Archives de l’auteur : atisupino

vendre son âme

10492279_750065741717240_8486738092251729499_nles fous mots /// ••• \\\ nomme beurre touènneti /// 7-7

OK maintenant que j’ai votre attention, on peut se parler… en fait, façon de parler car moi j’écris et je lance ma bouteille à la mer et vous vous la saisissez et lisez le ptit papier qu’elle contient… mais au moins le contact est fait…

1480704_10152042623062095_2047117304_ntraduction: lorsque vous vous procurez une oeuvre auprès d’un(e) artiste/artisan(ne), vous achetez bien plus qu’un objet/peinture… vous achetez des centaines d’heures d’essais et d’erreurs… vous achetez des jours, des semaines et des mois de frustration mais surtout des moments de pure joie… VOUS NE FAITES PAS QUE VOUS PROCURER UNE CHOSE… vous achetez un morceau de coeur, une partie de leur âme, un moment dans la vie d’une personne… et plus important que tout, vous procurez aux artistes plus de temps pour faire ce qu’ils et elles font par passion…

je suis d’accord avec à peu près tout dans ce qui réside dans cette citation, sauf la partie des jours, des semaines et des mois de frustration… car aucune frustration à écrire pour le chroniqueur… que du plaisir, que du coulage de vie à travers moi, que de l’aisance…

le chroniqueur arrive de vacances… et se remet en mouvement afin de faire circuler son recueil de chroniques… car on a beau aimer écrire, il faut aussi faire circuler ses mots quand on se lance en auto-édition…

auto-écrivain, auto-éditeur, auto-marketeur… de circonstance pour un gars qui est revenu de Charlevoix en autobus hier… 9 heures et 4 autobus différents, 1 métro en plus de 2 lifts d’amis… des déplacements qui m’ont fait apprécié mon auto (malade actuellement) qui me rend mobile… car un peu débile de voyager en autobus quand on vit en région, éloignée d’un village en tous cas…

mais passons, car la vie continue et le chroniqueur veut faire voyager ses mots maintenant… en auto édition… auto ati dion…

car après avoir lancé mon recueil (merci à ceux et celles qui se sont déplacés le 23 juin en passant), dorénavant le temps de le faire voir ce recueil, d’en parler, circuler… et de l’accompagner de chansons, de rencontres, de face à face et de lectures publiques…

car j’en suis à tenter de concevoir une forme de spectacle regroupant chants, musique, méditation, lecture publique et discussion… afin de faire contact, afin de mettre de la vie dans mes mots, afin de vous voir et me faire voir…

car dans ce recueil de chroniques se cache mon âme… y réside qui j’ai été depuis deux ans, période depuis laquelle j’écris en amateur et à temps plein, en fait qui j’ai été depuis que je suis né dans ce corps, et qui je ne suis plus aussi… qui je suis depuis toujours, qui je ne suis plus désormais et qui je serai ou ne serai pas…

je dois apprendre à me vendre à partir de maintenant… car lorsque sa passion consiste à écrire à propos de soi et des pensées et sentiments qui nous traversent, c’est soi qu’on vend… et ce recueil, je le trouve bon moi… et les gens qui le lisent aussi… alors j’y crois… et je me mets en marche… je m’expose le dedans, je sors mon dedans vers le dehors…

je me fais prendre l’air, je vous présente mes mots, je me mets en musique… je me chante à vous… je vous fais entendre ma voix… la chose la plus intime que l’on peut partager au monde…

et la prochaine exposition de mon dedans aura lieu dimanche prochain…

au plaisir ?

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folie sacrée pré vacancière

10486456_288498217998875_4494142685740907992_nles fous mots /// ••• \\\ nommebeur naienne tiiiiine /// 29-6

traduction : la spiritualité ne se trouve pas dans les livres sacrés, ni dans les religions… c’est quelque chose qui croît en vous si vous pouvez vous permettre un ptit sens de l’humour, un pit pit sens du jeu

la spiritualité qui croît en nous, I like… et I love that man… au lieu de tenter de croire en Dieu, laissons Dieu croître en nous… et soyons fous et folle de Dieu, divinement malade mental pour que le sérieux en nous qui tue la folie créatrice meurt de sa belle mort…

invitons de nouveaux sages, plus fous, plus folles, plus rock n roll, plus wild et plus drôles… des mystiques moins catholiques que le pape, et qui prennent le contrôle des tubes cathodiques…

des sages aux gros mots, des sages aux mots jojos… pour qu’ils imagent le langage, qu’ils imaginent l’air…

