Archives de l’auteur : atisupino

ici ? ben tannant

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les dernières chroniques – 18/10/18

gros temps dans l’actualité ces jours-ci…

et comme j’enseigne en toxicomanie, et que le travail de session de mes ouailles porte sur le pot, je dois rester informé car mes étudiant(e)s doivent suivre l’actualité du dossier légalisation, tout comme moi mais hier j’ai fait une overdose de consommation… de nouvelles… ou de dites nouvelles…

le pot bien sûr hier… mais déjà la CAQ… les signes religieux qui en font encore jaser certains… les musulmans qui demeurent une obsession pour d’autres… le climat qui inquiète – avec raison il me semble… l’Arabie saoudite… et le reste du plat de poutine planétaire… et on ne parle même pas du gros Voldemort roux down south

mais à-travers ce fil de – mauvaises – nouvelles, ce que je remarque, c’est que plus ça change plus c’est pareil… les noms changent, les pays aussi, les divers événements font place à d’autres, mais au fond, c’est toujours la peur qui fait tourner le monde… et qui probablement fait vendre des armes et du pétrole, LA business du monde…

la peur, ou son pendant, la haine…

et le renforcement de la démonisation de ce qui est différent de soi…

j’ai commencé à unfriender quelques personnes qui postent des messages de peur – peur des musulmans surtout – car impossible de discuter avec quelqu’un qui a peur… la peur rend aveugle… et incapable de voir le large picture… impossible de considérer la situation sous tous les angles quand on se sent menacé(e)s…

une faille d’insécurité et la peur s’insère, sans fin… jusqu’à la fin du monde… car pas de limite à a peur… la peur va jusqu’au bout de soi…

juste pas envie d’avoir in my face des idées et des mots qui ratatinent l’esprit, des concepts qui nous éloignent des autres… des vagues news qui, dans la plupart des cas, qui ne reposent sur rien d’autre que la peur, la menace qui pèse sur nous éventuellement et l’insécurité…

car oui peut-être que nous, les humain(e)s, l’humanité, sommes dans une situation critique environnementalement parlant, en train de scrapper la terre sur laquelle on vit, mais pas envie de faire porter mon regard en plus sur la peur de l’autre et sur nos différences… pas envie d’encourager la petitesse humaine… pas envie de découper l’humanité entre moi, nous et les autres…

j’ai plusieurs ami(e)s et connaissances au Brésil et je vois cette même division frapper en ce moment, ce scindage d’opinion actuellement en deux groupes qui pourtant partagent de nombreuses valeurs spirituelles et humaines communes..

mais dès qu’il est question de politique, ça commence à fuckailler… l’humanité se scinde en deux, moi/nous et les autres… les bons et les mauvais, les pour et les contre, les blancs et les noirs, les de gauche et les de droite

ci ou ça… pourtant, la vie est ci et ça… et rien de tout cela si on ose voir les choses autrement…

pourtant, ici maintenant, so far so good non ? ici, juste là… pour nous en tous cas gras durs et privilégié(e)s du monde moderne…

bien sûr, on peut s’inquiéter et être préoccupé(e)s à-propos de l’avenir si on veut, mais nous ne sommes que maintenant, nous ne serons toujours que maintenant… et maintenant ne peut être que ce qu’il est…

même chose pour ici… même si les deux concepts peuvent se préparer dès mantenant, à partir d’ici…

mais on dirait que c’est plus thrillant – ou connu ? – d’avoir peur pour plus tard… blame it on later alligatorsoon soon baboon l’apocalypse… or only in a little while crocodile

mais right now, business as usual…

on dirait que le monde aime se faire des peurs avec l’avenir de l’humanité, en ayant peur pour l’avenir de nos enfants quand, au fond, il me semble que c’est notre seul et propre avenir à nous-mêmes qui nous fait faire dans nos froques…

en commençant par notre propre mort… qui me semble la mère de toutes les peurs…

mais maintenant on est full vivant(e)s vous et moi, alors vivons bon sang… vivons totalement, prenons des risques, aimons, faisons le bien, donnons, partageons…

