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mal à ma mère, mal à ta terre

10616654_833022833404874_6461817721349783956_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre sixti /// 1-9

traduction: les arbres sont nos poumons, les rivières notre système circulatoire, l’air notre souffle et la terre notre corps… – Deepak Chopra

vérité fondamentale que celle-ci, projection de soi dans et sur la terre, notre mère, notre vaisseau, notre habitacle et habitat de moins en moins naturel… notre mère et nous-même…

quand on vit en nature, le contact avec la terre et les cycles des saisons est plus facile, plus évident, plus simple… en ville, plus dur, trop concrete…

vivant en nature, rien qu’à voir on voit bien, rien qu’à voir on observe et constate, et rien qu’à observer, on voit que la vie qui passe à l’extérieur de soi c’est la même vie qui passe en soi et qui nous dépasse… on voit que si les cycles passent hors de soi, ils passent également en soi… et nous dépassent…

la vie passe, la vie continue, la vie avance, et simultanément, la vie fait du sur place… les formes changent mais le fond demeure… les événements se modifient, mais l’observateur/trice persiste… et signe, et dignes fils et fille de la terre qui saigne, nous sommes en train de tuer notre matrice, notre moûman, notre base maternelle et nourricière…

en ce moment, la santé de notre mère est fragile, précaire, menacée… nous avons perdu le contact, avec ses éléments fondamentaux, avec nos principaux nutrients, avec notre habitat, avec notre corps le plus grand… grand corps malade…

les cours d’eau sont malades, transportant une multitude d’agents toxiques, les rejetant dans les flots des mers étouffant dans le plastique et autres détritus…

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quand il en reste encore, les poissons agonisent pas si lentement et inévitablement… quand il en reste encore, on peut toujours les manger, mais en quantité limitée car trop plein de toxiques… tellement bons pour la santé les poissons aujourd’hui qu’il faut les manger avec modération sinon on risque de mourir de santé…

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et que dire du traitement que certains réservent aux baleines ? barberement humain… désolant spectacle de boucherie marine… haut le coeur dans la gorge… quoi que dès que l’on consomme de la viande commerciale, on participe aussi à une certaine forme de boucherie commerciale…

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10653463_10152611271540932_2262205710472815031_nde causes naturelles ou par la faute de l’homme, les forêts et la terre brûlent un peu partout sur la planète, comme les poumons des fumeurs qui s’encrassent de nicotine, de goudron de cadmium et autres produits cancérigènes et qui peinent à trouver leur air… allo 911, puff puff, tough tough, j’étouffe…

forestfires_homehr2_enla terre s’assèche, se désèche, s’arridifie, atteignant des proportions alarmantes en plusieurs régions du monde… notre mère perd ses eaux, et ce n’est pas pour donner naissance… pendant que les dirigeants de Nestlé veulent privatiser l’accès à ce qui reste d’eau potable et que ls golfeurs swingnent avec allégresse dans le désert…

California Droughtet que dire de l’exploitation des sables bitumineux qui laisse des traces débiles et indélébiles sur le corps de notre propre mère ? esprit de l’ouest, vient à notre secours… comme si on lui creusait dans le ventre à môman pour mieux la tuer pendant que nous on s’étouffe avec ses bouffées grisâtres… Harper en Nobel de la paix ? get real !

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et ici, on s’apprête à menacer la survie même des baleines du St-Laurent et de leur lieu de reproduction pour exporter ce fuel sale et grossier partout dans le monde… c’est pour notre santé économique, tente-t-on de nous passer à-travers la gorge… mais ça reste prix…

non définitivement, notre relation avec notre mère est dysfonctionnelle et malade… il nous faudra bien réaliser – plus tôt que tard car il est minuit tapant et ça sent la citrouillle – que la terre est notre corps, que la terre est nous… et indispensable pour le bien du plus grand nombre, pour chacune et chacun de nous… ses ptits enfants encore bien immatures..

môman môman, tes enfants sont en train de te faire passer un bien mauvais moment… t’es triste hein môman ?

pour terminer, cette citation de Pema Chodron sur notre relation à la terre et à l’observance de ses cycles naturels… de circonstance…

nous pourrions apprendre à arrêter entre le moment où le soleil se couche et qu’il se lève…

nous pourrions apprendre à écouter le vent, nous pourrions apprendre à observer quand il pleut ou qu’il neige, quand il grèle ou quand c’est calme…

nous pourrions reprendre contact avec le fait que nous sommes nous-mêmes les conditions climatiques extérieures, qu’elles constituent notre être et reconnaître et accepter lorsque la tristesse prévaut… car plus c’est triste, plus c’est vaste et plus le coeur peut ouvrir…

il faut arrêter de penser que c’est bien quand tout est calme et paisible et que c’est mal quand c’est difficile et sombre…

si nous pouvons tout porter en notre coeur, alors nous pourrons faire une tasse de thé de façon adéquate…