Christopher Mitchell Allencréons un monde plein de gentils fous et folles, libres du jugement des autres et capables de vivre leur vie originalement, car à l’origine fut la folie divine…

10501874_10152226440983581_3148289793912011212_nun monde de fous et folles heureux, excentriques, éternellement jeunes, avec un coeur d’enfant permanent… un monde de jeunes vieux, un monde loufoque qui fuck le loup… un monde de veux routiers encore plein d’émerveillement, de merveilleux moments…

602496_500920253270766_953153227_nun monde plein d’art fou, weird, bizarre et claté… comme le maïs… un monde qui pop et qui cogne… un monde popcorn qui éclate en tous sens…
Conchi Ruano-Sichiart: Conchi Ruano-Sichi

un monde où les tounes divines nous resteront prises dans la tête, et les mots logés dans le coeur du silence…

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un monde avec plein d’images à regarder et avec moins de textes à lire…

alors après une semaine bien remplie, le chroniqueur vous quitte le coeur plein, heureux que son bébé mala soit lancé et apprécié par les yeux qui le scrutent… yes les feedback sont bons… mes amis qui l’ont acheté jusqu’à maintenant initialement pour me soutenir et m’encourager sont heureux et me disent qu’ils apprécient mes mots d’esprit, mes mots d’ati, qu’ils dégustent même en mautadit… définitivement yes yes yes…

alors au plaisir de vous croiser au hasard du chemin lors d’événements publics un peu plus tard cet été pour faire sortir mon livre et mes chansons, soit ici à Val-David en juillet, ou ailleurs à un autre moment… ou virtuellement ici un peu plus tard… si Dieu le veut…

alors soyez fou et folle, vous le méritez !

iiiiiiiiiiiiiiiiii aaaaaaaaaaaaa…..

pas con la compassion

1535494_10152132826931600_2117713742_nles fous mots /// ••• \\\ nommebeur eitetine /// 27-6

aie le monde on relaxe !

on se relaxe le monde car le monde est en train de se changer, le monde, on est en train de te chanter le monde… un jour à la fois, une chanson à la fois… avec amour… to love or une note to love… bonne réponse, pas question…

on est en train de changer le monde… on change le monde avec amour et avec compassion… parlant compassion regardez ce vidéo si ça vous dit, ça fera votre journée :
http://ici.radio-canada.ca/emissions/second_regard/2013-2014/Reportage.asp?idDoc=314916&autoPlay=http%3A%2F%2Fwww.radio-canada.ca%2FMedianet%2F2013%2FCBFT%2F2013-10-06_13_30_00_sreg_1952_01_400.asx  

ça va vous r’virer dans vos shorts… on est en train d’élaborer une charte de la compassion… et ça marche, et ça va marcher de plus en plus…

important de se nourrir de ces infos positives car on devient ce de quoi on se nourrit… et plutôt que de se nourrir de scandales et autres nouvelles mauvaises, mangeons de l’amour, de la compassion, du beau et du bon car tout ce que l’on pense et remercie deviens la réalité… donc plantons des graines de belles pensées car ce sont ces fleurs qui en résulterons…

10499409_760667947309062_3910580307314658350_oce vidéo présente de la force de la compassion… il illustre que le monde est arrivé à la limite du gain à tout prix, à bout de la course folle vers nulle part, vers n’importe où ailleurs qu’ici… car nous sommes humaines et humaines et il nous faut prendre soin de chacun chacune, de tous et toutes…

nous, humains, sommes capables du meilleur et du pire et je crois que pour le pire, on a déjà donné, on a été plus que généreux…

alors dorénavant il nous faut semer la compassion, le prendre soin de soi et des autres, et traiter ses frères et soeurs comme soi-même… que dis-je, mieux que soi-même…

prenons le risque d’être flower power, de paner positif et de faire en sorte, prenons le risque d’oser penser que le monde change pour le mieux… toujours  pour le mieux… faisons confiance en l’humanité de chacune et chacune… bien sûr quelques drôles de moineaux dans le tas… mais sans le nier, ne pas leur donner trop d’importance et semons du positif, du plus, du beau…