pendant que c’est ici, pendant que ça passe et que ça se passe…

OK d’avoir peur aussi, si ça vous dit, mais moi je n’ai pas envie de laisser cette peur me garder petit et méfiant de tout ce qui bouge, de tout ce qui vient ébranler mes prétendues certitudes… envie de couler avec le flot humain qui coule dans mes veines et de voir ce que je peux apporter au monde, à mon humble mesure…

car la fin du monde – de la peur-  est proche, toute proche… la fin est en vue…

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suffit de plonger notre regard en soi, là où se trouve la source…

je vous salue Marie

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les dernières chroniques – 17/10/18

déjà en surdose d’histoires de peur moi là là… pendant que la nature crie famine, nous on est accros à la simple gestion sociale d’une simple plante… qui est déjà consommée avec relativement peu de problèmes par une bonne proportion de la population depuis des années… et des siècles… des millénaires même…

le fédéral qui ouvre un nouveau marché, les provinces pognées avec sa gestion sans vraiment le vouloir, tandis que de nombreuses villes (et propriétaires) en interdisent toute consommation sur leur territoire…

et en parallèle, quelques déjà riches investisseurs fiscalement paradiasiaques (dont d’ex chefs de police qui ont fait carrière en arrêtant les méchants poteux d’antan ou des politiciens nouvellement convertis au cannapitalisme qui salivent et investissent en grandpendant que le crime organisé baisse ses prix contre les SAQ à pot qui ouvrent aujourd’hui ici alors que c’est le privé qui s’occupera des affaires ailleurs… et que les psys nous ressortent leurs histoires de peur…

bienvenue dans un nouveau mad trip

alors plutôt que d’en rajouter, je vous en passe un (excellent) papier…

https://www.ledevoir.com/societe/539158/histoire-la-prohibition-en-question?utm_source=infolettre-2018-10-17&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

et on verra si…

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riencertitude

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les dernières chroniques – 16/10/18

alors êtes-vous aussi intelligent(e) que moi vous aussi ?

car full doute je suis… sur tout et même sur rien… depuis tout petit, je doute de tout, même de ma propre existence…

alors quant à penser savoir quelque chose de certain sur quoi que ce soit, on repassera…

mais ce que j’observe, c’est que nous ne sommes pas tous ni toutes capables de soutenir le doute…

car plusieurs – et ça semble être ceux qui crient le plus haut et fort, le gros orangé en chef dans tous ses états en premier lieu – semblent penser savoir…

alors on les laisse se réconforter dans leurs prétendus certitudes ?

et nous on continue à douter OK ?

car tellement plus confortable même si indisposant… et si pas facile pour vous, vous allez voir on s’habitue…

sioux sur l’avenue du doute… si elle existe… peut-être que si peut-être que pas ?

______

la vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s’est brisé… chacun(e) en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s’y trouve… – Rûmi

similigalisation

44054655_10157119919649903_3554960253558718464_n.jpgles dernières chroniques – 15/10/18

dans quelques jours, l’histoire s’écrira… mais pas nécessairement pour le mieux… je me retenais de parler de cet enjeu qui est parti sur une Scheer depuis un bon moment (jeu de mots voulu) en cette ère de grande Harpeur (celui-ci aussi)…

le marché du cannabis va devenir légal mercredi au Canada… d’un trou d’eau à l’autre, de père en fils… (ici aussi)

l’affaire a été montée en grosse business… excellent modèle d’affaires… pour quelques gros joueurs sûrement un peu amis des décideurs et grands amis du party qui ont dû bien joué du coude pour prendre les grandes parts de marché… enfin de l’énergie verte et renouvelable me direz-vous…

pourtant, malgré la prétendue libéralisation à venir, on dirait que la prohibition s’est sournoisement disséminée un peu partout… on ne sort pas une gang d’avocats d’un (en)jeu aussi payant aussi facilement…