ça c’est ma tasse de thé…

attendre patiemment le présent

10514549_838697122830078_2624501098510430575_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti naïllene /// 29-8

cette citation m’interpelle… vous aussi ?

d’un côté, aux premiers abords, cette citation peut sonner plate, comme une démission, comme une renonciation face à la vie, comme un abandon de l’ambition… qui implique de faire son temps, que ne faire que son temps…

mais de l’autre, il y a quelque chose de profondément reposant dans ces quelques mots de Paolo Coelho, quelque chose de zen… de reposant, posé et déposé…

personnellement depuis quelques années, je n’attends plus grand chose de la vie, du moins de moins en moins… pas que j’aie renoncé à la vie, pas du tout… au contraire même… full vivant le chroniqueur… plus que jamais les deux pieds dans l’ici, les deux mains dans le maintenant…

je n’ai que renoncé aux attentes irréalistes, aux juteuses promesses d’un ailleurs meilleur issues de nos histoires d’enfance, d’une apothéose grandiose, plus rose que rose…

comme vous probablement, en vieillissant je me satisfais de mieux en mieux du vide, du rien environnant, du lent temps qui passe et qui ne laisse pas de trace en moi, devant moi et partout autour de moi… que la vie qui nous passe dedans… mais le temps lui ne passe pas vraiment quand on abandonne montre et horloge, quand on ne s’en va plus nulle part… n’aller qu’ici… right here right now…

plus absolument besoin de défis les plus excitants les uns que les autres le chroniqueur, qu’ils soient grands ou petits défis… non ! très à l’aise avec l’ordinaire du quotidien, l’extra ordinaire du quotidien qui s’enfile comme un collier de perles de vie dans le grande coffre à bijoux de l’existence…

chaque matin, se lever simplement avec le soleil, apprécier la nature toujours pleine de surprises et de transformations, apprécier de plus en plus simplement chaque souffle de vie que la vie daigne nous prêter, jusqu’à ce que le soleil se couche… chaque soir, jusqu’au dernier soleil couchant éventuellement… si jamais il se couche car il ne fait que toujours se lever ailleurs…

oui apprécier de plus en plus l’ordinaire du quotidien… chaque jour, quelques repas frugaux, quelques notes à pousser et quelques accords à gratter ou à picker, la rédaction d’une chronique… ou pas, mais en général si… comme celle-ci… pas pour personne en particulier les chroniques d’ailleurs, que pour tout le monde en général, et pour personne si cela est, pour le simple plaisir de chroniquer pour ne rien dire d’important… chroniquer dans le vide, sur le vide… chronique le vide…

d’ailleurs, comme le disait Coluche : de tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent.,  Moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache ! ah mais c’est moi ça…

apprécier de plus en plus cette très soutenable légèreté de l’être… et du non-faire… que laisser se faire la vie en dépit de soi… car la vie a sa propre logique et nous berce dans ses bras, plutôt illogique d’ailleurs la vie…

et si la vie m’envoie des défis, je les relèverai avec enthousiasme, avec diligence, avec une acceptation joyeuse… et si elle décide de ne pas envoyer de défis, ainsi soit-il… je continuerai d’attendre patiemment, ou plutôt d’inattendre tel que le conçoit le psychanalyste J.F. Vézina…

car de toute façon, la vie nous enverra un ultime défi, celui de notre passage au-delà de ce corps… celui du grand retour à la maison… ceci est l’événement pour lequel on se prépare car les chances sont fortes pour qu’il se produise celui-ci… le défi le plus prévisible que la mort du corps… le retour à l’âme détachée… et le plus important… utiliser sa vie pour préparer sa mort…

en attendant le passage ultime – ou pas – apprendre à goûter chaque moment, chacun unique, chacun éphémère… patiemment, patiemment…

en attendant le passage ultime – ou pas – la vie m’a envoyé de nouveau l’amour de l’amour… une belle amoure qui m’aime d’amour et vice et versa… aimer l’amour d’amour… un amour qui nourrit, qui me fait aimer encore davantage, elle, moi-même et la vie qui va et vient avec…

