les dernières chroniques – 3/4/17
traduction : ceux et celles qui savent ne parlent pas… ceux et celles qui parlent ne savent pas… – Lao Tzu
donc, ceux et celles qui écrivent savent-ils ou elles ?
telle est la question…
en tous cas, une question parmi d’autres…
ça fait 5 ans que j’écris, quasi quotidiennement… 1400 chroniques… imaginez alors combien je ne sais pas… car si on se fie à la citation ci-haut, tous ces mots dits, tous ces maudits mots dits et écrits ne font que révéler mon immense ignorance…
et on dirait que plus j’écris, moins je sais… et moins je sais, plus j’écris…
et moins on sait, plus on crie… car parait que la vérité se tait, ou au moins ne fait que se chuchoter… alors je tape ces mots doux tout doucement,.. tap tap tap de velours, tout en feutre… délicats mots…
laissez-moi vous raconter une histoire…
il y a de cela longtemps, un maître avait un disciple, un érudit, très à l’aise avec les mots… un jour le disciple vint voir le maître et lui remit un grand traité de plusieurs milliers de pages sur la vérité… le maître feuilleta le document sans vraiment tout lire et ordonna au disciple d’alléger son lourd texte…
quelques années plus tard, ce dernier revint avec un texte de plus de 2000 pages… le maître se retira pour lire le tout, puis revint au bout de quelques jours et dit au disciple : hum très très bien, mais encore trop long… retourne et réduit ta réflexion, synthétise ta pensée…
quelques années plus tard, le disciple revint et de nouveau, le maître prit le temps de lire les réflexions du disciple qui s’étalèrent sur quelques centaines de pages et encore une fois, il renvoya le disciple à sa table de travail pour qu’il réduise encore une fois les fruits de sa réflexion…
de nouveau, quelques années plus tard, le disciple revint avec un texte de quelques pages… encore une fois, le maître lut le texte et exprima une certaine satisfaction, mais, de nouveau, il renvoya le disciple pour qu’il synthétise encore davantage, affirmant qu’il y était presque…
deux ans plus tard, il revint avec une seule feuille, sur laquelle était écrit un seul mot : rien…
le maître montra sa satisfaction et confirma au disciple que là résidait l’essentiel de la vie…
alors…
rien…

Tout léger ce rien !
Rien
Je ne sais pas exactement comment je suis tombé sur ce texte mais il est vraiment pas mal, bien rythmé toussa toussa 🙂
pur hasard ou totale destinée,,, ou in between…
Ou alors parce que j’ai ouvert mon blog ou j’écris des chroniques et des poèmes y’a quelques jours 🤔 J’espère que je serai aussi productive que toi ^^
je te souhaite que peu importe la quantité, tu auras du plaisir en masse