la panique est pognée au peu partout au pays, en particulier ici au Québec avec la CAQ qui va faire passer l’âge de 18 à 21 ans permis (les Hells vous remercient Mr Legault) pour aller magasiner à la SAQ du pot (on sera les plus sévères au pays en plusieurs domaines, âge interdiction de culture, etc…), où il sera interdit de se s’en faire pousser un plant ou deux (mais comment on va les découvrir me direz-vous ?), et où il sera interdit de fumer à peu près partout malgré le fait que ça sera légal au fédéral… à part chez-vous si vous êtes propriétaire, et encore là, il ne faut pas habiter un condo où la majorité des autres copropriétaires ne le veulent pas…

j’enseigne à l’université en toxicomanie et le travail de session de mes étudiant(e)s consiste justement à suivre la mise en place de cette légalisation… similie légalisation… cette légalisation qui n’est pas encore en vigueur mais qui déjà suscite peur et panique un peu partout… au moins, ça va donner un break aux gens des religions autres que catholique pour quelques semaines… le pot est la nouvelle menace du moment… malgré des taux de consommation supérieurs à 10-15 %…

parmi les abberations, certains policiers ne pourront jamais en fumer afin d’être toujours aptes au travail, d’autres pas moins de 28 jours avant leur shift… certains poteux doivent rire dans leur barbe… la police policée…

certains dirigeants d’entreprises sont persuadés que dès mercredi matin, leurs employés vont arriver au travail gelés comme des balles… déjà les psys sont sur un pied d’alerte…

définitivement, ce dossier qui semblait vouloir amener un certain lousse envers les adeptes de la verte Marie s’est en fait transformer en nouvelle terre sainte pour les avocats… de la prohibition, nous passerons aux prohibitions…

car certains avocats sont déjà prêts à contester la validité légale des mécanismes de détection pour identifier les futurs poteux aux volant, comme s’il n’y en avait pas déjà… car le pot stick longtemps dans le gras.. d’autres s’arment déjà pour défendre les policiers et autres employés à qui ont veut interdire d’en griller un sur leur temps libre…

il parait même que les employés de la SAQ du pot sont formés pour en vendre mais en informant les client(e)s que c’est un produit dangereux… définitivement pas la SAQ avec ses cartes privilèges et ses cartes inspire… drôle de dénomination pour les proprios des SAQ à pot

même les urgences – et les psychiatres – se préparent au pire avec les armées de futurs jeunes psychotiques qui viendront envahir leur territoire déjà surchargés… comme si les lois allaient empêcher les jeunes de consommer…

tout cela comme si l’herbe de Marie n’était pas déjà fumée par des millions de personnes au pays, les jeunes entre 15 et 25 ans en particulier, mais pas seulement… même nous vieilles têtes de pot (potheads) sommes au post depuis longtemps…

personnellement, si vous voulez savoir, si ça n’avait été que de moi, qui ai ait ma thèse de doc sur cet enjeu, et antiprohibitionniste vendu et favorable en général à toute ouverture envers la transparence et à un recours moindre à toute criminalisation, sans oublier un consommateur occasionnel de cannabis depuis plus de 45 ans (eh oui j’ai consommé avant que mon cerveau lent de tête en l’air ne soit complètement développé, vous savez maintenant d’où ça vient ;-), j’aurais simplement légalisé comme ils l’on fait au Vermont…

là-bas, dans les vertes montagnes au pays de Bernie, on a légalisé – quoi qu’en réalité on pourrait dire que c’est davantage une décriminalisation – sans ouvrir de SAQ à pot, ni sans permettre aux quelques ptits amis du gouvernement aux resources suffisantes (et de sources fiscalement paradisiaques à ce que l’on dit) de faire des milliards…

au Vermont, ceux et celles qui veulent fumer doivent s’en faire pousser eux-mêmes… joint final… la loi, qui est entrée en vigueur le 1er juillet dernier, permet aux adultes de 21 ans et plus de posséder 28 grammes de cannabis ainsi que quatre jeunes plants et deux plants matures… sans plus… pas spectaculaire ni très payante pour quiconque mais plus simple et moins capitalisante…