la vie m’a aussi envoyé une vie de famille à temps partiel… moi qui avais pourtant fait une croix sur la paternité, avec deux grandes filles belles et bien élevées aux ailes déployées, la vie m’a redonné la chance de découvrir à nouveau une petite fille pleine de vie qui croît, qui aime, qui s’épanouit… cette fois, comme un ultime tour de piste, j’observe le déploiement de ce processus des premières années de la vie avec des yeux de grand-père davantage qu’avec ceux d’un père… à moitié père, et totalement père la moitié du temps…

alors oui, si c’est cela ne pas trop s’ennuyer, ne pas trop pleurer et attendre que le temps passe, j’achète… l’art de l’attente tranquille… car de plus en plus zen cette vie qui coule, pour le moment du moins, la vie qui passe délicatement, sans que les défis ne se manifestent nécessairement… pour le moment… et la vie change d’idée, oui à ça aussi…

bonne vie…

droit dans le mur

10301444_530156730418373_4107383866871387157_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti elle te /// 28-8

traduction:  nous devons aller au-delà de l’arrogance des droits humains… nous devons dépasser l’ignorance des droits dits civils … nous devons aborder la réalité des droits naturels parce que tous les éléments du monde de la nature ont le droit d’exister et nous ne sommes qu’une infime partie de ce tout… on ne peut passer à côté de ce débat… – John Trudell,  activiste Lakota et poète

yes sir… oui, définitivement, on doit en finir avec cette société de droits humains…

quand siège au conseil des droits humains de l’ONU des présidents de pays qui tuent des innocents…

quand les avocats mènent le bal politique et que la charité sévit au royaume de l’égo…

quand le ministre de la justice du Canada se promène avec un T-shirt de l’association de défense des armes à feu…

quand l’exploitation des sables bitumineux risquent de nous faire nous étouffer dans nos inspirations les  plus profondes et nous faire expirer comme société gardienne de la terre…

quand un gouvernement accepte de se pencher sur la disparition des saumons et refuse de faire de même pour les femmes autochtones…

quand Nestlé veut privatiser et ériger en droit le fondamental droit à l’eau potable pour tous…

quand la course à la richesse de quelques-uns nous incite à ériger en droits ceux des corporations au détriment des individus, animaux et de notre environnement et à leur permettre de poursuivre en justice les gouvernements qui ne se plient pas à leur volonté…

oui définitivement, le domaine du droit doit s’élargir et inclure les droits de tous et toutes, autant la vie des règnes humains mais aussi animaux, végétaux, minéraux et ceux de l’air, de la terre et de l’eau…

car le droit actuellement est un jeu d’avocats… un jeu de tête, un jeu de calcul, un jeu de gros chiffres, un jeu machiavélique et tordu… une game arrangée pour quelque chosen fews… où les avocats-ci se graissent la patte allègrement alors qu’une bonne part de l’humanité n’a même pas à manger ni à boire ni à se loger adéquatement…

définitivement le droit est tout croche… le droit a oublié de s’attacher des responsabilités, le droit ne marche que sur une seule jambe… moi moi moi, droit droit droit… quoi quoi quoi ?

nous n’en sommes plus qu’à une question de droit humains ou civils … nous en sommes à une question de responsabilité sociale, de droit naturel et global, mais aussi et surtout un droit de responsabilité, un droit impliquant des comportements respectueux envers tout ce qui vit…

fini le moi j’ai raison et toi tu as tort, principe à la base du droit… fini le concept du bien et du mal… vive celui du juste et bon…

la justice n’est pas ce qui correspond au droit tel que déterminé par les plus nantis de toute façon, la justice est l’action juste… celle qui sonne juste, celle qui résonne juste, celle qui profite au bien du plus grand nombre…

on ne s’en sortira pas en tant qu’humanité si on ne réalise pas que nous sommes tous et toutes liée(s) et allié(e)s dans cette grande aventure humaine et naturelle… que le 1 % ne peut survivre sans le 99 % restant… car la terre est riche et abondante mais fragile, et la frontière entre le moi et les autres n’est que fabulation… nous sommes la terre et la terre est nous…

il faut réaliser que l’on peut bien s’évertuer à courir sans fin après la gloire personnelle, la sécurité ou le succès dans les limites des droits humain, civil, commercial et criminel, mais que sans inclure les droits de la nature, notre mère porteuse d’espoir et de vie, donc de tout ce qui vit en nous et autour de nous – nous ne courrons qu’à notre perte… notre perte en tant qu’humanité qui s’est avérée très peu humaine jusqu’à maintenant en ne voulant tenir compte que du droit humain…

car au-delà des humains et des humaines, il y a la vie… qui était ici avant nous, et qui sera ici lorsque nous aurons disparu si nous ne changeons pas d’attitude…

nous sommes en train de rentrer tout droit dans le mur…

perdu – et pas à peu près – dans la «translation» et l’interprétation

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti elle te /// 27-8

comment Diable Jésus a-t-il pu trouver des gars nommés Pierre, Jean, Jacques, Matthieu, André,  Philippe, Thomas et Simon au Moyen-Orient ?