et mettons en place une trame de fond de compassion en ce monde, pour la semer à touts vents, pour donner sans compter, donner au suivant, et à la suivante… donner donner donner, sans penser recevoir en retour car donner est déjà beaucoup recevoir… donner est un privilège… donner ce que l’on veut recevoir, donner ce que l’on a besoin de recevoir, donner simplement pour faire circuler, pour faire rouler le monde…

alors lecteurs/trices, je vous en souhaite une bonne… une bonne fin de semaine, une bonne vie, une bonne tout ce que vous voulez…

et surtout soyez bons, bonnes, bien bons et biens et bonnes…

car pas con la passion, pas con la compassion… la passion pour soi, la passion pour le monde…

le paon de mur de la montée Gagnon

53128_largeles fous mots /// ••• \\\ nomme heure sève une tine /// 25-6

depuis quelques semaines, j’entends souvent et régulièrement klaxonner autour de chez-moi… pourtant on est presqu’au bout du monde…

ça klaxonne particulièrement au petit matin, aux aurores, je l’entends de mon lit… j’entends aussi un cri perçant, en général le matin mais aussi à d’autres moments, quelque chose comme un ptit chen qui japperait haut et fort sauf qu’il n’y a de petit chien autour de chez-moi… le mystère durait depuis petite lurette…

et comme les coups de klaxon se faisaient de plus en plus réguliers, je me posais des questions… jusqu’à ce que je rencontre la bête récemment… eh oui j’ai fait un face à face avec le monstre de la montée Gagnon, le king kong klingon du bitume environnant… le Goliath de Val-David… eh oui c’est un dindon sauvage qui fait la loi sur la route ici entre Val-David et Ste-Marguerite…

Goliath avale David..

et il est devenu mon héros ce dindon klingon… quand il y est, il se plante en plein milieu du chemin et refuse carrément et ostentatoirement de laisser passer quiconque, particulièrement les autos et camions qui se déplacent par ici…

parfois nous sommes quelques voitures immobilisées en provenance des deux côtés de la route… on en profite pour jaser pendant qu’il fait son show… et il refuse tout à fait de bouger d’un pouce… même si on menace de lui passer dessus… même les poids lourds… il reste de g;lace et fait du surplace… la bête n’a peur de personne…

et parfois, lors de ses prestations, il sort sa queue et fait la roue, il fait son show, il fait son chaud… lapin… il fait son beau, ou sa belle, il fait la bête de cirque pour le plaisir des passants qui ne passent nulle part tant qu’il ou elle ne le décide…

je ne sais pas si c’est le mâle qui show off devant sa femelle, ou si c’est une elle qui cruise son homme, mais c’est clairement une danse de séduction… le dindon – ou la dindon – se prend clairement pour un ou une paon… en fait il ou elle se dresse telle un paon de mur qui refuse de laisser passer toute manifestation vie au péril de la sienne… au risque d’y lasser sa vie… car c’est qu’elle est agressive la bête, elle attaque quand on insiste et lui fonce dessus… elle picote même les autos…

elle est belle et laide en même temps la bête… sertie d’une grande gamme de couleurs, la queue spectaculaire lorsque sortie, et en même temps le visage ratatiné et l’air aigri… une vieille bitch frustrée et picossante, une drag queen en beaux habits en sevrage de prozac qui fait la loi sur la route… une vraie bum de route…

je ne l’ai pas encore rencontrée lors de mes marches sur les chemins des environs mais je me traîne toujours un bâton car elle est intimidante… si je la rencontrais sans ma voiture, je serais bien moins brave car je suis certain qu’elle m’assaillirait…

Dindon_sauvage3

quelle grande leçon de vie cette bête peut-être pas aussi bête que son air le laisse entendre… elle est une exemple de détermination, de fermeté, de totalité de vivre jusqu’au risque d’en mourir… elle affiche une volonté incomparable de se tenir debout – en plein milieu de la route – devant quiconque… même les 16 tonnes ne l’effraient pas… on en ferait pas autant vous et moi…

elle est laide et belle en même temps… laide à cause de ses plis dans le visage, de son arrogance et des désagréments qu’elle cause – des retards de quelques minutes parfois car presque impossible de la faire bouger si elle ne coopère pas – et belle de par ses couleurs, sa détermination et de sa totalité… j’aimerais être aussi solide qu’elle je vous en passe un papier… oui quand je sera grand, j’aimerais être un dindon sauvage…

je ne sais pas ce qu’elle pense dans sa tête de dindon mais je crois qu’il ou elle se voit ainsi…