tandis qu’ici, au nord du Vermont, c’est le branle-bas de combat et tout le monde est sur le pied de guerre en attendant l’apocalypse cannabinique dès mercredi à minuit…

mais on n’efface pas 95 ans de prohibition et de discours de peurs reliés à une certaine substance en criant pétard… ça devrait se faire, mais avec le temps…

alors on se slack les joints durs…

contrairement au Mexique, pas de plan de mur entre le Canada et le pays du gros Donald, qu’un gros écran de fumée…

la queue dans l’oeil

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les dernières chroniques – 14/10/18

traduction : j’ai passé 5 minutes à regarder mon chien courir après sa queue en me disant à moi-même comment les chiens pouvaient se divertir eux-mêmes si facilement… et tout à coup, j’ai réalisé que je venais de passer 5 minutes à regarder mon chien courir après sa queue

sous des allures un peu nounounes, cette citation en dit beaucoup sur nous, humain(e)s… en fait elle dit tout sur nos rapports sociaux…

c’est l’histoire de la poutre dans nos ptits quenoeils versus la paille dans ceux de nos frères et soeurs…

vieille histoire biblique d’autant plus actuelle de nos jours avec les réseaux asociaux qui nous offrent une infinitude de défilement de pailles à zyeuter…

même chose avec les glands médias qui nous présentent toutes sortes de clowns aux cheveux jaunes oranges qui nous font regarder ailleurs dans ce grand jeu cirquesque dont nous sommes tous et toutes partys prenantes

greyés d’yeux qui regardent en dehors de soi, il nous est toujours plus facile de regarder et de voir ailleurs… chez autrui… out there

pourtant, c’est avec notre propre queue que l’on joue le plus… et nous sommes autant le chien, la queue que le/la maître(sse) qui regarde…

bon film…

wouf wouf…

car au fond

43299312_2056427654409295_301961605640355840_n.jpgcombien de film d’aventures pour compenser ce manque d’aventure dans nos vies ? combien de film de super héros pour combler cette expression atrophiée de grandeur en soi ? quelle quantité de pornographie pour combler notre besoin d’intimité ? quelle somme de divertissement est requise pour remplacer notre capacité de jouer ?

fake views

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les dernières chroniques – 13/10/18

ça bouge ou ça ne bouge ?

regardez bien…

parfois ça bouge, parfois pas…

ça n’a pas vraiment à voir avec l’extérieur, plus en nous que ça se passe…

comme la vie en général en fait…

comme les faits sociaux, comme l’évolution de l’humanité…

comme le grand cirque humain dans lequel on fait nos tours… de magie ou de passe-passe…

parfois ça semble s’améliorer, parfois on semble foncer droit vers un mur (de moins en moins épais) de glace…

parfois on voit le plastique envahir la terre et les mers,  et parfois on voit les machines inventées pour ramasser tout ce plastique…

parfois on semble virer solaire et éolien, parfois on retourne dans le charbon et le pétrole…

ainsi va la vie…

tout est devant et dans nos yeux et surtout dans ce qui interprète ce qu’ils voient…

moitié plein, moitié vide le verre ?

let’s drink to that…

hallucinante quand même la vie n’est-ce pas ?

or de question

42844656_10205181252288489_1997279261450305536_n.jpgles dernières chroniques – 12/10/18

à chaque vendredi matin, mon ami FBori sort ses questions… toujours des bonnes… de bien bonnes questions… de belles questions…

des questions en or qu’ultimement seul l’argentier du silence pourrait faire sonner mâtines et résonner musette…

peut-être qu’il les aiguise toute la semaine pour nous les sortir le vendredi, et probablement que certaines lui sautent au visage ou lui poppent en tête le vendredi matin même…

c’est devenu presqu’un rituel… comme le poisson du vendredi dans le pas tant si bon vieux temps que ça

et moi, à chaque vendredi que le bon Dieu m’accorde de voir et que moi je ricorde sans gloire, je lui shoote mes ptites réponses…

des ptites réponses parfois witty witty, parfois pas tant…

des réponses twistées à des questions tout aussi tordues… des réponses qui ne résoudent rien, au contraire, des réponses qui suscitent encore plus de questionnement, des réponses sans desseins à des questions pourtant réellement questionnantes…

alors ce matin, à mon tour de poser une petite question au Bori :

quelle sera ta question ce matin ?