la question se pose en effet…

vous me direz que ces noms proviennent de la traduction des saints écrits…

et moi je vous répondrai que si les noms ont subi autant de twistage dans le seul processus de traduction, imaginez le reste… car qui l’a écrite cette sacrée bible ? et qui l’a révisée ?

alors comment savoir alors que ce que l’on prétend sortir tout droit de la bible comme la vérité inaltérée et inaltérable est la vérité ?  la vérité, toute la vérité, juste la vérité… sûrement une version quelconque de la petite vérité mais LA grande vérité ?

permettez-moi d’en douter… pas de nier, seulement en douter… douter de ça comme je doute de tout, comme je doute que j’existe moi-même… oui je doute de l’existence de mon ptit moi-même… je ne suis même pas certain d’exister, du moins aussi petit que je le crois… parfois je pense que je me suis inventé… me semble que nous sommes plus grands et plus grandes que ça nous autres… pas séparés de tut le reste nous non ?

le doute est sain… je doute donc j’existe ? et vous ? êtes-vous là ?
ou ici ? en tous cas, à quelque part… avec moi ?

car qui sait si on existe ? même pour moi-même, ma présence ici c’est louche…  et la vôtre me semble aussi un peu questionnante… y sommes-nous vraiment ?

alors la bible et les autres histoires religieuses ?

de bien belles histoires relatées par des livres dits saints et rarement rédigées directement par les prohètes mais plutôt par leurs disciples et autres suiveux, mais des histoires qui se sont déroulées très loin, il y a de cela très longtemps dans des régions encore très rock n roll aujourd’hui… alors pour la factualité de la chose, on repassera OK ?  merci…

car l’image de Jésus que l’on entretient est celle des films de Pâques de notre enfance, un beau prit Jésus aux cheveux longs et châtains, beau bonhomme et bien élevé… pourtant quand un gars r’vire le marché publique à l’envers, on pourrait dire qu’il n’est pas si bien élevé que ça…

lui, notre petit Jésus pendant sur la croix, serait un enfant né d’une mère vierge… wo wo capitaine bonhomme… quand même, y a des gênes plus gênants que d’autres…

pas que l’on ne puisse y voir une symbolique riche dans cette naissance d’une mère vierge… mais tout de même, y a plusieurs niveaux dans la vie et il faut peut-être voir le sens caché derrière l’image…

car l’histoire telle qu’elle aurait débuté avec Adam et Ève est aussi un peut tirée par les cheveux… qui serrent leur parents anyway ?

215662_10151025598192798_1246105758_nparlant d’histoire poussée par les cheveux, la semaine dernière j’ai regardé l’histoire de Noé… ou la la… y a pas mal de fils qui dépassent ce celle-là aussi…

mais on s’éloigne de notre propos… il y a de ces grandes prétendues vérités que l’on prend pour du cash mais qu’il serait peut-être utile de remettre sur notre table de travail intellectuel… ben beau d’avoir la foi, mais il ne fait pas pousser le bouchon…

utile de remettre nos grandes prétendues vérités en perspective car certaines d’entre elles sont passées date… je vous laisse le soin de r’virer les vôtres de bord par vous-mêmes…

car aujourd’hui est une bonne journée pour laisser aller des choses – dont des croyances – qui ne nous servent plus…

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souffrir sur le monde

10358707_711175542293786_5409666134427580878_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti sèvune /// 26-8

la conscience ? c’est quand vous ressentez la souffrance de toute chose vivante en votre propre coeur… – Bhagavad Gita

quelle belle citation… que de profondeur, que d’humanité, que de reliance avec tout ce qui vit, avec tous ceux et celles qui y vivent… humains, animaux, minéraux, végétaux… au-dessous, au-dessus, au-delà, en deçà, en soi et partout…

on ne veut habituellement pas ressentir la souffrance. on ne veut que du menoum menoum, que du bonbon, que du meilleur et pas du pire… mais si on veut n’être qu’un, si on veut tendre à vivre en pleine conscience, on doit inévitablement pouvoir aussi ressentir la souffrance…

