selfie existentiel

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//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// les chroniques du ptit qui : la QuatreVingtQuinzième

traduction : parmi les personnes que je connais, les plus heureuses s’évaluent et s’améliorent elles-mêmes… les moins heureuses ? elles évaluent et jugent  les autres

même évaluation… que la portée du regard qui change, à 180 degrés…

car lorsque le regard porte sur soi, ça permet l’ajustement quand ça accroche… lorsqu’il porte sur les autres, ça devient jugement…

et comme on dit, il n’y a personne d’autre que soi-même en ce monde, seul notre propre regard détermine le monde extérieur… c’est le gars et la fille des vues que nous sommes qu’il faut ajuster quand le film est plate ou ne fais pas de sens… pas le film le problème, le regard du spectateur/trice… ou le projecteur…

même si difficile de faire sens des abominables guerres, des injustices flagrantes et des aberrations actuelles, pas nécessairement pire que ça déjà été de toute façon… pas pire que ça a jamais été… que les formes qui changent… more of the same… mess… et autant de beauté simultanément… ça dépend où on porte notre regard et ce que l’on veut et peut y voir…

plus simple de tourner son regard vers soi si on veut changer le monde… car nous sommes le monde… à-travers nos yeux qu’on perçoit ce qui se passe out there… nous contenons tout ce qui vit, nous faisons partie de tout ce qui vit… nous appartenons à tout ce qui vit… nous sommes chacun, chacune, dépositaire de toute la vie qui va et vient… et y en qui va et vient…

nous sommes un point de jonction dans le grand tout, entre tout, de tout.. et de rien…

nous ne sommes qu’un poste d’observation du grand bal humain, cosmique et naturel… on peut s’identifier à ceci ou à cela… mais nous ne ne sommes ni ceci ni cela…et en même temps, nous sommes aussi et ceci et cela… et tout le reste… tout parti pris ou aucun parti pris, all the same… à nous de choisir…

quand notre regard sur soi et sur le reste de la vie s’assombrit, pas le poste de télé qu’il faut ajuster, c’est le regard… car tout est dans le regard… notre regard… ce regard qui change selon nos perceptions, nos pensées, nos émotions, nos convictions, nos croyances…

nous sommes ce qui regarde et ce qui fluctue au gré du vent, au gré du temps… garder, re garder… alors le regard juste est peut-être celui qui ne garde pas, celui qui ne garde rien en souvenir… ce regard actuel qui demeure toujours frais, juste, innocent… le regard qui voit toujours pour la première fois… on garde, et on re garde, et re garde, et re garde…

toujours re garder ce qui est, pour ne jamais garder d’idée fixe et arrêtée de ce qui était… ne pas garder le monde fixe en soi mais le re garder, le garder de nouveau pour ce qu’il est et non ce qu’il a déjà été ou ce qu’il était… ou le souvenir qu’on en a gardé…

car autant le monde n’est jamais le même, autant nous ne sommes jamais la même personne non plus… tout roule et passe…

alors ne gardons rien, re gardons toujours avec fraîcheur, avec nouveauté, avec innocence… sans juger, sans prendre pour acquis, sans référer à ce que l’on savait intellectuellement  pour définir ce qui est maintenant…

car ce qui est maintenant n’a jamais été auparavant, toujours neuf le monde, toujours vivant… jamais les souvenirs de ce qui a été ne pourront définir le monde tel qu’il est maintenant… et jamais auparavant nous n’avons été qui nous sommes maintenant… et d’ailleurs que sommes -nous au juste ?

alors prenons-nous en photo si on veut, mais pas pour se montrer aux autres car dès que la photo est prise, on n’est plus cela… de toute façon, qu’à soi qu’on a des comptes à rendre… et de toute façon, les autres ne voient ce qu’ils voient d’eux-mêmes car on ne voit que soi-même, on ne perçoit que ce qui couvre et recouvre notre regard…

le bonheur est toujours frais… le bonheur ne peut se trouver dans le passé… le bonheur est toujours maintenant, à la bonne heure… le bonheur est éphémère, mais toujours se recrée… cours de récréation… le bonheur qui passe sans cesse… le bonheur court vite par en avant… alors comme disait le chauffeur d’autobus, avancer par en arrière…

et en même temps qu’on se doit se regarder soi-même, on ne doit pas se prendre comme le nombril du monde…

tenez, si vous avez besoin d’une autre perspective de vous-même…

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