mais sincèrement, peu importe ta question cette semaine mon cher Bori, la réponse ultime est l’amour… je précède ta question par une réponse, une seule réponse, la seule et unique et ultime réponse ; l’amour toujours l’amour…

pas l’amour romantique, ni l’amour égoïste… l’amour tout court…

cet amour tout court qui en dit long sur soi, cet amour que l’on apprend toujours mais qu’on ne connait jamais tout à fait car cet amour court toujours un peu plus vite que nous… cet amour nous meut, cet amour qui nous kicke au coeur… un amour starteur… toujours l’amour qui start us up…

et toi qui fait la musique, je suis pas mal certain que ton ultime réponse à la vie passe par là… par les mots, les notes et les croches, par la grâce, par la beauté…

je ne te connais pas encore musicalement mon cher Bori mais je me souviens que tu te cachais jadis derrière un paravent… quelle belle idée ce fut… on a cherché à te deviner pendant un bout d’temps… certains sortent du garde-robe, toi tu est revenu dans le vent…

même si je suis curieux et te découvrirai sûrement un jour, ou un soir, je sais que c’est par les mots et la musique  que tu dois tenter de répondre aux plus grandes questions de la vie, plus que par la bouche de tes canons en tous cas car pas de canon pour toi cher…

car la musique est amour…

et l’amour a réponse à tout…

alors chers lecteur/trices, parce que c’est vendredi, parce l’amour bouche through et qu’il/elle comble le coeur du monde et assouvit son âme, et parce que la musique est l’une des serviteuses ultimes de l’amour, je vous débloque mes humbles hymnes pour le week-end…

https://atisupino.hearnow.com/

ma réponse pré-fabriquée à une question du vendredi pas encore pondue… question même pas encore pondue et déjà ré..

et surtout, dites-le pas à tout le monde, chantez-leur 😉

Djisus crie dans le backstore

40035430_10216590368572583_1395240441300910080_nles dernières chroniques – 11/10/18

si vous suivez un peu ces chroniques et/ou celui qui les tape tape, vous savez que récemment, j’ai sorti un album de musique intitulé les Hymnes du Pays d’en Haut… c’est un jeu de mots bien entendu… car je ne parle pas que des Laurentides viande à chien…

sur cet album, il y a quelques hymnes dans lesquels je chante Jésus… à ma grande surprise… moi le premier.. eh oui, je reçois dorénavant des chants de Jésus en direct du Pays d’en Haut… ah ce sacré thé…

ces quelques mentions mélodiques de JC ne m’ont pas seulement surpris moi-même, ils ont aussi surpris quelques ami(e)s et connaissances… en laissant certain(e)s curieux/ses, d’autres pantois(es)… alors que d’autres encore n’en reviennent pas vraiment : ati qui a viré catho ! quelques-uns me l’ont mentionné, d’autres ne font que le pensermais je vous entends chers ami(e)s, car rappelez-vous, Jésus crie…

intéressant car si j’avais prononcé Khrishna ou Rama dans ces chants plutôt que JC, comme dans les mantras ou Bhajans si populaires auprès de plusieurs new agers, personne n’en aurait fait de cas…

mais Jésus ? aho my God !

réponse ou réaction ? telle est une bonne question…

alors quelques mots pour discourir un peu autour et là-dessus, et surtout en dessous car c’est surtout dans le backstore que JC vit en nous… Jésus y crie…

il y a une douzaine d’années, j’étais au Brésil dans une cérémonie d’ayahuasca où l’on chantait des hymnes dont certains mentionnaient le nom de JC… et à chaque mention du nom du seul et unique fils de Dieu de notre enfance, totale réaction corporelle et mentale en mon petit moi, full spinnage dans mes viscères, contraction physio et psycho logiques et un Non abyssal qui montait à chaque fois…