la conscience serait donc extase ET souffrance… autant l’une que l’autre… l’une et l’autre…

car extase il y a en ce bas monde… du wow et du watatow…

et souffrance aussi existe en ce bas monde… du ouch et du ayoye…

la beauté du monde recouvre la planète à tous les jours, pendant que la guerre sévit aussi un peu partout sur la boule… les deux coexistent et on ne peut choisir que l’une ou l’autre… un package deal la conscience…

ni que l’un, ni que l’autre… l’un et l’autre…

certain(e)s préfèrent l’ombre et le sombre, d’autres la lumière… certain(e)s veulent voir rose, d’autres voir noir et le sombre… certain(e)s courent après le bonheur, d’autres s’arrangeront toujours pour saboter ce bonheur qui cogne à leur porte…

clairement, la vie nous demande de tout prendre, de tout embrasser… french kisser le monde en toutes ses langues…

quand il pleut, courir sous la pluie, et quand il fait soleil, le boire, le boire, le boire…car le soleil, il faut le boire pour le croire…et le faire croître…

on parle beaucoup de conscience vous et moi mais on vit souvent en petits compartiments… on se parke mentalement dans des petites boîtes qui nous gardent tout aussi petit(e)… mais le monde est si vaste, et multi dimensionnel… le monde est fin, full fin, et le monde est fou… full fou…

et il inclut les deux côtés de la médaille… le pile et la face… le yin et le yang… le côté givré et l’autre, le plain

et cette conscience que nous voulons tant découvrir inclut tout ça… et tout ce que l’on ne sait même pas… cette conscience est tellement vaste qu’elle nous englobe et nous englobera de plus en plus…

plus nous irons vers la lumière, plus son ombre nous touchera… plus nous nous plierons à la grâce de dieu, plus nous sentirons impuissant… plus mou sidérons oui, plus devrons dire oui à nos nons aussi…

car la vie est un arc-en-ciel… la vie est une pizza all-dressed… la vie est un grand buffet ouvert… et on peut bien choisir ce que l’on veut mettre dans son assiette, la vie trouvera toujours le moyen de nous apporter ce que l’on a besoin…

alors la conscience est cette capacité et cette ouverture de tout englober, de tout accepter, de tout choisir… et la souffrance du monde en fait partie… que l’on aime cela ou pas…

et peut-être qu’en l’acceptant, cette souffrance du monde entier peut devenir un élément important menant vers la pleine conscience… et pas aussi pire qu’elle peut sonner à nos oreilles…

respirer l’amour (par le nez et par la bouche)

10577125_10204839183762191_2974224331249785498_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti sixe /// 22-8

que peut-on faire pour contribuer à la paix ? respirer consciemment est déjà un bon premier pas me direz-vous…

mais respirer peut aussi contribuer à la guerre… oui oui… on peut souffler un air de guerre, on peut peser sur le nerf de la guerre…

si la citation ci-haut est incontournablement et clairement pro-paix, prônant l’amour mur à mur autant à l’entrée qu’à la sortie de notre nez et notre coeur, celle-ci, ci-bas, est plutôt dangereuse quant à moi…

10440663_10152255603222621_6910512423691903615_ncar inhaler l’amour et expirer la haine ne peut que contribuer à remplir davantage le monde de haine et de négativité…

cette citation est un peu à l’image de notre conception générale du monde, et de notre relation à ce monde… ce monde qu’on conçoit souvent comme extérieur à nous, séparé de qui l’on est… nous séparé du monde, le monde séparé de nous…

car comment penser voir le monde aller mieux quand on ne veut que du menoum menoum pour soi-même tout en étant prêt à dumper le beurk et le yark en dehors de soi…

inspirer l’amour et expirer la haine ?

comme si hors de soi n’était pas aussi nous… comme si quelques pouces à l’extérieur de notre peau n’était pas nous… mais où s’en va donc toute cette haine que l’on compte expirer ? on siffone l’amour et on dumpe sa haine ? non définitivement pas d’allure… équation qui finira pas ne pas balancer…

car qu’arriverait-il si tout le monde inspirait l’amour et expirait la haine ?  si rien ne se perd et que rien ne se crée, où ira cette haine ?