Université de Médecine Énergétiquequelle bête !

and the winner is…

BLANCHE LANDRY !

félicitations ma chère lectrice abonnée à ma liste d’envoi ! contactes-moi pour voir comment je te remettrai ton prix…

on refera un autre de ces sympathiques tirages quand j’aurai vendu la moitié de mes 250 copies, ce qui est le nombre nécessaire de copies à vendre pour rembourser les frais d’impression…

donc pour courir la chance de gagner le prochain recueil, inscrivez-vous… qu’il dit le chroniqueur…

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val-david mon amoure

skiseditjuin14les fous mots /// ••• \\\ nommmbheur sixtiiiinnnne /// 25-6

cette chronique est tunique…

comme toutes les chroniques évidemment, comme tout ce qui existe de toute façon, mais elle est encore plus zunique que d’habitude cette chronique si cela se peut…

c’est que j’ai contacté le journal communautaire de Val-David, le ski-se-dit, pour leur offrir de devenir l’un de leurs chroniqueurs réguliers…
http://www.ski-se-dit.info

eh oui, quand je serai grand, je veux devenir un vrai chroniqueur, dans un vrai journal, pas seulement sur ce blogue… qui sait ? peut-être que je deviendrai le Foglia de Val-David… ou tiens tant qu’à rêver, peut-être même le Foglia des pays d’en Haut ou même de toutes les Laurentides… car ski-se-dit is not the limit

le ski-se-dit, même si c’est un journal communautaire de portée limitée à la région immédiate de Val-David, est un vrai journal imprimé sur du vrai papier qui existe depuis 40 ans et qui circule dans les chaumières val-davidiennes (ou val-davidoises ?)…

et comme je suis moi-même val-davidois (ou val-davidien ?) par choix depuis maintenant 4 ans, j’aimerais parler à MA communauté, j’aimerais leur parler de choses ordinaires, de choses quotidiennes, parler des choses de l’âme aux messieurs et madames tout-le-monde des alentours…

comme le rédacteur en chef du ski-se-dit m’a demandé de lui fournir un texte de 500 mots comme exemple de ce que je pouvais faire, le voici donc… 500 mots comptés… le compteur roule… tic tac…

Val-David mon amour… à distance…

je suis un résident de Val-David depuis 4 ans… en fait, officiellement et techniquement, j’habite à Ste-Marguerite puisque c’est là que j’y paie mes taxes… ma maison est sise sur la Montée Gagnon, aux limites des deux municipalités, à 6 km du coeur de Val-David et à une quinzaine de celui de Ste-Marguerite…

donc par choix et par proximité, Val-David est mon village d’adoption… je suis vendu à VD… d’ailleurs, j’ai déjà affirmé à Marie-France Bazzo sur les ondes de Radio-Canada, dans le cadre du club des lève-tôt, que Val-David était le plus beau village au monde… et je persiste et signe même cette fois… les zécrits restent…

pourtant, malgré mon amour passionné pour mon village, je n’y vais que très rarement, plus que satisfait par les bois environnants et la tranquillité ici… je suis le sieur des pourtours, le roi de la forêt… mais malgré mes rares visites au village, il est important pour moi de me savoir près de ce plus meilleur village au monde

un village gaulois qui résiste au temps et aux modes… un village qui rassemble autant des locaux, familles vivant ici depuis longtemps, que des plus ou moins nouveaux jeunes arrivants qui trouvent ici un repaire de protection face à la walmartisation du monde occidental… car ici le village a une face unique… on ne trouve pas les bannières que l’on retrouve partout et qui rendent le monde fade et identique et sans personnalité, sans saveur et drabe…

que ce soit pour les activités diverses qui se déroulent au presbytère, lieu d’intériorité et de créativité que la municipalité a généreusement mis à la disposition de ses citoyens…

ou pour aller faire quelques courses au métro…

ou pour aller prendre une bière et/ou voir un spectacle au Baril ou au Mouton… roulant ou noir…

ou pour aller danser au Flow, événement trimestriel qui prend place dans l’Église du village qui rassemble plus d’une centaine de jeunes et moins jeunes venus de partout pour danser au son des tambours et rythmes tribaux…

