recyclâge et compostâge

14681811_10209576571267743_4519589329854329696_n

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// la QuatreVingHuitième

traduction : vous pouvez attacher de l’importance à votre naissance, votre vie ou votre mort, mais pour la terre Mère, cela n’est qu’un processus de recyclage… – Sadhguru

et vlan, quin toé mon ti tégo… prends ça dans ton dash…

nous qui nous prenons pour le nombril du monde, bonne dose d’humilité en ce matin full humidité automnale… rien d’autre qu’un objet recyclable this little body of ours… comme si toute la terre tournait autour de nous, et notre nombril… et pourtant…

car ultimement, ce corps que nous avons squatté pour quelques années, n’est qu’un véhicule pour que notre âme puisse encore apprendre ici et là quelques trucs de magie… car full magie la vie… full mystère aussi…  que nous prenons malencontreusement et erronément pour du cash… de l’eau dans l’gaz et du cash dans l’dash… 

en effet, n’en déplaise aux gros politiciens grossiers et autres puissants gros bonnets du monde entier, nous ne sommes que des serviteurs de l’amour, que des servants de merci beaucoup… nous sommes ici pour apprendre, aider, servir… on nait et meurt les mains vides… et vit parfois en en ayant plein les mains … et pourtant…

se mettre simplement au service du plus grand nombre et non pour se prendre pour le grand hombre… non, nous ne sommes pas le hombre du monde…

la terre mère, dans sa grande sagesse, se fout un peu de nous mes amis… elle nous reprendra comme elle nous a créé… elle redeviendra notre mère porteuse de nos cendres ou de nos os, c’est selon… les vers nous dégusterons ou les feux du crématoire nous réduiront à notre plus simple expression…

avec novembre et ses moustaches qui frappent à nos portes et aux bouches de certains messieurs, quelle belle occasion de faire la paix avec la mort…

avec cet automne qui se prend enfin comme tel, revient aussi le temps de se faire arbre, de se dégarnir, de se mettre à nu devant la vie… en toute conscience et lucidité… car autant l’humain peut accomplir de grandes choses, il et elle peut aussi entraver le chemin tout naturel de la vie qui passe tout simplement…

naissance, vie, mort…  et so what ?

suffit de vivre pendant ce tour de piste du grand cirque extra ordinaire, vivre pendant que ça passe… et profiter des éternels moments présents qui passent et repassent car rien à acquérir, rien à bâtir… qu’une vie à vivre du mieux qu’on peut, à notre humble mesure… que du bien et du beau à répandre autour de soi, que du bon à semer, que de la lumière à faire jaillir sur l’ombre…

naissance, vie, mort…  et pis après ?

qu’un processus naturel à vivre, qu’une série d’étapes à passer… pour apprendre et comprendre, pour prendre mais surtout donner… partager, répandre et surprendre… se surprendre soi-même et se laisser surprendre par la vie…

naissance, vie, mort…  et alors ?

faire vibrer la musique, créer la beauté, ou plutôt la laisser se révéler à-travers ce corps emprunté car que des instruments de dieu nous sommes, que des manifestations de vie nous sommes…

apprendre à laisser la vie couler en soi, devenir des courroies de transmission pour quelque chose de plus grand que soi…

et se souvenir que l’on peut bien attacher de l’importance à sa naissance, sa vie ou sa mort, mais pour la terre Mère, cela n’est qu’un processus de recyclage…

prétentieux comme nous sommes nous les zumains, nous nous pensions entrer dans un nouvel âge… mais pour la terre, nous ne sommes que recyclâge et compostâge…

recyclez-vous qu’ils disaient… dégagez-vous que nous dit la terre… avant que je ne vous avale…  car éventuellement, notre mère à tous et toutes finira par ne faire qu’une bouchée de nous-même… mais quel hors-d’oeuvre la vie entre temps… et plein la gueule nous la prenons…

finalement le bac ultime n’est pas universitaire 😉

___________________

… il y a cette immense liberté de l’animal, enfermé certes dans les limites de son espèce, mais vivant sans plus sa réalité d’être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d’exister

– Marguerite Yourcenar via Tatie MF, yo Tatie !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s