Merci madame Joni

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••• les zultimes chroniques – 16/4/19

ce matin, au lieu des miens, les mots d’une grande sage… et musicienne exceptionnelle en plus… car parfois, on a besoin des mots de nos elders pour nous aider, nous enseigner… humilité requiert…

«Je ne sais pas si j’ai appris quelque chose jusqu’à maintenant ! J’ai appris à avoir un foyer heureux, mais je me considère chanceuse à cet égard, car j’aurais pu me laisser aller. Tout le monde a un côté superficiel et un côté profond, mais cette culture accorde peu de valeur à la profondeur – nous n’avons pas de chamans, ni de devins, et la profondeur n’est ni encouragée ni comprise.

Entourés par cette société peu profonde et brillante, nous développons également un côté peu profond et nous devenons attiré(e)s par le duvet. Cela se reflète dans le fait que cette culture crée une dépendance à la romance basée sur l’insécurité – l’incertitude de savoir si vous êtes vraiment uni(e) à l’objet de votre obsession est la précipitation à laquelle les gens sont accrochés. J’ai tellement vu ce schéma chez moi et mes amis et certaines personnes ne sortent jamais de cette ligne.

Mais en plus de développer mon côté superficiel, j’ai toujours nourri un désir plus profond, alors même quand je tombais dans le piège de cet autre type d’amour, j’étais à la hauteur de ce que je faisais. J’ai récemment lu un article dans le magazine Esquire intitulé «The End of Sex» qui disait quelque chose qui me semble très vrai :

Si vous voulez une répétition sans fin, voyez beaucoup de gens différents. Si vous voulez une variété infinie, restez avec un.» Ce qui arrive quand vous sortez, c’est que vous exécutez tous vos meilleurs mouvements et que vous racontez toutes vos meilleures histoires – et d’une certaine manière, cette routine est une méthode pour tomber amoureux encore et encore de vous-même.

Vous ne pouvez pas faire cela avec un partenaire de longue date car il connaît tout ce vieux matériel. Avec une longue relation, les choses meurent puis sont ranimées et ce processus de renaissance partagé approfondit l’amour. C’est un travail difficile, cependant, et beaucoup de gens courent au premier signe de difficulté. Tu es avec cette personne, et tout à coup tu ressembles à un(e) abruti(e) ou il/elle ressemble à un(e) abruti(e) pour toi – c’est désagréable, mais si tu peux la traverser, tu t’approches et tu apprends une façon d’aimer différente de la version névrotique de l’amour qu’on nous sert dans les films. Celui-ci est plus chaud et offre plus de rembourrage. « 

______________
texte original

I don’t know if I’ve learned anything yet! I did learn how to have a happy home, but I consider myself fortunate in that regard because I could’ve rolled right by it. Everybody has a superficial side and a deep side, but this culture doesn’t place much value on depth — we don’t have shamans or soothsayers, and depth isn’t encouraged or understood. Surrounded by this shallow, glossy society we develop a shallow side, too, and we become attracted to fluff. That’s reflected in the fact that this culture sets up an addiction to romance based on insecurity — the uncertainty of whether or not you’re truly united with the object of your obsession is the rush people get hooked on. I’ve seen this pattern so much in myself and my friends and some people never get off that line.

But along with developing my superficial side, I always nurtured a deeper longing, so even when I was falling into the trap of that other kind of love, I was hip to what I was doing. I recently read an article in Esquire magazine called ‘The End of Sex,’ that said something that struck me as very true. It said: “If you want endless repetition, see a lot of different people. If you want infinite variety, stay with one.” What happens when you date is you run all your best moves and tell all your best stories — and in a way, that routine is a method for falling in love with yourself over and over.

You can’t do that with a longtime mate because he knows all that old material. With a long relationship, things die then are rekindled, and that shared process of rebirth deepens the love. It’s hard work, though, and a lot of people run at the first sign of trouble. You’re with this person, and suddenly you look like an asshole to them or they look like an asshole to you — it’s unpleasant, but if you can get through it you get closer and you learn a way of loving that’s different from the neurotic love enshrined in movies. It’s warmer and has more padding to it.”

  • Joni Mitchell

3 réflexions au sujet de « Merci madame Joni »

  1. Paripurna

    Je découvre au fils des ans, ce qu’est vraiment l’amour et non l’amour comme dans les films. Pas tjrs facile et beaucoup de défis riches en apprentissage. Il est un beau mirroir pour moi. Lui qui ressemble à mon père dans plusieurs aspects de sa personnalité, ce dont je ne me doutais pas du tout au début de notre relation en 1988. Ce qui est extraordinaire dans cette relation, c’est toute la guérison qui se fait de mon côté et de son côté pour le mieux. Je l’apprécie de plus en plus et je remercie la vie de l’avoir mis sur mon chemin et sur le chemin de mes enfants qui l’aime beaucoup. Un des grands secrets, c’est la communication….Rien de magique, on s’investit du mieux qu’on peux et un jour à la fois.
    Namasté

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  2. Samano

    MERCI monsieur ATI pour nous offrir ces mots si justes, si lucides :  »cette société crée une dépendance à la romance …  »

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