notre système de collecte des déchets s’est transformé récemment et c’est pour le mieux… auparavant, il fonctionnait un peu dans le sens de cette citation… on faisait nos provisions et on sortait les vidanges, les yeux fermés, sans penser où s’en allaient ces détritus… mais on a fini par se rendre compte que nos rejets s’accumulaient et qu’il fallait modifier nos habitudes… lentement mais sûrement les choses changent…

alors il me semble aussi le temps de modifier les résultats de nos activités respiratoires… inspirer l’amour de soi pour soi et expirer l’amour de et pour tous les êtres vivants autres que soi… ça fait tellement de sens… car soi et les autres, même combat…

et au fait qu’est-ce que la haine de toute façon ? que de la peur, de l’ignorance, de la méconnaissance, que des idées préconçues, de fausses interprétations, des jugements erronés sur une réalité extérieure pas si extérieure qu’elle ne le paraît…

deux frères jumeaux les enfants de la famille térieur, alain et alex… à l’intérieur, à l’extérieur… même réalité malgré quelques nuances… moi et le monde, même réalité… ni séparation, ni coupure, ni dualité…

tout ce qui est en moi vit en dehors et vice-versa…

alors prenons soin de ce qui sort de notre nez, et de notre bouche… que l’air qui sort de nos narines soutiennent l’amour et la paix et que l’air et les mots qui sortent de notre bouche fassent de même… sans oublier nos pensées car elles prennent part à l’équation…

alors ami(e)s lecteurs/trices, respirons par le nez et inspirons l’amour… pour soi et pour le monde, et expirons l’amour, pour soi et pour le monde… l’amour, toujours l’amour… par le nez et/ou par la bouche…

all you breath is love

technique de transformation par la respiration selon Atisha:  
respirez la négativité et la haine – en commençant par la vôtre puis celle du monde entier lorsque vous aurez maîtriser la technique – dans votre coeur et laissez la puissance du coeur brûler cette négativité pour expirer de vous l’amour et la compassion pour le monde…

hasard prédéterminé

10599246_10152612520058966_7491113583506982525_nles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti fève /// 21-8

le destin a toujours une façon de vous trouver…

il n’y a pas de hasard…

à chaque fois que j’entends cette affirmation habituellement énoncée sans doute aucun de la part de personnes qui, habituellement, ne savent même pas pourquoi ils et elles se sont incarné(e)s, je tique…  trop facile… cheap shot… n’importe quoi…

car n’importe lequel des hasards peut et va inévitablement devenir le destin… toujours le destin, que le destin… que le destin… tout hasard n’est que le destin pensé librement… car le destin englobe tout… tout est déjà prédéterminé… tout est déjà programmé… les dés sont pipés…

alors pour contrecarrer cette affirmation sans fondement, celle qui veut qu’il n’y a pas de hasards, en voici une nouvelle :

tout n’est que destin… aucun événement n’est spontané… tout est arrangé avec le gars des vues… qui a été remplacé par une fille depuis…

en fait le présent est déjà du vieux passé, du vieux stock… un vieux présent passé date mais encore tout nouveau pour nous… qui se déploie un jour à la fois devant nos yeux… et dans notre tête….

et ce qui se produira dans les prochains jours, semaines et années est déjà déterminé… oui oui je vous le dis, garanti… alors relaxons car nous n’avons aucune liberté de choix… la route est déjà toute tracée, il ne suffit que de suivre le chemin…

j’imagine que ces propos, s’ils sont lus – mais ils le seront car c’est prédestiné – en choquerons peut-être quelques-un(e)s… ainsi soit-il… on ne peut rien contre le destin…

mais moi ils me font relaxer ces propos un tantinet baveux de vie prédestinée… car ils impliquent que je n’ai plus rien à faire, plus rien à décider, qu’à suivre le chemin, le chemin du destin… déjà tracé, déjà prévu…

non rien qui ne me fera me casser la tête à choisir A ou B ou C, car l’objectif final est le grand Z du bout du chemin, le grand Z ultime… le deztin…

que des routes alternatives vers le même grand objectif final…  la tombe – ou l’urne si le feu est davantage votre élément de repos final que la terre – il paraît que notre mort est déjà déterminée, pré-déterminée… notre date d’expiration est déjà annoncée, déjà énoncée…

le moment où l’on se transformera de chenille à papillon (mort ou illumination) est déjà indiqué sur le revers de notre collet… quoi que l’on fasse, rien n’y changera… tout est déjà décidé… sorry les amis… le moment où nous trépasserons est déjà indiqué… date de péremption déjà annoncée… mais pas nécessairement connue de bibi… seul Dieu le sait… et le diable sans doute…

si vous préférez penser que vous avez le contrôle, go for it… lâchez-vous lousse, soyez un(e) libre penseur(e), imaginez la vie que vous voulez, fantasmez, imaginez… le destin laisse toujours marque, le destin triomphera… et si votre destin est de vous imaginez que vous avez quelque chose à y voir, pas de problème…

quoi que vous fassiez, vous pouvez toujours me dire que c’est votre décision, votre choix, votre liberté… moi je vous répondrai que c’est le destin…

et nous aurons tous les deux raison vous et moi… car la vie n’est qu’une, ou ;a vie n’est pas du tout… et les façons de la concevoir sont innombrables… c’est le destin… ou un hasard…

