsiste qu’un grand besoin de clarté, de droiture, de dignité… en moi et autour de moi… car la même chose anyway in & out…

plus aucune tolérance pour rien d’autre que la vérité, la pure, la dure, la claire et limpide… mais plus que tout la brillante… celle qui shine through comme un diamant fou…

car lorsqu’on touche à un tel silence du tonnerre en soi, on reconnait immédiatement le tonnerre divin qui gronde partout dans les cieux.. un bruit sourd, un grondement céleste, un ronronnement surpuissant… si Dieu existe, il ne parle pas, il gronde… comme le lion, il rugit au royaume des silencieux… un silence plein, un silence lourd de sens…

mais pour entendre et contenir un tel silence, il faut oser la solitude, faire confiance à l’amour de soi et l’amour tout court, et plonger en soi sans masque, ni tuba, ni bonbonne… oser se retrouver seul en soi et fermer les portes, les oreilles et la bouche pour écouter, et peut-être entendre… ce silence de l’au-delà, juste ici… tellement puissant que presque imperceptible tellement il assourdit…

car paradoxalement, ce silence gronde si fortement qu’il nous rend sourd à l’inutile, au superflu et à la frivolité… tout ce que l’on peut faire lorsqu’il nous tombe dessus est de nous laisser absorber par ce silence du tonnerre, s’y réfugier, s’y laisser brûler, se laisser gronder par la vie elle-même…

car cette force ne pardonne pas, et tout ce qui n’est pas vérité se dilapide en elle dans un grand vacarme silencieux…

le silence du tonnerre de la désillusion…

 

2 réflexions au sujet de « silence du tonnerre »

  1. Samano

    HUMMM L’ami….peu de gens sont capable d’un tel silence…et moi le premier.
    Par contre j’entends le rugissement de Dieu et c’est musique à mes oreilles.

    Répondre
  2. Prashanti.

    Wow !
    Right on ! Right in !
    En pleine face ton texte Ati .
    Force puissante qui jette par terre….et grande vulnérabilité à la fois ….
    Merci .

    Répondre

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