ou pour aller acheter quelques vracs d’aliments aux Vivres en…

ou pour aller faire changer l’huile de mon bolide chez Grill…

ou pour aller me faire nettoyer la dentition une fois par année…

tout ça je le fais rarement… mais c’est important que tout cela soit là, tout près, tout court, toujours… important de sentir qu’il existe une communauté de coeur et de caractère autour de moi, tout près de moi… car aussi en moi…

car bien que je sois plutôt solitaire et reclus, cette possibilité de me mêler à un coeur villageois si et quand j’en ai besoin est essentielle et primordiale…

en fait, c’est l’existence même de ce village au grand coeur qui me permet de me sentir si bien seul au coeur de mes bois… car même au coeur de ce village au grand coeur, on se sent soi-même au coeur de soi, on se sent appartenir à une communauté peu commune, acceptante et ouverte… on se sent chez-soi ici… je me sens chez-moi…

Val-David, I love you ! merci pour tout, merci beaucoup…

chemins non explorés à découvrir

10403868_10152113672251179_4481643143546890672_oles fous mots /// ••• \\\ nommmbheur fifetiiiine /// 24-6

traduction : les grandes choses ne surgissent jamais des zones de confort

yes ! c’est fait… un lancement et un show dans une même journée ouf, pas relax, pas confo mais hautement créatif, tripatif et participatif…

une foule composée d’amis et d’amies, anciens et nouveaux, amicale, dans une atmosphère tropicale… des amis et amies heureux pour le chroniqueur, capables d’apprécier la somme de travail qu’a demandé l’accouchement de ce bébé naissant, bourré de mots et de sueur… des milliers d’heures de labeur…

aussi capables d’entendre le son des pratiques dans les doigts des musiciens, moi-même et mon ami Michel, de même que de mes ami, amie et amoure Ravi, Myriam et Édith qui m’on accompagné le temps de quelques chansons… une première que de faire une grosse douzaine de chansons pour bibi… succès !

autre coming out de la part du ptit gars de Montréal-Nord… ptit gars casse-cou qui essaie toutes sortes d’affaires… parfois avec succès, parfois avec moins… mais toujours avec audace, sincérité et ouverture…

eh qu’on en apprend sur soi à chaque fois qu’on tente quelque chose de nouveau… mais à 53 ans, j’ai trouvé ma vocation je crois… finalement, enfin, déjà ! artisss… multidimensionnel, muftitentationnel…

toujours un peu serré dans les coins de faire ce que l’on a jamais fait auparavant… et devant public en plus… on découvre de nouvelles facettes de soi, de nouvelles façons de faire, de nouvelles zones dans lesquelles on se voit soi-même, gauche et plus ou moins adroit, hésitant, osant et cafouillant… mais toujours avançant, fonçant, osant…

et découvrant de nouveaux morceaux d’âme encore vierges, non encore explorés… ouf mais wow !

à chaque fois qu’on s’expose dans du nouveau, dans et devant l’inconnu, on ne sait pas, pas encore du moins… et on est heureux du résultat, ou moins… mais avec travail, passion et dévouement, ça finit par donner quelque chose, éventuellement les résultats se manifestent, émergent et poppent out

quel beau processus que de marcher dans des sentiers pas encore ouverts, pas encore explorés par sa petite personne… car oui, on est petit(e) en soi quand on se fait néophyte… peu importe en quoi… quand on fait quelque chose que l’on a jamais fait, on va lentement, délicatement, tentativement…

non, jamais jamais d’automatisme quand on marche une route que l’on ne connait pas, quand on avance sur un sentier jamais exploré par soi-même…

faire un nouveau monde n’offre aucune garantie, aucune sécurité, en fait que de l’insécurité et de la spontanéité, de l’innocence et une bonne dose d’insouciance, et beaucoup de malfaisance…. mais que de connaissances nouvelles sur soi, que de confiance nouvelle en soi…

et quand on commence à être trop confiant ans un domaine, on recommence et on fait autre chose, autrement et différemment, pour de nouveau se remette en zone d’inconfiance, de non-aisance… et éventuellement retomber sur ses pattes… ou sur la face…

allez houste, je me sauve, d’autres nouvelles aventures m’appellent… encore tellement de zones d’inconfort à explorer…

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pour ceux et celles qui n’y étaient pas, ci-bas quelques photos encore chaudes de la journée d’hier croquées sur le vif  par mon amie Devaprem… ma fille Fanny à la table des bébés et le chroniqueur en train de lire quelques passages de la bête

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ah ah ah l’hiver s’en vient !