I am d’âme

10547985_10154455240795125_4349888923858816920_oles fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti fort /// 20-8

les jeunes âmes cherchent les secrets, les rites et les rituels… les âmes avancées le font par le biais de la science, des mathématiques et des évidences… les vieilles âmes cherchent à l’intérieur… – l’Univers

OK premièrement, vous ? oui oui vous ? jeune, avancée ou vieille ? votre âme… sincèrement…

moi vieille, oh que oui que madame ! et monsieur aussi… quand même intéressant que l’égo veuille être une vieille âme non ? l’égo se mêle même des jeux de l’âme… mais ce n’est pas grave car il ne fait pas le poids… mais un égo s’essaie… sauf que devant l’âme, l’égo ne fait pas le poids… pas du tout égaux ces deux composantes de la réalité… en fait, l’égo est une illusion qui se prend pour du vrai stock… l’une des nombreuses…

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depuis que je suis tout jeune, je m’imagine au seuil de la mort, assis placidement dans une chaise berçante, à méditer, à regarder passer le temps qui file doucement, à écouter les grillons au mois d’août  (ils sont en liesse ces temps-ci dans les bois des environs) et à regarder rougir les feuilles d’érable (eh oui ça a déjà commencé ici)…

mais sincèrement, qu’elle soit jeune, avancée ou vieille mon âme m’importe peu… elle n’a pas de plis cette a^me, elle n’a même pas d’âge en fait… elle n’est que poussière, qu’essence, qu’éther… elle flotte, elle vague à l’âme mon âme… elle contient tout, elle est contenue dans tout, elle est tout…

mon âme est folle, mon âme est fine, elle est volage, elle est plumage… mon âme commence à transcender mon corps, ce corps qui prenait beaucoup plus de place au début de ma vie… mais avec les années, le corps cède le pas lentement mais sûrement à cette âme… cette âme devient omniprésente, elle devient dieu… mon âme est en train d’englober le monde entier et en même temps en train de se diluer dans ce même monde…

en fait, mon âme et dieu ? même baba ! mais la vôtre aussi vous savez… oui notre âme est le même âme… qu’une grande âme qui existe… que la même âme… on parcourt le monde à dos d’âme vous et moi… parfois on rencontre une soeur ou un frère d’âme… et on fait un bout de chemin ensemble sur la route…

donc jeunes âmes et secrets, rites et rituels ? âmes avancées et science, mathématiques et évidences ? et vers l’intérieur les vieilles âmes ?

intéressant quand même..

sioux en dedans… puis partout… tourlou…

tout le monde veut aller au ciel mais…

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti tri /// 18-8

… le ciel n’existe pas…

que de l’air, que de l’espace, que du vide…

que du possible, que du peut-être, que du pourquoi pas…

que du now, que du wow, que du why not coconut… 

en effet, le ciel ne connait pas de limites, seul le mental est fini… comme dans pas infini, comme dans tout petit et ratatinant… ou comme une boîte à pièges…

le ciel n’est même pas bleu d’ailleurs… qu’invisible, que translucide, qu’une fenêtre sur tous les possibles…

de son vivant de corps, Osho nous recommandait de méditer en fixant le ciel, sans cligner des yeux et qu’éventuellement, tout deviendrait flou… les nuages y passent, comme des pensées dans notre tête, mais le fond du ciel lui, qui est sans fond, demeure… toujours, comme pour l’éternité… comme la permanence de l’existence que recouvre par moments nos pensées, nos croyances, nos inquiétudes qui rapetissent le monde à notre mesure, à notre finitude…

non sky is not the limit… le ciel est un immense écran de projection, un cinéma en plein air constant, parfois bercé par une lune machine à vagues, plus ou moins pleine selon ses quartiers… d’ailleurs tel que l’énonce cette citation, n’ayons pas peur de faire des vagues en étant qui on est nous-même, la lune le fait constamment, même quand on le voit pas…

