complète solitude

14022099_780692485367018_6313520598438312839_n.jpg

//////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui
//////////////////////////////////////////////////////// la cinquanteseptième

traduction : lorsque tu peux vivre sans l’autre, que tu peux vivre seul(e) avec joie, tu découvres le monde pour la première fois… avant tu ne faisais que rêver, dorénavant, tu découvriras la réalité… – Osho

depuis quelques mois, je vis une grande solitude… une grande solitude plaisante, complète et pleine de vie, et pleine de vide… un grand plein de rien qui, je le découvre lorsque je peux totalement relaxer dedans, contient l’essentiel et me porte en cette existence…

depuis que j’ai dû affronter cette solitude – car je ne l’ai pas tout  à fait choisie, ou l’ai-je choisie ? ou est-ce elle qui m’a choisi ? – donc depuis que je fais face à cette solitude et que je lui dis oui, je me rends compte que je peux facilement vivre sans la présence d’un ou d’une autre… quel soulagement… quelle liberté… quelle appréciation de ma simple présence dans le vide…

et quand un ou une autre se trouve avec moi, en ma présence, et moi en la sienne, je peux l’apprécier davantage, simplement parce que je peux vivre sans… car on ne peut réellement apprécier ce dont nous n’avons pas absolument besoin de

et l’idée consiste à éventuellement tout inclure dans cette not to need list… choses et/ou personnes…

mais tant qu’on ne vit pas l’absence de l’autre avec dégagement, et détachement, tant qu’on ne vit pas avec aisance sans cette absolue présence de l’autre, nous sommes dépendant(e)s de l’autre… ou du moins de sa présence, ou de l’idée de sa présence… ou de l’absence de son absence…

car toute dépendance entraîne inévitablement son lot de souffrance, ou du moins la peur d’une éventuelle souffrance due à la potentielle perte de l’objet/personne à la base de notre amour et/ou de notre attachement… pas si loin de la mort tout ça… ou de l’idée de la mort, du moins la perte…

très difficile pour quiconque se trouvant à vivre en couple de faire face à sa solitude…

de par sa seule présence dans notre vie et dans un quotidien partagé, l’autre nous évite de toucher à la totale solitude, la grande solitude… et peu de gens ne craignent pas de toucher à cette ultime solitude… la preuve ? la plupart d’entre nous vivons en couple, ou en famille, ou en communauté…

bien sûr, rien de mal à vivre en groupe…

sauf que la présence d’un(e) autre – ou des autres – nous empêche souvent de toucher au vide qui nous entoure, ce même vide qui se trouve aussi en nous…

la présence constante de l’autre dans notre vie représente un obstacle à une réalité flagrante qu’on ne ne veut pas toujours voir… nous sommes seul(e) as hell in this paradise

bien sûr, la présence d’un(e) être aimé(e) dans notre vie apporte assurance et réconfort, chaleur humaine et affection, et nous fait croire que nous ne sommes pas seul(e) en cette existence… et la plupart d’entre nous recherchons cet état de complétude qu’apporte initialement le fait de vivre à deux…

enfin ! trouvée mon âme soeur… enfin, complet maintenant !

pour le moment… car ce grand appel du vide émergera de nouveau éventuellement…

et si la présence d’un ou d’une autre dans notre vie apporte amour et possibilité de croissance inestimable, en même temps, cela constitue une entrave à la découverte complète de soi … car lorsqu’on vit à deux, notre regard porte nécessairement vers l’extérieur, on voit à l’horizontal… moi, et l’autre…

par respect pour l’autre et par reconnaissance des besoins de cet(te) autre qui partage notre vie,  on se doit de tenir compte de lui ou elle dans l’ensemble de nos décisions, les petites comme les grandes… mais inévitablement, cela brime notre liberté fondamentale…

et parfois on doit choisir entre liberté individuelle et amour de l’autre…

mais toute liberté est relative me direz-vous… mais qu’est-ce que l’amour ? vous répondrais-je…

je vous l’accorde, on pourrait discuter longuement de ce qu’est la liberté, et l’amour, et si les deux sont contradictoires et/ou complémentaires… mais détail un peu insignifiant car plutôt théorique…

on pourrait aussi se demander si la liberté complète existe réellement dans la mesure ou le simple fait d’être incarné(e) nous rend tributaire de tant de besoins et contraintes liées au corps et à sa protection et sa sécurité et la recherche de plaisir et bonheur…

plusieurs personnes font des compromis et sacrifient – une part de  – leur liberté fondamentale pour le maintien d’une relation… je pense notamment aux parents et cela est juste et bon… et j’honore la capacité de la majorité des gens de prendre leurs responsabilités parentales et de respecter leurs engagements à long terme… cela est digne et beau…

vivre les multiples défis et beautés d’une relation de couple est important et pratiquement inévitable dans un parcours humain normal… important d’ouvrir son coeur à un ou une autre et de de se montrer tel quel(le)… avec sa lumière et ses ombres…

mais vient un temps ou le seul moyen de dépasser la peur d’être seul(e) consiste à être seul(e)… que cela soit par choix, ou par obligation… et la vie est intelligente et saura bien nous indiquer ce moment…

alors si vous êtes en couple en ce moment, enjoy !

car cela est temporaire… que ça soit via la mort ou via une rupture, ce statut de couple est ce qui est pour le moment mais il ne doit pas vous faire oublier qu’éventuellement, la solitude devra être vécue afin de se retrouver soi-même… cette solitude qu’on retrouvera devant la mort…

bon mardi quand même ! 😉

14370125_10153783234857797_1014147105202503204_n.jpg

8 réflexions au sujet de « complète solitude »

  1. Ravi

    expérimenter la co-existence de ma liberté et de la relation avec mon amoureuse, quel beau défi personnel à ce stade ci de ma vie.
    revenir constamment à moi pour «jauger» ma liberté et mon amour pour elle.et mon besoin d’amour.
    Exister en Relation

    Répondre
  2. Katmanda

    Après 10 ans de célibat j’en suis rendu à voir certains couples (la plupart) comme des infirmes qui ont besoin de l’autre comme d’une canne pour se tenir debout….

    Répondre
  3. Brigitte Caron

    Vraiment intéressant comme réflexion ….personnellement également je chemine en célibat depuis plusieurs années et je m’habite complètement …à mon rythme…. je suis en mesure de grandir et aimer avec le coeur remplie de gratitude, en conscience et bienveillance envers mon prochain…..et moi-même. Le grand bonheur est de vibrer à son rythme en pleine conscience….peu importe si vous êtes en couple ou non ….mais de respecter cet espace sacré.

    Répondre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s