ma foi de la bonne Dieue

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les dernières chroniques – 5/8/18

traduction : arrangez-vous pas pour que j’aie à descendre en bas… – Dieu

Dieu est partout ou Dieu pas du tout… en haut, en bas, partout… ou nulle part…

Dieu dans les cieux comme sur la terre…

Dieu ici-bas, sur la terre des hommes et des femmes…

ah ! certains de ces Chrétiens…

qui voient – leur image de – Dieu comme séparée d’eux, don’t make me come down there

ici bas, nous, là-haut, lui… mais pourquoi pas Dieu ici-bas dans le coeur des hommes et des femmes ce Dieu qu’on dit tout-puissant anyway ? pourquoi pas sur la terre comme au ciel ? pourquoi un Dieu séparé du tout… Dieu partout ou pas du tout…

encore cette image de Dieu le père punitif, sévère, menaçant… attend que ton père arrive à’maison… non, papa a pas toujours raison… has been, really…

quelle drôle d’idée de ne pas s’arranger pour qu’il descende ici avec bienveillance et intention de soutien…

car si tu existes, on t’invite à descendre des tes grands cheveux ma foi du bon Dieu…

et en vérité en vérité on te le dit, si tu existes bel et bien, on a besoin de toi ici bas… right now… viens t’occuper de tes ouailles car de bien drôles de moineaux sont au volant de notre humanité en ce moment…

viens squatter le coeur des hommes et des femmes de bonne volonté, mais aussi et surtout ceux et celles de mauvaise… prend leur coeur en otage… donne-leur le goût de faire le bien… le bon… le beau… donne-nous le goût de prendre soin les uns et unes des autres… donne-nous le goût de redevenir plus humaine et humaine… ré-humanise-nous ma foi du bon dieu…

en fait, inspire-nous tous et toutes pour qu’on fasse ici bas sur terre comme on imagine que c’est aux cieux, up there, dans ton chalet… à Dreamland, à Godland… dans notre fantasme de ce que chacun et chacune on imagine être une force bienveillante, une force protectrice…

on a besoin d’une intervention divine, d’un ptit boost en provenance de l’astral car pas certain qu’on va y arriver par nous-mêmes à voir l’état des choses en ce moment… il se brasse de drôles d’affaires ici-bas…

qu’on t’appelle la vie, l’existence, le créateur – ou la créatrice for that matter – ou qu’on ne t’appelle pas du tout, inspire-nous…

qu’on te nie ou qu’on te prie, qu’on croit en toi ou pas du tout, on te demande de nous éclairer, de nous inspirer, de nous rallumer la flame…

ça peut sonner passé date et rétrograde de demander de l’aide à Dieu, de demander à une force supérieure de nous guider et de nous inspirer ic-bas sur la terre des hommes et des femmes, de prier pour demander conseil, mais peu importe notre relation avec le bonhomme d’en haut – ou la bonne femme for the same matter – on dirait qu’on a sérieusement besoin d’aide…

mais on a pas besoin d’un Dieu menaçant et grognon, ni un Dieu revanchard et punissant… au contraire on veut un Dieu bon, un bon père de famille, un Dieu beau-papa…

mais si vous voulez mon avis, si Dieu existe, je suis pas mal certain qu’il est une femme, une mère… une mère veilleuse sur nous tous et toutes… une mère éveillant la conscience en soi, une mère réveillante, une mère inspirante, une mère à voir et à boire, pas une mère à croire… une mère au ciel et sur terre en passant par nos coeurs, une mère qui fait le lien entre ciel et terre, entre coeur et tête…
___

ici bas, un texte de Stéphane Laporte dans LaPresse du 4 août… touchant straight au coeur justement… amour divin que celui d’une mère, l’amour qu’un fils ou une fille peut porter à sa mère…

viva Dieue !

Ma mère est couchée dans sa chambre toute rose. Cette chambre où j’allais me réfugier quand j’avais peur la nuit. Quand j’avais fait un mauvais rêve et que je n’arrivais pas à m’en sortir. Elle me prenait dans ses bras, me chuchotait à l’oreille, pour ne pas réveiller mon père : « Tout va bien aller, Stéphane… » Et tout allait bien, parce qu’elle était là.