578013_458575390866278_1825297530_nles fous mots /// ••• \\\ nommmbheur teurtiiiine /// 21-6

traduction : si vous voulez dire la vérité aux gens, faites-les rire, sinon ils vont vous tuer… – Oscar Wilde…

lecteurs/trices, mesdames et messieurs, ladies and gentlemen, c’est le solstice d’été, donc l’hiver s’en vient…

ben quoi ? oui oui, à partir d’aujourd’hui, les journées commencent à raccourcir… on perdra quelques minutes de clarté à chaque jour, les journées commencent à ratatiner… je sais je sais, vous n’aimez pas ça entendre ça… mais c’est un fait… alors plutôt que de tirer sur le messager, profitez de l’été au max car ça commence aujourd’hui… c’est ça le message chronique…

sortez dehors le plus possible, faite-vous griller comme une crèpe (juste un peu, pas trop quand même, wo wo tanathos), baignez-vous jusqu’à plus soif, allez-y total… car on descends la côte…  en ligne droite vers le 21 décembre… mais d’ici là, profitez, profitez… c’est l’été…

car de savoir qu’on est en route vers l’hiver ne devrait pas nous déprimer, au contraire mes ami(e)s… ça devrait nous faire apprécier ce qui est, ce qui s’en vient… comme les années qui s’accumulent au compteur de l’âge… elle peuvent nous rendre déprimé(e)s et désabusé(e)s car le sable du temps coule de plus en plus vite dans le grand sablier de la vie… mais ce temps qui passe nous apporte maturité, sagesse et capacité de mieux vivre, de vivre mieux… vivre maintenant… vivre de plus en plus…

bien sûr que le verre est toujours à moitié plein ou à moitié vide, mais vaut mieux un tien que deux tu l’auras pas… et peut-être que le verre d’eau est fait pour être rempli à moitié seulement… pourquoi faudrait-il absolument qu’il soit plein, toujours plein ? lourd lourd sur la longue run un verre plein tout le temps

qu’un point de vue différent sur la même bête, qu’une perspective à adopter… moitié plein, moitié vide… same same… mais quand même, même réalité… l’hiver s’en vient… qu’on veuille le voir ou pas… simplement la réalité… comme Noël qui arrivera le 25 décembre encore cette année… et l’équinoxe le 21…

553954_10203428581412963_52949488_ntraduction : la vie est un kaléidoscope, tourne ta tête d’un angle différent et tu verras tout autrement…

comme quand on tourne 40 cette journée d’aujourd’hui… 40 ans je veux dire… en principe, 40 ans c’est pas mal le zénith de notre vie ça non ? c’est à ce point-là qu’on a complété grosso modo le premier tour de piste, et qu’on commence le second, le point où l’on commence à descendre la côte…

on peut s’en désoler, regarder par en avant et déprimer de vieillir, ou encore apprécier le chemin parcouru et, maintenant riche d’un bon bagage d’expérience, entreprendre cette deuxième moitié avec entrain et enthousiasme… les fruits sont mûrs… on peut s’en désoler ou apprécier la ride, car ça commence à descendre et ça va aller vite… de plus en plus vite…

youyou ! les cheveux dans le vent et les bras grand ouverts…

alors youpi ! c’est l’été qui commence, plus de temps à perdre… il faut vivre maintenant, totalement, absolument, éperdument… car le temps file et il viendra bien assez vite le temps de se plaindre de l’hiver… maintenant l’été, le jardin de roses c’est now ! fleurs et épines compris…

l’annonce de l’hiver à venir en ce jour le plus long de l’année est un peu comme la mort que l’on ne veut pas voir tout au long de sa vie… se préparer à mourir, y penser, y réfléchir n’a rien de morbide ni de déprimant… au contraire… la mort nous aide à vivre mieux, plus, maintenant… plutôt que d’éviter d’y penser, que la nier, utilisons-là pour ne pas procrastiner, pour ne pas remettre à plus tard ce que l’on veut faire maintenant…

comme un fond noir sur lequel on peut projeter notre lumière… car pas de soleil sans ombre… qu’une perspective…

