l’âme dans les étoiles

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les dernières chroniques – 3/10/18

traduction : téléscopes rétrospectifs… et un jour les humains regarderont vers les étoiles pour s’apercevoir que tout l’amour, toute la haine, tous les rêves déçus qui furent projetés dans la nuit, chaque souhait de retrouver un amour perdu, chaque espoir pour sauver un enfant perdu, chaque soupir de retrouver une étoile déchue… nous réaliserons un jour que tout ce temps, les étoiles nous regardaient de là-haut en nous souhaitant le meilleur
– Michael Xavier

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et pour approfondir la réflexion en cette période questionnante sur cette terre, un bref extrait du discours d’Alexandre Soljénitsyne prononcé à l’Université de Harvard, le 8 juin 1978. – via Cindy Daoust

Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327° anniversaire de la fondation cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est « Veritas ». La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité; je vous l’apporte en ami, non en adversaire.

Il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.
Elle a fait de l’homme la mesure de toute chose sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois refrénait nos passions et notre irresponsabilité.

Nous avions placé trop d’espoir dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule au pied, à l’Ouest c’est la foire du Commerce. Ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuses dépenses des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne le chemin d’une évaluation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous y étions entrés.

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui serve à mesurer l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde. Quand bien même il nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société.

Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ?

N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ?

Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ?

A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ?

Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance.

Cela va requérir de nous un embrassement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique.

Nous n’avons pas d’autre choix, que de monter toujours plus haut…

2 réflexions au sujet de « l’âme dans les étoiles »

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