10491139_615168488581089_5115009238776449467_nnon le ciel n’est qu’un appel profond, qu’un objectif de vie, qu’un havre duquel on vient et ces lequel on retournera… notre père qui êtes aux cieux…

et même la terre, notre mère à tous et toutes, ne connait pas de limites… malgré nos abus envers elle, elle s’adapte, se régénère, se renouvelle… malgré nos mauvais traitements et nos humaineries, elle nous procure ce que nous avons besoin, nous ses 7 milliards d’enfants turbulents… non pas de limites jusqu’à maintenant dans sa capacité d’adaptation… et on verra jusqu’où et jusqu’à quand cette possibilité de non limite continuera…

en attendant, explorons l’au-delà… manoeuvrons dans la marge, repoussons nos limites, pas par pas, souffle par souffle…

et sortons un peu du mental, question de s’infinir…

réalité show

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les fous mots /// ••• \\\ nombeurre fifti tout /// 17-8

vous créez votre réalité ET la réalité vous crée… – Nassim Haramein

occupé avec et par le concept de réalité ces jours-ci le chroniqueur… en fait, en cette vie-ci… en particulier depuis la citation que j’ai postée hier… celle qui parlait de la vitesse limitée de la lumière qui affirmait que ce que l’on voit ici et maintenant est depuis longtemps dépassé… qu’un vieux présent déjà… pas un cadeau ça non ? 

souvent on prend la réalité pour du cash… cette réalité-ci du moins… celle qui pend au bout de notre nez… celle qui cache the bigger picture… celle derrière laquelle on se cache du vrai réel… notre propre et petite réalité personnelle que l’on met beaucoup de soin à se construire pour imposer notre sens à ce grand mystère, pour voiler cette grande mer de mystère…  celle qu’on impose à l’univers quand en réalité, l’univers n’est nullement tenue de faire du sens à nos yeux…

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on peut bien s’évertuer à rendre sensé ce grand hasard, cette chaudière de coïncidences, la vie n’en fera qu’à sa tête anyway… car ni queue ni tête la vie anyway… de toute façon, le vie se présentera à nous comme elle se doit, comme elle le veut ou comme elle le peut, c’est de son ressort, pas du nôtre…

créateur/trice ou créature ? zat is ze question ?

mais oui très plausible que nous créions notre réalité quand en réalité, c’est la réalité qui nous crée… l’idée est peut-être d’en venir à confondre les deux réalités, à beurrer leurs limites, à faire fondre notre petite réalité pour la faire verser dans la réalité, la seule, la grande, l’omniprésente… celle qui existe sans nous, au-delà de nous, par-dessus tout… ce grand tout qui recèle la réalité…

qu’est-ce que la réalité me direz-vous ? fouiillez-moi vous répondrais-je…

car la réalité est un grand mot pour convier le mystère… 

la réalité ? un mot fourre-tout pour se faire croire que ce qui est est, que l’on comprend, ou pense comprendre, ce qui nous dépasse largement… 

la réalité ? un mot passe-partout quand, dans le fond, nous créons chacun et chacune notre propre petit réalité show…  et il n’y a pas moins réel qu’un réalité show comme on le sait bien, rien de plus arrangé avec le gars des vues qu’un réalité show… la vie quotidienne est la plus grande des réalités… une réalité chaude… hot hot hot…

accepter de vivre dans le mystère, ne sachant ni d’où l’on vient ni où l’on va, est un grand soulagement… plus besoin de travailler à créer une réalité, elle peut faire sa job par elle-même… que la laisser être et la vivre, la savourer, l’accepter et l’écouter… 

pour certains peuples dits primitifs, cette existence terrestre que nous saisissons en tant qu’être incarné, par les sens corporels et la logique rationnelle, ne serait qu’une grande illusion… pour eux, l’avant naissance et l’après mort seraient beaucoup plus réels, plus proches de notre essence fondamentale… et pour eux, qui utilisent divers moyens d’altération de la conscience, l’entre deux mondes serait plus réel… et avec cette vitesse relative de la lumière, très plausible alors que ce que nous percevons comme réalité actuellement ne soit qu’un déjà vu…

alors chers et chères lecteurs/trices, cette chronique n’existe pas… ces quelques mots n’ont été réels que parce que vous y avez posé vote regard pour quelque temps… en réalité, puisque la lumière voyage lentement, ces mots sont déjà éteints, irréels et impertinents… la réalité a repris son droit de regard, ou de non regard…

bonne réalité illusoire… j’espère qu’elle croisera la mienne entre deux nuages…

pouf…