10156017_10203388633089070_2862810210965878368_ncar on ne sait rien du temps qui reste à venir… buvons le verre d’eau maintenant et faisons confiance qu’il se remplira de nouveau… à moitié ou tout à fait, ou goutte à goutte, et coûte que coûte…

en ce début de retour de cycle vers l’autre moitié de l’année, célébrons le soleil pendant qu’il y est… au zénith du ciel, au zénith de notre vie… célébrons la vie pendant qu’elle brille, apprécions this little light of oursshinning high and bright… profitons de la vie qui s’offre à nous aujourd’hui, grande ouverte et toute juteuse… parfaitement, ultimement, telle quelle est en ce sommet de l’année…

car on ne sait pas ce qui s’en vient… le meilleur et le pire sont possibles.. espérons le mieux mais préparons-nous au pire qu’ils disaient… pas fou, ça couvre toutes les possibilités… tout est possible…

alors on y va… mais lentement quand même, wo les moteurs… c’est la journée la plus lente de l’année… le reste viendra bien assez vite… en son temps, parfaitement ainsi…

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Ah ces braves gens, tous pleins de leur zèle et de leur santé, ils me donnent toujours l’impression de têtards optimistes qui, serrés dans une mare, agitent gaiement leur queue au soleil dans l’eau la moins profonde qui soit et qui ne soupçonnent pas que dès demain la mare sera sèche
.  – C.G. Jung via Ricardo, l’homme de Bahia

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vision à deux faces

albertoles fous mots /// ••• \\\ nommebeur touèlve

il y  a toujours au moins deux façons de voir les choses… au moins… en réalité, il y a en a toujours au moins une multitude presque infinie…

au moins une par personne, multipliée par le nombre de personnes sur terre, mais même en chaque personne, la perspective change constamment… selon notre disposition intérieure, selon l’émotion du moment, selon la réaction que l’extérieur provoque en nous…

on ne voit hors de nous que ce que notre coeur perçoit dans le moment…

1619511_677338552323293_191728512_noui papa…

donc le monde c’est principalement nous, et nous sommes le monde… right le monde ?

tout ce que l’on voit varie tout le temps, comme si on portait un filtre dans notre coeur, comme si nos lunettes changeaient de perspective constamment selon le couleur de notre coeur… aujourd’hui je vois la vie avec les yeux du coeur disait notre Gerry national…

en ce sens, l’expression «visage à deux faces» réfère autant à celui ou celle qui regarde qu’à celui ou celle ou ce qui est regardé… mais si certaines personnes ont des visages à deux faces, certaines n’en ont pas du tout…

10356361_265014170353597_6311093960215664582_nce qui les porte à se prendre en mains… même ce qui n’est pas…

voilà chers lecteurs/trices, petite chronique courte, inutile, légère, un peu nounoune même ce matin, en fait pas chronique du tout cette chronique…

mais OK parce que c’est la veille de l’été, parce que juin a basculé dans la vingtaine, parce que c’est la dernière journée du printemps et de l’école et parce que j’ai un lancement et un show à préparer moi là là…

et je vous dis que la musique va être bonne car…

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has been le présent

10363362_10152201358524150_6728079784873146759_nles fous mots /// ••• \\\ numbheur iiiiii lève une

traduction :  même le présent fait désormais parti du passé… – Byron Katie

tout à fait en accord avec ce constat de madame Katie… justement, il y a quelques jours je me faisais la réflexion que le moment présent est overated… oui, surévalué, gonflé dans sa valeur…

en fait le moment présent n’existe pas… qu’un trou dans les nuages, qu’une escapade entre deux pensées, qu’un intermède, un gap entre deux respirations… une irréalité de plus entre deux illusions… un zap entre deux zip…

qu’un concept à la mode que celui de moment présent… vivre le moment présent ? mon oeil, il est déjà passé… montrez-moi un seul moment présent… présentez-moi en un et je vous le transformerai immédiatement en moment passé…

comme la mode du moment, comme le yoga, le lâcher prise et les cupcakes… tout cela passe, tout ça passera… et reviendra… pas vicieux du tout le cercle, que curieux, circulaire et sans fin…

en effet, ce moment qu’on dit présent n’est jamais vraiment présent, il n’est que du vent, que de l’air… dès qu’on le réalise, il est parti, oush ! disparu… fini,,, basta… prochain moment… and on and on and on…