Ma mère est couchée dans son bon vieux lit. Ce lit dans lequel j’allais faire des siestes, l’après-midi. Durant ces années avant l’école, où toutes mes journées tournaient autour de maman. On se collait, l’un sur l’autre. Elle me lisait des contes de fées. Et durant cette heure-là, j’avais l’impression d’en vivre un, parce que j’étais avec elle. Et qu’elle était la plus belle.

Ma mère est couchée, les yeux ouverts. Ses yeux qui m’ont toujours regardé avec amour. Qui ont toujours cru en moi. Et même si plein d’autres yeux me regardent froidement, me regardent avec dédain, parce que je ne suis pas comme eux, parce que je suis différent, ça ne m’arrête pas. Ça ne me brise pas. Parce que c’est ceux de maman qui comptent pour moi. C’est elle qui sait qui je suis. Ce dont je suis capable. C’est elle qui m’a fait. Avec amour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Cette main que j’ai tenue pour aller à l’école. Pour traverser la rue. Pour monter les escaliers. Pour aller dans la mer. Pour aller partout où je voulais aller. Un jour, je l’ai lâchée. Pour devenir un homme.

Et toutes les autres mains qui viennent se blottir dans la mienne, pour m’aimer ou pour m’aider, c’est à cause de la sienne, si je sais les serrer. Si je sais les aimer, si je sais les aider, en retour.

Ma mère est couchée, je lui tiens la main. Et dans cette main, il y a un chapelet. Un chapelet qu’elle serre toutes les nuits. Comme on tient une corde pour gravir une montagne. Pour se rendre au ciel. Ma mère a la foi. Pas la foi des commandements, pas la foi rigide, pas la foi extrême. Non. Une foi toute pure. Tranquille. Gentille. Profonde. Elle ne cherche jamais à l’imposer. C’est pas une foi pour nuire aux autres. C’est une foi pour les protéger.

Toutes ses prières, tous ses psaumes, toutes ses messes, toutes ses croix au mur, tous ses petits anges, tous ses chapelets, ça se résume en une phrase, en une croyance qui guide son être : il faut être bon pour être bien. Ma mère est bonne et bien. Tant mieux, si c’est grâce à Dieu.

Ma mère est couchée dans sa chambre rose. Là où j’allais pour avoir moins peur. Aujourd’hui, j’y suis encore pour ça. J’ai peur. Comme je n’ai jamais eu peur. Le mauvais rêve est devenu réalité. Ma mère est en train de mourir. Couchée dans son bon vieux lit, là où elle me lisait des contes de fées. Ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps. La fin des temps est arrivée.

Elle a les yeux ouverts. Ses yeux si pétillants, dans lesquels elle a mis tout ce qu’elle aime : sa famille, ses amis, sa maison, ses fleurs, ses livres, ses peintures, ses voyages. Ses yeux qui rendent joyeux tous ceux qu’elle croise. Parce que trop ronds. Parce que trop bons. Ses yeux ne sont plus comme avant. Il y a une fissure dedans. De laquelle s’échappe son âme. Doucement. Inexorablement. Comme les grains d’un sablier. Ses yeux se vident lentement.

Je lui tiens toujours la main. Elle ne me la tient plus. Pour la première fois. Elle ne respire plus. Elle est morte.

Ma mère est morte.

Et durant un instant, je me demande si je suis vivant.

Un morceau de moi est parti avec elle, sûrement.

Est-ce sa chambre rose, son bon vieux lit, ses yeux encore ouverts, sa main encore dans la mienne, son chapelet, mais j’ai l’impression que c’est elle qui me console. La première. Qu’elle me chuchote : « Tout va bien aller, Stéphane… »

Ma mère est morte, mais ce n’est pas ça qui va l’empêcher de m’aimer encore.

C’est ça, l’amour d’une mère. De ma mère.

Je t’aime, Maman.

3 réflexions au sujet de « ma foi de la bonne Dieue »

  1. Samano

    Bénis des Dieux celui qui est aimé comme ça !
    Des dieux, des déesses, des anges….
    Ce qui nous mets vraiment au monde c’est un regard d’amour inconditionnel !

    Répondre

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