et à un moment donné, je me suis dit à moi-même – ou était-ce mon brodeur JC qui parlait en l’âme et conscience de ma brebis intérieure égarée ? 😉 – faut que j’aille fouiller là-dedans moi pour voir ce qui s’y cache car ça réagit trop fort dans mon backstore… et toute réaction aussi épidermique doit bien contenir un message important…

en tant qu’enfant des années 1960 et fils de la génération de la révolution tranquille, mon background catho est encore relativement frais même si moins à fleur de peau que celui des babyboomers un peu plus vieux que moi qui ont eux et elles été plus soumis aux diktats de l’église catholique… rébellion et flower power

malgré que je sois dans la queue de la génération des boomers, j’ai tout de même été servant de messe (quoi que je m’en confesse ici-bas mes bien chers frères et soeurs, j’ai déjà volé un peu d’argent de la quête pour financier ma collection de cartes de hockey, que dieu me pardonne… et avec votre esprit 😉

j’étais disciple d’Osho depuis belle lurette déjà, familier avec les diverses déités et maîtres spirituels de l’Orient, donc l’attrait pour le spirituel était déjà là en moi… mais je faisais plus dans l’exotique, dans le bouddhisme et l’hindouisme…

mais le ptit catho en moi était dérangé à la simple mention du nom de Jésus…

alors j’ai décidé d’aller de me mettre le nez gros là-dedans et d’aller voir ce qui se cachait autour de ce gros motton de réaction au sein de mon inconscient personnel, et collectif…

ce que je découvre depuis quelques années, c’est la conscience du Christ (Christ Consciousness)… je découvre que Jésus n’est pas du tout ce que l’église de notre enfance a tenté de nous faire croire… la qualité du Jésus que je découvre est le Bungee Jumper et le r’vivreur de temple, et non le gars qui va souffrir pour l’éternité en mon nom sur la croix pour les crimes que j’aurais pu commettre avant même de m’incarner…

d’ailleurs les livres récents sur la vie de Jésus par Daniel Meurois sont très précieux en ce sens… on y apprend que Jésus, autant que son père et sa mère d’ailleurs, étaient de grands mystiques, membres de quelques sectes secrètes, et que plusieurs des symboles Chrétiens sont hautement ésotériques… que JC aurait marché jusque dans les Himalayas… qu’il aurait même fait du tantra avec Marie-Madeleine…

que des histoires, mais des histoires très plausibles qui relativisent celles de notre enfance autour du fils en question… toute histoire n’est qu’histoires anyway…

Jésus, ainsi que Marie d’ailleurs, est l’un des plus puissant portail d’amour que le monde moderne ait porté… il est un avatar de lumière… il est un symbole de pur amour… populaires partout sur la belle verte, notamment chez plusieurs peuples autochtones…

il y a quelques années lorsqu’il est venu ici en visite, Jacques Mabit a prononcé ces paroles qui confirmaient ce besoin de check up de vérification interne de Jésus déjà entrepris en moi : on doit faire la paix avec la religion dans laquelle nous sommes né(e)s…

lui-même a d’ailleurs retrouvé la foi chrétienne dans une cérémonie d’ayahuasca chamanique au Pérou, foi qu’il avait perdue il y avait de nombreuses années… étrange détour…

un peu mon histoire aussi…

après les avoir rejeté instinctivement, je redécouvre avec plus de neutralité la valeur des enseignements de Jésus… la puissance de son amour… le précieux de la prière… méditeant depuis longtemps, je redécouvre la prière, cette qualité de centration lorsque je rassemble mes deux paumes et que j’invite la grâce à me visiter… je suis un prieur silencieux, un diseur de peu de mots… je prie la plupart du temps en silence…

je me rappelle juste now que j’habitais sur la rue Prieur enfant 😉

alors à mes ami(e)s qui s’inquiètent de ma ferveur à chanter Jésus, ne vous inquiétez pas… tout va bien… je n’ai rien à vendre alors pas besoin d’avoir peur… rien d’autre qu’un CD qui s’en vient 😉

