de ce monde…

65387_542343529112419_1976931558_n.jpgles dernières chroniques – 31/3/17

traduction : nous ne venons en ce monde, nous venons de ce monde, telles les feuilles d’un arbre… – Alan Watts

salut troupes…

alors me voici de retour «au sud», comme disent les gens qui vivent loin… soit au nord, soit à l’ouest ou à l’est… soit ailleurs… sauf au sud… car on ne peut être au sud du sud, ou le peut-on ?

dans ce cas-ci, pour moi, c’était le nord-est… là plus précisément…

Baie-Johan-Beetz_mod

très particulier la Côte-Nord en hiver… le fleuve-devenu-mer glacial mais non glacé d’un côté, la presque toundra de l’autre… avec de l’immensité à perte de vue de tous les côtés… et des km et des km de route… et j’y retourne dans deux semaines chercher ma belle et petite Lilia…

pour ce qui est du village de Baie-Johan-Beetz (BJB) où j’étais, tout le monde vit tout près les uns des autres… éloignement oblige… l’éloignement rapproche les gens… presque paradoxal… on vit au bout du monde, mais collé(e)s les un(e)s sur les autres alors qu’en ville, on vit les uns sur les autres ou si près  et on ne connait à peu près personne… en même temps, tout à fait compréhensible non quand on est si loins de vivre si près ? on a besoin les un(e)s des autres… belle solidarité à BJB…

et même si collés-collées, quand même facile de prendre son espace sur la côte car la principale ressource naturelle…

drôle aussi d’être un étranger dans un village de – officiellement – 80 personnes… mais me semble que ça doit être un faible 80 en hiver à BJB… car en été ça passe beaucoup par ici sur la côte, les gens se rendant en nombre important – probablement important même si je l’ignore – pour aller voir les baleines, la mer et le pays de Gilles Vigneault… mais l’hiver, l’hiver mes ami(e)s…

drôle aussi car on a regardé le film la Grande Séduction lors de mon passage ma belle et moi… vous savez celui ou ils jouent au cricket et tentent de garder le médecin pour avoir l’usine ? petit bijou de film…  j’avais déjà vu mais encore plus réaliste vu de là-bas…

en passant parait que c’est là qu’ils auraient aimé tourner le film mais comme la route passe dans le village, ils ont préféré aller là où elle n’est pas encore arrivée, et où elle n’arrivera peut-être jamais… juste un peu plus loin, entre Natashquan et Blanc Sablon, où encore aujourd’hui seule le bateau se rend…

mais pour revenir au sud et à la citation ci-haut, ces quelques mots m’ont particulièrement parlé ce matin car depuis toujours, ainsi que je me sens justement… davantage issu de ce monde et non précipité ou plongé dedans depuis la naissance… en fait, je nous sens tous et toutes – tous les êtres vivants – issu(e)s de la terre, de la vie, non séparé(e)… comme des pousses… et souhaite que le monde puisse éventuellement arriver à se sentir ainsi car cela serait la solution à tous les problèmes créés par l’homme….

j’utilise habituellement l’expression personne ou être humain et jamais Homme avec un H MAJUSCULE pour désigner les humains en général car dans le fond, pourquoi perpétuer la masculinisation de tous les humains quand on parle d’eux comme un ensemble que la moitié sont des femmes ?

tanné le chroniqueur de nous déterminer, nous les humains en général, par un seul des deux genres… mais en terme de problèmes, ce terme s’applique bien il me semble… car proportionnellement, me semble que ce sont nous les boys qui fuckons majoritairement les affaires ici bas sur terre… mais autre débat que celui-ci…

donc issu(e)s de ce monde et non pitché(e)s ou garroché(e)s dedans… les fleurs et les fruits et non les jardiniers ou jardinières de la terre… si on pouvait intégrer cette qualité d’humilité qui manque tant aux hommes et femmes pourtant de bonne volonté pour la plupart… se prendre comme les fruits de la terre… si seulement…

on prendrait alors davantage soin de la terre…

on s’occuperait mieux les uns et unes des autres…

on arrêterait de vouloir faire des profits à tout prix par peur de mourir en abusant la terre mère, car par la mort on ne fera que retourner à la maison anyway… en fait, on arrêterait d’avoir peur de mourir car on saurait qu’on ne fait revenir à la maison…

on ne construirait plus des murs mais plutôt des terrasses pour faire d’immenses party cosmopolites… et le bar serait ouvert bien sûr…

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car personne ne vit hors des murs de cet endroit sacré…

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on prendrait le temps de connecter davantage avec la source de laquelle nous venons… plutôt que de tenter de la conquérir…

on se sentirait porté(e)s par la terre, notre mère… plutôt que d’en avoir peur…

fils et filles de la terre, nous sommes tous et toutes… même si cela peut sonner quétaine à certaines paires d’oreilles, mais c’est ça qui est ça…

les dirigeants de Bombardier reverseraient leurs plantureux salaire à des oeuvres de charité…

et le milliard de dollars que les gens d’affaires de Montréal sont prêts à engloutir dans un sport aussi plat qu’une crêpe et shoppe à millionaires seraient plutôt investis dans des projets humanitaires, notamment pour nourrir tous les enfants des environs et soutenir les familles monoparentales…

mais là je m’égare alors allez hop second cup… of coffee..

bon retour à à vous, et à ces chroniques…

2 réflexions au sujet de « de ce monde… »

  1. Prashanti

    Bon quelque chose d’agréable à lire .
    Comme l’impression aussi de revenir à la maison même si je suis encore loin .
    Merci de nous revenir .

    Répondre

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