distorson

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les dernières chroniques – 18/12/17

entre

ce que je pense – ou ce qui se pense en moi –

ce que je pense dire – et à qui je le dis –

ce que je finis pas dire – pour dire ce que je veux dire ou ne pas dire –

et ce que les autres comprennent – et on ne parle pas de ce qu’ils/elles veulent ou peuvent comprendre puis interpréter –

il y a un monde, une mer de mondes…

car on ne se comprend pas…

ni soi-même, ni, l’un(e), ni l’autre, ni l’un(e) ni l’autre…

la citation ci-haut est la version soft, la hard de Bernard Werber ci-bas :

Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même…

ici ou change le dire pour écrire et le entendre pour lire…

tant qu’au comprendre, on peut laisser faire si vous voulez bien… car anyway…

suite à ces multiples jeux de mots autour des mots, la question qui monte tout naturellement en moi est :  pourquoi j’écris ? ou pour qui ?

premièrement pas certain s’il y a un qui qui écrit en moi, car ça écrit un peu tout seul, ça s’écrit un peu tout seul, ça crie les mots, ça veut écrire, ça pousse pour sortir ces ptits mots dits…

ça écrit autour de, ça écrit sur, ça écrit de… ça parle, ça jase, ça discours…

à chaque matin dans la basse-cour, je prends une image ou une citation puis mon ptit coq des mots voit ce qui veut sortir, ce qui sort et ce qui sortira… ou pas…

et si ça sort, pas trop de censure… qu’une toute ptite gêne que je me garde car quand même pas un journal intime ce blogue… quoi que… peut-être suis-je seul ?

pas vraiment pour communiquer que j’écris dans le fond, quoi que j’aime bien savoir ou penser savoir que quelques-un(e)s lisent, du moins que certain(e)s lisent… et sont touché(e)s, et aiment, et comprennent… ou pas car pas entre mes mains ça, entre vos deux yeux et ce qui se situent derrière…

alors pourquoi écrire ?

en tous cas, je ne sais pas avec certitude pourquoi ou pour qui j’écris, à part pour moi-même principalement, mais je sais quand j’écris..  j’aime écrire au ptit matin… comme un ptit coq qui crie ses mots au lever du soleil… pout pour pout St-Hubert BBQ…

mais j’imagine que j’écris aussi pour me relier, pour me soulager, pour jouer, avec les mots ou avec moi-même… en fait je me joues de moi…

j’écris pour m’aérer le cerebellum, pour faire de la place dans ma ptit tête pleine et un peu fofolle, pour épuiser mon stock de mots dans ce grand jeu de scrabble… qui écris gagne… mais quoi donc ?

j’écris par plaisir, pour le plaisir et pas tant pour me faire comprendre car on sait qu’il y a du stock qui bloque le chemin right Berny ? mais on essaie quand même…

peut-être que j’écris tout simplement parce que ce sont les mots qui le veulent, eux les maîtres et moi, soit l’esclave, l’élève ou le disciple ? car face au maître tout cela est possible… mais face à la maîtresse alors ? ah ces ptit mots dits…

ils se foutent de ma gueule ces mots, ils rient et se moquent de moi… en fait ce sont eux qui m’écrivent… quand moi je pense que je les choisis, au fond ce sont eux qui décident qui sortira le premier et à la queue leu leu… ils se brodent à-travers moi…

en vacances, certain(e)s mettent les mots de côté, chez moi ils veulent prendre toute la place… ils se bousculent au portillon…

car qu’on le veuille ou pas, les mots sont encore très présents en cette vie, qu’ils soient croisés, cachés ou voilés…

les mots formattent la vie, les mots cachent le silence… mais si vous avez vu le vidéo posté dans ma chronique d’hier, vous savez que les mots sont petits en cette vaste existence…

peut-être faut-il épuiser les mots pour que le silence total se révèle enfin ? allez savoir…

mais tout de même, peu importe leur utilité, ces mots nous relient en ce moment même… vous et moi…

alors merci chers mots… et merci à vous de permettre cette rencontre…

vous comprenez ? pas grave… j’écris aigu…

___
There are many degrees to being present.
Just because my eyes are open doesn’t mean I’m awake.
It’s possible to look right at someone and still not truly see them

– Erik Hansen

Une réflexion au sujet de « distorson »

  1. Prashanti

    Peut importe la raison , tes mots me font du bien….
    Belle citation sur la présence .
    Présence qui est de plus en plus …sans nécessairement quelqu’un à mes cotés.
    De plus en plus bonne et libre…………………..

    Répondre

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