ce moment qu’on dit présent est déjà terminé après le t qui le conclut… il n’y a qu’un espace entre la dernière respiration et la prochaine qui n’est pas encore arrivée..  et déjà elle est partie, passée, history... na na na good bye…

dès qu’on dit présent, le présent est déjà passé… toujours en retard le cadeau… toujours à venir… et toujours prêts à être dépassé et passé date… toujours un entre deux cadeaux le présent… ho ho ho, joyeux moment les enfants…

on se gargarise de moment présent à tour de gorge quand dans le fond il nous glisse entre les doigts comme du sable émouvant, comme le moment nous glisse entre les doigts, comme de l’eau ou de l’air qu’on tenterait de retenir dans nos mains comme le miel de la lune du coeur qu’on voudrait faire durer pour toujours…

mais tout passe et coule et glisse, constamment, fluidement, inévitablement… le moment n’est présent que le temps éphémère entre une inspiration et l’expiration qui suivra… et suivra, et suivra…

un dicton qui dit qu’on ne peut sauter dans la même rivière deux fois… car elle change constamment, fluidement, inévitablement… tout coule dans et sur la vie, toute cool la vie Osho avait même poussé ce concept encore plus loin en affirmant qu’on ne peut même pas sauter dans la même rivière une seule fois car la rivière qui était quand on a décidé de sauter n’est déjà plus la même lorsqu’on saute… vite le gourou hein ? la rivière aussi… et le moment présent…

décidément, le moment présent n’est que de l’air, qu’une illusion, qu’une petite vite qu’on a pas vu passé… zoup zoup zoup… comme la vie, qui est une infinité de moments présents qui ne sont que passés, décomposés, antérieurs, plus que parfaits… mais disparus dans les limbes du temps…

nous sommes aujourd’hui où nos pensées nous ont mené et nous serons demain où nos pensées nous mèneront… ici… ou là… ou ailleurs… ou nulle part…

10460282_10152554953618628_124807337966582764_npensons-y… ou pas… et soyons ici, maintenant, et ailleurs en même temps… oups déjà passé… qu’un maintenant has been, qu’un éphémère now à la retraite et passé date…  constamment, fluidement, inévitablement…

j’écris ces mots maintenant mais quand vous les lirez, votre maintenant sera mon passé… alors le moment présent de quelqu’un n’est que le moment passé d’un ou une autre… j’écris ces mots maintenant pour que vous les lisiez plus tard… et ce plus tard à moi maintenant sera un moment présent pour vous qui deviendra passé, commes tous les moments présents… qui se réfugient tous et toujours dans ce moment, qui n’est ni passé, ni présent, ni à venir…

qu’un même grand et interminable moment le temps…

522864_287485351361847_526951360_nsans coupure, sans séparation… qu’un long souffle interrompu… qu’un concept, qu’une balloune qui flotte dans l’immensité de notre imagination…

vivre totalement chaque moment qui passe, tenter d’en squeezer tout le jus pendant qu’il passe… comme des bulles de savon qu’attrapent les enfants… justement la beauté de l’existence est dans cette intemporalité, dans leur éphéméritude… dans notre incapacité de saisir le temps qui passe et passe et passe… 

alors vivre comme si on allait mourir demain et apprendre comme si on vivait pour l’éternité…
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le moment présent c’est comme demain qui n’arrivera jamais car toujours maintenant demain quand il se manifeste… demain n’est qu’un autre aujourd’hui qui glissera vers un hier ailleurs…

ce demain qui ne serait qu’un endroit mystique ou 99 % de la productivité humaine, les motivations et les réalisations sont entreposés… parfois noir,

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parfois blanc…

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vous croyez réellement à la réalité du moment présent ? réfléchissez à celle-ci : si un être vivant dans une galaxie à 65 millions d’années-lumière de la terre nous regarde grâce à un télescope en ce moment même, en fait il observe des dinosaures

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alors que ce moment… mais pas présent du tout… que ce moment à venir, présent, passé…

10177896_768068046559626_4303334123479761387_nquand tous les points se rejoignent…

en attendant qu’ils se séparent de nouveau, et qu’ils forment une autre représentation de cette grande manifestation de ce mystère illusoire que nous tentons de saisir mais qui s’échappe inexorablement, inévitablement, intemporellement…

à tout de suite… à maintenant… à hier… à plus tard… à ici et ailleurs… à toujours et à tout jamais…