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je vis encore sur terre, je ne suis pas brainwashé… quoi que, je sens ma tête un peu plus clean qu’avant… mon coeur un peu plus plein, mon âme un peu plus reliée…

j’ai tout simplement redécouvert la qualité d’amour véhiculé par la lignée spirituelle de JC… encore disciple d’Osho after all these years, je demeure curieux des messages de tous les maîtres et prophètes, curieux de voir les points communs propagés par tous les courant religieux et spirituels…

certains disent que le 3ème millénaire sera religieux ou ne sera pas… qu’on préfère utiliser le terme spirituel à celui de religieux, no trouble for me

anyway, dans les faits, même différence à mes yeux… je crois sincèrement que l’humain a besoin d’un sens de connexion, une soif de se sentir relié(e)s à plus grand que soi… quel que soit l’avatar…

que ça soit par Jésus, par Osho, par la nature ou par les extra terrestres, peu importe la source… je pense que l’humain doit sentir qu’il et elle fait partie de quelque chose de plus grand que soi, quelque soit la courroie vers ce système de reliance…

personnellement, j’aime chanter et danser avec diverses déités africaines de l’Umbanda, j’aime le zen et ses koans, j’aime les traditions et rituels des premières nations, et j’aime Jésus… l’un n’exclut rien d’autre…

en terminant, une des jokes préférées de mon enfance…

vous savez pourquoi il n’y a par de haut-parleurs au ciel ? parce que Jésus crie…

hi haaaaaaaaa !

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mais watch le mur mon JC…



quelques mots sur l’enfer..

L’enfer, c’est de toujours faire les choses en s’en foutant.

C’est de vivre en pensant à autre chose.

L’enfer, c’est de ne jamais être là, mais toujours un peu avant ou un peu après, à regretter quelque chose ou à en attendre une autre.


C’est de ne jamais écouter quand on vous parle, parce qu’on s’emmerde partout et qu’il n’y a pas de raison que ça s’arrête.


L’enfer, c’est la vie gâchée à attendre la vie, la pensée gâchée à penser autre chose.
– Pacôme Thiellement

Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus grave menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux...

– André Malraux

via mon chum Jean Gagliardi

et tiens, à vous qui vous êtes rendu(e)s jusqu’ici, une de mes chanson de Jésus… pas tant les mots qui punchent, feel the groove…

Vamos cantar meus irmaos
Vamos cantar minhas irmas

Santa Maria, Jesus-Cristo
Espirito Santo, Papai Divinal
Santa Maria, Jesus-Cristo
Espirito Santo, Mamae Universal

silencieuse intelligence

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les dernières chroniques – 10/10/18

traduction: tu arrêtes de vouloir expliquer ta position quand tu te rends compte que les gens ne peuvent comprendre qu’à partir de leur niveau de perception… – Jim Carrey

ces temps-ci, j’apprends à laisser aller…

j’apprends à arrêter de me battre, de me justifier, d’essayer et de vouloir avoir raison…

vieux pattern…

j’apprends à faire confiance à la vie, faire confiance que la vie saura montrer à chacune chacun les leçons qu’il et elle doit apprendre… moi le premier… avec patience…

j’apprends à laisser la vie passer lentement et sûrement… la laisser passer en moi, en nous, me et nous passer à-travers et au-travers… car la vie doit bien savoir… la vie sait bien…

ne pas – trop – interférer, accepter tout, surtout ce que je n’aime pas, ce que je ne veux pas… car là sûrement une grande leçon, de grandes leçons…

car si les autres ne peuvent comprendre qu’à partir de leur niveau de perception, c’est la même chose pour soi, pour chacun et chacune d’entre nous…

alors on ne peut que laisser le temps faire sa job, on ne peut que laisser le temps nous montrer, tout en demeurant ouvert(e) à voir, à apprendre…

recevoir la vie comme elle vient, sans tenter de la forcer ni la manipuler… ouvrir les mains, la laisser couler… dire oui… et continuer… à vivre… sans s’expliquer, sans chercher à se faire comprendre…

qu’à laisser émerger cette silencieuse intelligence qui sommeille en chacun chacune et en tout…


N’être rien, peu y parviennent.

On dit qu’ayant tout trouvé en lui, au plus blanc de la montagne de son cœur, aux neiges éternelles de son sang, ayant trouvé plus que tout, Ryokan est redescendu se mêler aux simples et aux perdus.

Il ne leur faisait pas la morale et ne leur parlait pas des dieux.

La silencieuse intelligence qu’il avait de la vie se communiquait à tous comme une guérison virale.

Un bruit de balançoire – Christian Bobin

capitulisme

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les dernières chroniques – 9/10/18

intéressante citation n’est-ce pas ?

surtout qu’elle s’avère si juste… en terme d’imagination du moins…

car en effet, nous pouvons plus facilement visualiser notre propre fin en tant qu’humanité qu’un changement de paradigme au niveau du fonctionnement financier et industriel de la société dans son ensemble…

une manifestation de cela ? ici, la semaine dernière, 1,5 million de personnes ont voté pour les fossiles idées de la CAQ qui est encore pro-forage à l’Île d’Anticosti alors que tout le monde dit que QS pense – trop – rose… et on ne parlera même pas des dirangeants voisins du sud…

nous sommes presque devenus fatalistes… nous avons quasiment capituler… eh oui, les plus pessimistes affirment qu’il est trop tard, qu’il n’y a plus rien à faire… d’ailleurs, le GIEC a de nouveau récemment sonné l’alarme… sonner les mâtines…

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1128506/environnement-dereglement-climatique-rapport-accablant-giec

on continue à planifier à long terme pendant qu’on dort au gaz et qu’on investit dans nos REER… bon chance…

mais…

car il y a un mais…

garder espoir dans les temps durs n’est pas seulement romantique, cela est fondé sur le fait que l’histoire de l’humanité nest pas qu’histoire de cruauté, mais aussi de compassion, de sacrifice, de courage et de bonté… ce que nous décidons de mettre de l’avant dans notre vie en ces temps complexes déterminera la suite… si nous ne voyons que le pire, cela détruira notre capacité de faire quoi que ce soit… par contre, si nous gardons en mémoire les divers événements dans lesquels les gens se sont comportés avec grâce – et il y en a tant – cela nous donne l’énergie pour bouger, ou du moins contribuer à la possibilité de faire avancer les choses dans une autre direction… et si nous agissons, peu importe l’ampleur de nos actions, nous n’avons pas à attendre après un grand avenir utopique… l’avenir n’est qu’une succession infinie et continue de moments présents, et vivre maintenant tel que nous pensons que les humains devraient vivre, en défiant tout ce qui semble mauvais autour de nous, est en soi une magnifique victoire… – Howard Zinn

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alors, chacune et chacun à notre petite et humble mesure, dans les limites de nos capacités, gardons espoir, gardons le cap vers le mieux, vers le possible, vers la lumière… pas d’autre choix si on veut que la vie continue de faire sens… si on veut que notre existence se tienne debout car pas plus facile de vivre à genoux que debout… moins confortable en tous cas…

et finalement tant qu’à être ici, soyons…

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one of a kind…


Ce qu’un Sans Roi doit faire, c’est tout faire pour que l’argent et la gloire n’ait plus pour lui aucune valeur.

Savoir qu’il vivra inconnu et mourra pauvre – mais tout faire pour que cette pauvreté soit la fenêtre vers des rapports plus justes, des relations plus belles, et cet anonymat la porte vers des combats plus intenses et des amours plus nobles.
Se battre, non pour s’enrichir à la place des chefs mais pour que ceux-ci ne détruisent pas davantage la nature, les animaux et les hommes dans leur projet infernal.

Se battre, non parce que nous voulons posséder ce monde illusoire mais parce que c’est la seule façon d’accéder à quelque chose qui ressemble à un destin.

Se battre, parce que ce combat est la seule chose qu’ils ne peuvent pas nous prendre ; c’est la seule chose qui ne puisse être négociée.

– Pacôme Thiellement, la victoire des Sans Roi, via Jean Gagliardi